‹ Manifeste de Alphonse Bernier dans la présente campagne électorale [microforme]Chapitre 4 sur 6 · UERRE ADOPTEES PAR LES DEUX PARTIS POLITIQUES · texte numérisé non relu

UERRE ADOPTEES PAR LES DEUX PARTIS POLITIQUES

les deux partis politiques, conservateur unanimement tous les i

ont été Jevés, des troupes | , €t jusqu'en Asie. |

De concert encore, ds impôts ont été imposés sur les industries, sur le commerce, sur les compagnies de toutes sortes, pour y percevoir les fonds nécessaires pour soutenir l'effort militaire canadien. -

Un jour même, il fut annoncé qu'il fallait 500,000 hommes de troupes canadiennes sur les champs de bataille; et personne au Parlement d'Ottawa n’éleva la voix pour dire que c'était t »

Mais le volontariat ayant, donné tout le rendement maximum qu’on pouvait en at , le gouvernement pour compléter l'effectif annoncé, décida d'appeler 100,000 hommes sous les armes ou autremeit pour le service militaire, par le moyen d’une conscription sélective. :

Sir W. Laurier hesita bien longtemps avant de se décider s’il approuverait cette mesure; finalement, il s’y opposa.

Il déclara cette mesure inopportune, et il déclara s’en tenir aux lois déjà existantes dans notre pays. *

là, le conflit s’accentua entre ne et

l'opposition; et les élections furent décidées.

Les deux lois du service militaire; lo. Celle de Laurier, 20. Celle du Gouvernement.

Les deux partis en Chambre, le Gouvernement avec Sir R. Borden, l’Opposition libérale avec Sir W. Laurier, pendant trois ans avaient donc de concert envoyé à l'Angleterre, et portant à son alliée, notre mère-patrie, tous les secours pos-

refondue en 1906 par le gouvernement libéral urier, ” ss au chapitre 41 des Statuts Refon-

Fsllait-il appliquer cette loi de Sir W. Laurier? On pouvait le faire. :

. devait-on en faire une nouvelle, en amendant

Il y avait à choisir entre la loi de Sir W. Laurier, ou faire nr nouvelle loi; le gouvernement décida d’en faire une nouvelle. |

Voyons d’abord ee que disait la loi militaire de Sir W.

‘Section 10: Tous les habitants mâles du Canada âgés “ de dix-huit ans et plus et de moins de soixante ans, non “ exemptés ni frappés d'incapacité par la loi, et sujets bri- “ tanniques, peuvent être appelés à servir dans la milice; “ dans le cas d’une levée en masse, le gouverneur-général ‘“ peut appeler au service toute la population mâle du “ Canada en état de porter les armes.”

La Section 12 divise cette population qui sera appelée, en 4 classes;

lo. La lère comprend les célibataires et les veufs sans enfants, de 18 à 30 ans:

20. La seconde, les célibataires et les veufs sans enfants de 30 à 45 ans; .

30. La troisième, les hommes riés ou les veufs avec enfants de 18 à 45 ans:

; 40. La quatrième, ces mêmes dernières personnes, de 45 à 60 ans. :

La Section 69 dit: ‘“ Le Gouverneur en Conseil peut “metire la milice, ou toute ie de Ia milice, en service ‘actif partout dans le C et en dehors du Canada, “pour la défense de ce dernier, en quelque temps que ce soit

à °% il parait à propos de le faire à raison de circonstances “ critiques.” |

jetres, le bres d - en “ les membres des no , les proft de Collèges et d ersité, les infirmes, le fils unique d’une veuve s’il est son seul soutien, les pilotes, les dont la doctrine religi s’oppose à ce qu'ils t les armes.

Fsen e les exemptions. +

tte loi rigoureuse, qui appe

18 à 60 ans, c’est la ie ipti

pes été adoptée.

que dit-elle en

CONSCRIPTION SELECTIVE

Comme on le sait, le mot sélective vient de sélection, qui veut dire: choisir, faire un choix.

La loi militaire du &ouvernement Borden, a pris la loi de Sir W. Laurier, et l’a amendée; elle a enlevé de sa conscription... .tout c& qui pouvait désorganiser l’économie agricole, industrielle, commerciale et domestique.

