‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 12 sur 74 · PESANTEUR SPECIFIQUE DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

PESANTEUR SPECIFIQUE DES LIQUIDES

que si le flacon avait été fermé ayec un bouchon plein , quoiqu'il s'évapore toujours un peu de fluide autour du goulot, cette evaporation cesse bientôt, parce que Tair ne peut entrer pour prendre la place du fluide , et le volume ne se trouve pas sensiblement diminué.

8 1 • On fait, pour prendre les pesanteurs spécifiques, des flacons de différentes dimensions , et qui tous sont accompagnés d'un poids qui représente ce que pèse le flacon rempli d'eau diétillée , la quantité d'eau néces- •fiaire ayant été d'avance déterminée , et marquée sur le vase lui-même. Il suffit pour prendre la pesanteur spécifique de tout autre liquide , d'en remplir le flacon, d'en déterminer le poids en observant de combien il est plus lourd ou plus léger que le poids livré aveC' l'instrument y et de diviser le poids du liquide par le poids de l'eau distillée. Il est nécessaire , dans ces sorte;» d'expériences, d'avoir égard à la température^ et, lorsqu'on le peut , il est mieux de les faire au même degré ; car sans cela il faudrait, pour rendre les résultats comparables^ faire par le calcul les corrections nécessaires , ce qui dans beaucoup de cas serait fort difficile. Par la même raison il faut éviter de toucher le flacon avec la main nue de peur de l'échauffer^ et d'affecter ainsi le volume du liquide qu'il contient: en introduisant le bouchon on a soin d'essuyer avec un linge le liquide qui déborde ; ce linge peut en même temps servir à prévenir le contact immédiat de la main; dans tous les cas, il faudra toujours, lorsqu'on aura besoin de manier le flacon, ne le toucher* que par le rebord du goulot.

82. Il est en outre nécessaire que le flacon ne contienne |>as autre chose que la substance que l'on veut: peser. Pour cela on lé rince soigneusement après cha^l

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que expérience , en emplqyant de Teau distillée pour lea deux ou trois derniers lavages , et lorsqu'on l'a bien séché il ne reste plus , pour procéder à une autre expé* rience^ qu'à y verser le liquide et à peser* Mais comme il serait incpmmode et inutile de sécher le flacon à chaque expérience , Ton peut, lorsqu'il s'agit de déterminer successivement la pesanteur spécifique de diffé^ rentes dissolutions , le laisser ^umide \ alprs si l'on pos-» sède une suffisante quantité de la substance qu'on veut peser , et qu'elle puisse se mélanger avec l'eau , c^niQ^iQ le ferait une eau minérale , de l'alcohol , ou toute autre solution aqueuse 9 il faut s'en servir pour rincer 1^ flacon deu:; ou trois fois avant de le re&plir pour 1^ peser. Si la substance est en petite quantité , qu'elle soit grasi^ j et ne se mélange pas avec l'^u y i\ (aut péce^ sairement laver le flacon pt le faire sécher,

83. Lorsqu'on achète ces ii^stri^mens cl^ez la fabri* cant I il f|Lut avoir soin de les vérifier avant de ^'^n servir* A cet effiet, il faut bien nettoyer et sécher I9 flacon içt le bduchon j et après les avoir mis ^ une tem* pérature de 15^ cent,, il £siut les peser. On remplit; alçrs avec ^oii^ ^ fl^qn d'eau pure à iS^^ et Va^^ crpissemei^t de poids , qui ri^présente }a poi4s d^ Vfai^ ajoutée, doit correspondre ay^ ce qui est mf^rqud sur le poids oq sur I9 boudbi^n i en un mot , le poids^ 4u û^cQfi et celui de l'eau, ajoutés, doiyen( balancer exactemept le pçj^ £»unii ai^ec Ip fl^son» Si 1^ fab^i^ caot construit ^e» io^triirn^ns pppr upe temp^i^tiir/e autare q[ue lô^, j^'est en vf4n qja'on s'attmd^aj^ À rwcontrer une correspondance ev^f^lfi av^ee les réwltaits. obtenus à 15^; mais il (m% qw l'ouvrier opère toujours à une température connue et constante, donl^ l'aobeteur doit é^e instruit ; Ji.âP sgnt pQur plusimi»

