LES AUTRES INTÉRÊTS NATIONATX
Je n'ai parlé jusqu'ici qué de l’agri-ulture parce qu'elle est l'intérêt du plus grand nombre et le plus important. Mais il ne faut pas croire que c’est le seul qui profiterait de la réciprocité. Au. contraire tous en bénéficieraient. |
À la seule exception des animaux ét de leurs produits, nous expédions une beaucoup plus grande partie de notre production aux Etats-Unis qu'en Angleterre, comme le témoigne le tableau suivant de notre commerce avec ces
/äeux pays pendant l’année expirée le 50 juin 1889:
Etats-Unis Angleterre Produits des mines......$ 3,753.351 $ 422855
à des pêcheries. 2,839,980 1,249,998
*e À des forêts... 11,045,0238 10,197,529
/ : de l'agricult.. 9,125,707 3,674.055
4/7 ‘des manufact. 1,832,948 1,679,859
VA k divers... 123,278 53,995 À “ desanimaux & 7,137,006 16,227,060
cos 33,604,241 8,075,682
ee ee 4.
En ajoutant à ces chiffres la valeur des produits exportés aux Etats-Unis et non TAPPOTTÉS ss.
Nous arrivons à un total de ..4....../......889,519,940
C'est-à-dire: que nous vendons pour 6 millions de piastres de nos produits aux Etats Unis de plus que nous ne vendons à l'Angleterre, Qui peut prévoir l’exten-ion, le developpement que chacun de ces intérêts, qui affectent
toutes les parties du Canada, prendrait sous. l'opération .
d'un traité qui abaîtrait toute: les barrières ? En peu d’années, nous aurions regagné le térrain perdu depuis 18686, repris notre marche vers le progrès et developpé une prospérité qui n'aurait d'exemple que celle des Etats de l'ouest, Le Canada a fait des sacrifices qui ont été rendus stériles par la politique étroite du gouvernement canadien. Des centaines de millions ont été dépensés pour la construction du Pa Cifique, et cépendant, les Territoires du Nord- Ouest ne s nt ni peuplés ni cultivés : le creusement des canaux a cOûté 80 à 40 millions ; ils transportent moins ds farine et de blé qu’ils n’en transportaient il y a quinze
‘ans : l'Intercolonial a été construit au prix de 45 millions ;
il s'en faut d’un million par année qu'il paie ses frais d’exploitation, sans parler de l'intérêt sur le capital qu'il « coûté.
Ouvrons les avenues au commerce, rompons les barrières, laissons les affaires suivre leur cours naturel, soyons de notre temps et de notre continent, rmplaçons les utopies par la raison les rêves par la réalité, secondons les intentions de Ia Providence et notre Canada chéri marchera d'un pas ferme et rapide vers ses grandes destinées.