AMERICAIN
Quant à la politique du gouvernement américain, elle d: est énoncée clairement dans le bill Butterworth, la résolu- F' tion Carlisle, et la dépêche de M. Blaine à l’hon. M. Baker. fr Voyons d’abord la teneur du bill Butterworth qui se a! lit comme:suit : tr 4 NEA PROJET DE LOI sn 7 # Pour étendre le commerce des Etats-Unis et pour as- m surer la réciprocité complète entre les Etats-Unis et la Do- et minion du Canada : te ‘ CoNSIDERANT que certaines discussions se sont éle- p: xées et sont encore pendantes entre le gouvernement des D
Etats-Unis et le gouvernemeut de la Confédération Canadienne, au sujet des relations commerciales; et b
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et la similitude des intérêts et des occupations des peuples qui les habitent, les Etats-Unis désirent faire disparaitre à l'avenir toutes les divergences d'opinion qui existent et les sujets de controverse, et encourager les relations de commerce et d’affaires entre les populations des deux pays, favoriser l'harmonie entre les deux gouvernements, et donner aux citoyens de chaque pays, la faculté de pouvoir commercer avec les citoyens de l’autre pays sans restrictions inutiles; en conséquence, qu'il soit décrété par le sénat et la chambre des représentants des Etats-Unis de l'Amérique, réunis en congrès, que dès que le gouvernement de la-Confédération du Canada permettra l'entrée en franchise dans la Confération canadienne de tous les articles de commerce, de quelque nature que ce soit, tant les produits du sol que des ecux des Etats-Unis, de tous les articles manufacturés, bétail de toutes sortes et ses produits, et de tous ls minéraux provenant des min:s des Etats-U nis, alors tous les articles fabriqués au Canada, et tous les produits du sol et des eaux, et tous les minéraux provenant des mines du Caaada, et tous les autres articles de toute espèce produits dans la dite Confédération du Canada seront admis en franchise dans tous les ports des E.- Unis; pourvu cependant que les dispositions de cette loi ne s'appliquent à aucun produit ou article sur lesquels ane taxe de revenu intérieur est imposée aux Etats-Unis,
“ Section 2.—Que lorsque le gouvernement du Canada certifiera au Président des Etats-Unis qu'en vertu de l'autorité de son parlement, il a autori-é l’admission en franchise dans les ports de la dite Dominion de tous les artieles de commerce provenant de la culture, de l'industrie et les produits en général des Etats-Unis, le Président Jancera une proclamation à cet effet, et proclamera en même temps que toutès les récoltes, produits ou objets manufacturés de la dite Dominiun du Canada seront admis en franchise dans les ports des Etats-Unis, aussi longtemps que la dite Dominion du Canada admettra les dits produits des Etats-Unis en franchise dans les ports de la Dominion.”
M. Butterworth représente les opinions du parti républicain qui est encore au pouvoir pour deux ans à dater du 4 mars prochain. Voici maintenant ce qu’en pensent les démocrates qui contrôleront la Chambre y à Représentants après le 4 mars prochain,
C'est M. Carlisle, ‘ancien président de la Chambre et le chef autorisé du parti démocrate, qui a déposé une pro-position demandant la nomination d'une commission conjointe, “ laquelle prendra eu considération toutes les qües- “tions affectant les relations ccmmerciales des deux pays “en vertu des traités et des statuts existants, décidera et ‘ fera aux deux gouvernements respectivement telle légis- ‘lation réciproque qui sera de nature \à régler tous les “ différends et diflicultés entre les deux pays et qui, dans “ l'opinion de telle commission conjointe, sera de nature à promouvoir l'établissement prompt et wermanent d'une réci- “ procité commerciale illimitée entre les Etats-Unis et la Puis-
sance du Cunada.” L éme
Pour ce qui concerne l'administration actuelle, la dépêche suivante de M. Blaine à l'hon. M. Baker ne laisse aucun doute à cet égard. La position est celle des deux grands partis—républicain et démocrate. Voici comment se lit la dépêche en question : |
“ Je vous autorise à contredire les rumeurs qui circulent. Il n’y a aucune négociation de commencée en vue de conclure un traité de réciprocité avec le Canada et vous pouvez être certain qu'aucun projet de réciprocitémavec le Canada qui s'arrête aux produits naturels ne sera pris en considération par ce gouvernement. Nous ne savons rien de la venue de sir Charles Tupper à Washington.”
"Le dépêche de lord Stanley au ministre des colonies est du 13 décembre ; celle de M. Blaine du 29 janvier. Il y a huit Jours à peine, il n’y avait donc pas de négociations commencées ; aucune commission n'avait été nommée et l’on ignorait à Washington la venue de sir Charles Tupper, C’est donc une pure comédie que l’on essaie de monter pour tromper le pays, lui donner de fausses espérances, le bercer encore une fois d'illusions. D'ailleurs, il est évident que sir John ne peut nine veut d'une réciprocité commerciale avec les Etats-Unis qui interviendrait en quoi que ce soit avec son œuvre de 1879.