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raisons une température préférable à toute autre. 84. Les instructions que nous venons de donner pour la vérification d'un flacon fait exprès pour déterminer la pesanteur spécifique des liquides, peuvent aisément xoi^ttre tout le monde à môme de le remplacer au besoii^. U n'y a qu'à choisir un petit flaeon bien bouché, d'une capacité convenable, le nettoyer, le

sécher et le peser, puis s'assurer comme ci^dessus, de la quantité d'eau qu'il peut contenir. Le poids de cetie eau servira de diviseur pour le poids du liquide dont on le remplira , et le quotient sera la pesanteur spéci^uB de ce dernier.

96* Sflttvent de petites ampoules en verre ou boules creusées > soufflées au bout d'un tube en verre, ou' même de jpetites boules de thermomètre comme celles

représentées en marge, sont utiles' pour déterminer la pesanteur^spéeifique des liquides précieux, ^près avoir fait )a petite boul«/ comnie on le décrira phis loin, on la fare, et on y adapte uti £t de platine pour pouvoir |a manier; on la fait chauffer à la lampe à esprit de vin/ on la plonge dans le lîqmde eoti« tenu <lans te tube ; par le refroidis*sèment, il s'y en introduira une petite quantijté; on relire la boule, on la fait chauffer de nouveau, et on» là replonge ; il y entrera alors ui^e nouvelle portion de liqttMé. L'on répétera cette opération jusi^p'à ce qu'il ne^testî ^lus dans la boule quWe petite bUile d-air, q[ù'il âerft fadie de chasser ensuite en fàisajort chauffer lé grand' tube qui ôoûiient l'ampoule et le liquidé, ù^nxim le représente la gravure : le liquida se dilaterai

par l'action de la chaleur , et forcera Taîr à sortir; plongeant alors le bas du tube dans Teau froide pour abaisser la température, à mesure que l'air dilaté se dégage , le liquide entrera dans la petite boule ; et, en répétant deux ou trois fois ce procédé, c'est-à-dire en chauffant et faisant refroidir le grand tube , on parviendra à remplir exactement la boule.

86. Cette manière de remplir des boules est trèssouvent nécessaire dans le cours de certaines recherches , et entre autres dans les analyses de substances organiques. Il est donc nécessaire d'indiquei: une ou deux circonstances de l'opération qui exigent la plus grande attention. Lorsque la boule est pleine aux quatre cinquièmes, et qu'on cherche à la remplir ()ar l'applica ^ tion de la chaleur au tube qui la contient , il peut se faire que la bulle d'air ne sorte point de l'amposde, parce que le fluide qui y entre reste dans le haut du tube, retenu par l'attraction capillaire {^voyez la Jig, en marge) ^ et jressort ensuite lorsqu'on élève de nouveau la température. Dans ce cas, il est nécessaire , avant d'appliquer la chaleur, de laire changer de place à l'air et à cette portion de fluidd^ ce qui se fait aisément, en saisissant par la partie supérieure le tube qui renferme l'ampoulé et le liquide, et lui donnant une forte secousse; de cette manière , pAT l'effet de la force centrifuge, tout le fluide , excepté celui qui est contenu dans l'extrémité la plu^ étroite du col de l'ampoule descendra, et sera remplacé; par l'air; on chauffe alors le tube et l'ampoule p^r; chasser cet air , e( introduire de nouveau fluide ^ sur< lequel on opérera encore de la même manière ^i cela, est nécessaire. S'il y avait quelque iAconvénient à im.' primer à tout le tube une forte secous^ , on pp^ri^ait.çii

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retirer Tampoule, et en la tenant par le fil métallique ou même avec la main , Fagiter de la m^e manière , et parvenir au même résultat.

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