PROGRAMME DE L'OPPOSITION
L'opposition a posé comme principe fondamenta, que le commerce devrait être absolument libre entre le Canada et les Etats-Unis, parce que les deux peuples se trouvent exactement dans les mêmes conditions économiques ; qu'ils ont besoin des produits l'un de l’autre et que leur écha serait également avantageux. Dès la session de 1888, elle proposait la motion suivante : di fe
1888 mars, 14.—Proposé par sir Richard Oartwright:
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de commerce soit établie entre le Canada et les Etats-Unis, et qu'il est à propos que tous les objets manufacturés dans les deux pays ou qui en sont les produits naturels soient admis en franchise dans les ports des deux pays (à l'exception des objets soumis à un droit d’accise). Qu'il est ex- ‘pédient que la Puissance prenne des mesures, à une date rapprochée, en vue de s'assurer à quelles conditions des arrangements pourraient être pris avec les Etats-Unis pour établir un système de commerce complètement libre entre les deux pays.”
1889, 6 mars—M. Laurier propose : ‘‘ Que dans l'état actuel des affaires et vû la décision prise récemment par la chambre des représentants des Etats-Unis, il est expédient que des mesures soient prises pour s'assurer des termes et conditions auxquels des arrangements peuvent être effectnés avec les Etats-Unis dans le but d'obtenir une réciprocité commerciale complète et sans restriction avec les Etats-Unis.”
1889, 26 février--M. Laurier propose : ‘ Que vû que le Sénat des Etats-Unis a rejeté le traité de Washington de 1888 et qu'il existe malheureusement un manque d’entente regrettable entre le Canada et les Etats-Unis sur la question des pêcheries et du commerce, cette Chambre est d'opinion que des mesures devraient être prises bientôt par le gouvernement du Canada pour régler d'une manière satisfaisante les points en litige et assurer une liberté complète dans les relations commerciales des deux pays, et que dans les conventions à intervenir, pour attiindre cet objet, le Canada devrait être représenté direciement par un chargé d’affaires nommé par le gouvernesnent.
| " Que dans l'intervalle et en vue de favoriser le bon succès des négociations et de donner la preuve évidente du sincère désir du Canada de voir règner la bonne entente et d'écarter tous les sujets possibles de désaccord, cette Chambre est d'opinion que le modus vivendi proposé de la art du gouvernement britannique au gouvernement des tats-Unis relativement aux pêcheries, devrait être continué pendant la prochaine saison de pêche.” (Rejetée— J, A. L,, pages 147, 170 et 171.) ; | 1890, 6 mars—Sir Richard Cartwright propose : “ Que dans l'état actuel des affaires et en vue de l'action récem-
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Chacune de ces propositions a été, repoussée par le gouvernement et par la majorité des députés .qui l'appuyaient, comme étant contraire à l'intérêt du pays. ê c'est le même gouvernement qui se dit prêt à ouvrir des négociations avec les Etuts-Unis sur les bases suivantes que nous trouvons dans une dépêche de Lord Stanley, notre gouverneur général, au ministre des colonies ?
# Relativement à mon télégramme-du 10 courant, le Gouvernement désire proposer une commission conjointe, semblable à celle de 1871, avec pleins pouvoirs de préparer un traité en rapport ayec les sujets suivants :
‘“ 1, Renouvellement du traité de réciprocité de 1854 avec les modifications exigées par les circonstances des deux pays et avec les extensions que la commission jugera être dans l'intérêt du Canada et des Etats-Unis.
‘2, Reconsidération du traité de 1888 relatif aux pécheries de l'Atlantique, en vue d'assurer l’admission libre sur le marché améräain des produits des pêcheries canadiennes, en retour de facilités qui seront accordées aux péecheurs américains d'acheter de d'appât et des provisions et de transférer les cargaisons au Canada, ces avantages devant être accordés réciproquement.
8, La protection du maquereau et des autres pêchexies sur les côtes de l'Atlantique aussi bien que dans les eaux intérieures.
#4, L'adoucissement des lois des deux pays concernant le cabotage sur les côtes maritimes.
“5. L'adoucissement des lois concernant le cabotage des deux pays dans les eaux intérieures qui séparent le
+Canada des Etats-Unis.
“6. Le sauvetage mutuel des navires naufragés.
“#7, Le règlement des limites entre le Canada et l'Alaska..…. Le tout bien entendu, sujet à ratification.”
Il paraît évident qu’en dépit des apparences la position du gouvernement fédéral n’a pas changé .et qu'en proposant de renouveler le traité de 1854 avec certaines modifications, il reste dans les termes de l'amendement, proposé
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ment prise par la Chambre des représentants des Etats” |
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le 15 mars 1888 par l'honorable M. Foster, à la proposition ci-dessus de l'honorable Sir Richard Cartwright.
1888, 15 murs.—Propusé par M. Foster : ‘ Qu'à l'ave” air, comme par le passé, le Canada désire cultiver et étendre ses relations commerciales avec les Etats-Unis en
. autant quelles,ne viennent pas en conflit avec la
olitique de promotion des divers intérêts et industries de [A Puissance qui à été adoptée en 1879 et qui a reçu depuis, sr si haut degré la ratification et l'approbation du peu- P e.”
D'ailleurs, Sir John À. Macdonald n'a-t-il pas déclaré, il y a huit jours à peine, que sa politique était et resterait la protection ?
L'honorable M. Chapleau n’a-t-il pas dit au reporter du Star, aujourd'hui même : ÿ
# Voici la devise du gouvernement et de ses amis dans PR ‘ là présente élection : Permettrons-nous que nos indus- “ tries, qui ont pris un si merveilleux développement dans ‘ les douze dernières années, soient sacrifiées à nos puis- ‘ sants voisins ? Ce pays consentira-t-1l à discriminer con- ‘““tre la mère-patrie en favenr des Etats-Unis ? car “ c’est la plateforme qui s'impose aux libéraux, s'ils sont “ logiques avec eux-mêmes et avec leurs déclarations.”