Au lieu d’appeler toute la pulation mâle du Canada, elle a choisi, elle a fait une sélection de ceux qui seraient appelés. *

Au lieu de procéder d’abord, pour glober toute

déjà beaucoup.

: is, procédant à ia sélection ou au choix des recrues, elle exempte Presque toute la population mâle du Canada!!!

Et c’est cette loi qu’on appelle t la Conscription ? C'est cette loi qu’on assimile faussement aux lois de conscription des pays d'Europe ?

C’est cette loi, que les organes nationalistes, et que les candidats libéraux N'a ne nl au peuple comme une loi d’enrôlement à la ?

C’est cette loi, dont ces organes veulent faire un épouvantail terrible, et au sujet de laquelle ils sèment dans la population la crainte, l’effarement et la terreur ?

ns done un peu toutes les exemptions de la nouvelle loi.

Tant par la lettre de la loi elle-même, que par des ordres en conseils et par des instructions explicatives adressés aux tribunaux d’exemption et aux représentants militaires, on exempte: ,

ous ceux occupés aux travaux de la terre, tous les cultivateurs; Tous rer des chemins de fer; Tous ceux employés dans les industries, et dont le départ nuirait à leur bon fonctionnement ;

Tous ceux employés dans le commerce, et dont le départ affecterait les ‘vers établissements de commerce. -

Tous les employés des administrations provinciales ou municipales, et dont le départ causerait quelque perturbation dans ces administrations;

Tous ceux, et ceci est bien remarquable, dont le départ affecterait la vie domestique de leurs familles, quant au soutien du père, de la mère, et de la famille en général;

Tous ceux qui font des études dans les collèges classiques, dans les écoles techniques, etc. :

Tous ceux dont la prés-nce est requise comme professeurs dans ces collèges, etc. ; £

Tous ceux qui sont n mbres du clergé ete. ète., etc.

Si au point de vue nationale, et de l’économie agricole,

industrielle, commerciale, ou domestique, le départ de quelqu'un causerait un préjudice, il est exemptél!!! " N'est-ce pas ainsi, que jusqu’à ce jour, les tribunaux d’exemptions, présidés par des personnes instruites, choisies par les deux partis politiques, ont interprété la loi. les ordres en Conseil, et les instructions départementales au sujet de la loi militaire Borden ?

ASE RL ET LA D res

, Québec, ces jours derniers, un journal libéral, le “Soleil, ”’ n'était-il pas forcé d'admettre que sur huit cents

Mais, op il y a des tribunaux d’ap, NE ils renverse-

abord, l'appel de par la loi, ne peut avoir lieu, que dans un délai fixe de huit jours. Com ien y en a-t-ileu a Lé. 38? un ou deux peut-être sur le millier d’exemptions accor-

De plus, les juges d'appel, doivent juger d’après les mêmes principes de la loi.

* encore, si tant de gens sont exemptés si er la balance des 50,000 hommes qu'il y a à ver ; Ah! il n’y a qu’à aller faire une visité aux théâtres de Vues animées, ou tous autres lieux d’amusements publics à Québec et dans les autres des villes, dans le jour! Vous y verrez là, combien il existe encore de jeunes gens désœuvrés, sans aucun amour du travail, qui partant ne sont nin ires, ni utiles à leurs familles!

N ; Po dE dt RAR pan MN POUR NE LE BA A te REA Re RES su Dtvutus: PE DT RES VERSO SEE CUS PU PETER dE TE PME ; y LT ri x LP nas 1 Heat rroevrehgs

bre horrrtnt demrtts

DRM ent | open HAE: | Cr

Done, ni la terre, ni l’industrie, ni le commerce, ni la vie domestique elle-même, n’auront à souffrir de la nouvelle

loi e

Aurait-on pu en dire autant de la loi militaire Laurier ?

Poser la question, c’est la résoudre.

ie chef béral disait Pr ns dimeus à

: “ J'essaierais encore par la persuasion ‘augmenter

mr RSS volontaire.”

Les efforts de Sir W. Laurier se seraient brisés devaut la campagne séparatiste du parti nationaliste.

Page 1