‹ Manifeste en faveur du monument Louis Hébert [microforme]Chapitre 8 sur 14 · NOBLE BUT DES EXPLORATEURS FRANÇAIS EN ACADIE · texte numérisé non relu

NOBLE BUT DES EXPLORATEURS FRANÇAIS EN ACADIE

M. de Poutrincourt se sentait des dispositions pour la vie de colon. Charmé, comme Louis Hébert, des beautés de l'Acadie et de la fertilité de son sol, il voulait s'y établir afin de donner naissance à une colonie prospère. Catholique fervent, il désirait travailler efficacement par ce moven à la conversion des indigènes.

Le nom de M. de Poutrincourt apparait l'un des premiers sur la longue liste de gentilshommes qui se dévouèrent en Amérique pour l'Eglise et la patrie.

Louis Hébert, M. de Champlain et M. de Poutrincourt, se firent volontiers les pionniers de l'agriculture en Acadie. Lescarbot, l'historien de ces voyages, nous les représente comme étant très ‘‘affectionnés pour le labourage de la terre”.

Plus loin le même historien nous dit que Louis Hébert parcourait les forêts, gravissait les collines et cherchait des plantes médicinaies. Les vignes sauvages qui croissaient en abondance attirèrent son attention.

Comme il n'y en avait pas à Port-Royal, il résolut d'en planter près du fort.

“Maître Louis Hébert, écrit Lescarbot, désireux d'habiter ce pays-là, en avait arraché une bonne quantité pour les planter à Port-Royal où iln'y en a point, quoi- € la terre y soit fort propre au vignoble. Ce qui, par une stupide oubliange, ne fut fait au grand déplaisir du dit sieur et de nous tous ”.

Comme on le voit, Messieurs, la vocation de notre premier colon canadien se fortifiait de jour en jour en compagnie de ces hommes courageux et si enthousiasmés de leurs premiers succès.

Les richesses et les beautés de l'Acadie avaient séduit Louis Hébert qui n'eut plus alors qu'un désir : celui de s'établir pour toujours sur des terres si fertiles. Ce bonheur ne lui était pas réservé cette fois. Pour des raisons particulières M. de Monts, qui était passé en France, ordonna à M. de Poutrincourt d'y retourner avec tous ses hommes. Ce fut une immense tristesse pour Louis Hébert. Le 3 septembre 1607, il s'embarqua pour la mèrepatrie, mais il gardait au cœur l'espérance de revoir le pays acadien.

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