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Il se peut encore que le fluide soit volatil, et

susceptible de s'évaporer par cette élévation souvent répétée de la température; alors en chauffant le tube on le bouche avec Tinoex de la main gauche, en le tenant avec le pouce et le doigt de milieu {voy, Idfig* en marge); on le laisse refroidir sans ôter le doigt, et l'on s'oppose ainsi à toute évaporation«

88. Cette manière d'opérer exige un peu d'habitude pour que l'on puisse en retirer tout l'avantage possible ; l'on peut ainsi chauffer sans perte un liquide volatil, de l'éther, par exemple, jusqu'à ce que sa vapeur ait acquis la force de deux ou trois atmosphères , si toutefois le tube est assez fort pour soutenir cette pression; Quant à la portion d'air ordinaire contenue dans lé tube , on la laisse s'échapper ou on la retient suivant la nécessité (855). Cet air peut servir quelquefois à diminuer l'action de la chaleur sur les doigts, comme on pourra l'éprouver.

89. Revenons au liquide dont on a rempli l'ampoule : après avoir laissé refroidir celle-ci , on la retire en faisant égoutter l'extérieur autant que possible; on détache ensuite le fil métallique, on essuie bien la surface, puis on la pose sur un support de liège (58), et on la pèse. Comme on doit ensuite la remplir d'eau, il faut d'abord en faire sortir le liquide; et pour cela, replacer

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le fil mëlallique, renverser Tampoulè de manière que l'ouverture soit à l'entrée du tube où le fluide doit retourner, chauffer légèrement dans cette situation: il en sortira une partie du liquide, du liiéme le tout, s'il est volatil; sinon , en la laissant refroidir, il y "rentrera une bulle d'air, et une seconde ou troisième application de la chaleur en déplacera tout le liquide. On /y introduit alors un peu d'eau qu'on en fait sortir par le même procédé , ce que Ton répète deux ou trois fois afin de la nettoyer. On doit ensuite la remplir entièrement d*eau , et la peser comme la première fois, après le refroidissement : on connaît ainsi le poids de volumes égaux de fluide et d'eau distillée , et par conséquent l'on a facilement la pesanteur spécifique.

90. Malgré l'ordre que nous avons suivi dans la description de ce procédé, il vaut mieux en général, aAràs avoir pesé Tampoule, commencer par y introduire Veau , en prendre le poids , et ne s'occuper qu'en second lieu du li<j[uide , objet de l'expérience; car s'il arrive un accident en opérant avec l'eau , et que l'ampoule se brise, cela n'a aucune conséquence pour le fluide précieux sur lequel on doit opérer. D'ailleurs , il est toujours aisé de faire sortir de Tampoule l'eau qui a servi a la première partie de l'expérience, tandis qu'il n'est pas toujours aussi commode de chasser les dernières parties d'une substance qui peut être decomposable par la chaleur, ou insoluble dans l'eau. On peut vider l'ampoule de l'eau qu'elle contient; d'abord en en jetant la plus grande partie , comme nous l'avons décrit plus haut, ensuite en la faisant chauffer sur là flamme d'une lampe à l'esprit de vin , ou dans de l'air chaud, pour convertir en vapeur le reste de Thumidité ; on l'expose pendant quelque temps à la chaleur.

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ôa si cela avait des inconvëniens, on la ferait refroidir pour condenser la vapeur aqueuse et rentrer Tair. Exposée de nouveau à la chaleur , Veau condensée se volatilise 9 et une portion se trouve entraînée a rcxtéricur par Taîr qui s'échappe ; on la fait refroidir et chauffer de nouveau y et au bout de trois ou quatre opérations Tampoule est parfaitement sèche.

Pour abréger l'opération on fait refroidir d'abord la partie voisine de l'ouverture en la touchant arec un corps froid (1242), ce qui détermine la condensation de l'humidité sur ce point, puis en chauffant aussi cette partie la première ; dé cette manière l'air entraîne l'eau plus promptement ; mais on ne peut saisir et bien apprécier ces pcrfectionnemens que par la pratique. Toutes les fois qu'on expose l'ampoule à la chaleur dans des expériences relatives à la pesanteur spécifique, il faut avoir bien soin que cette chaleur ne soit pas asse2 forte pour amollir le verre , lorsque l'un des fluides a déjà été pesé, sans quoi la forme et la capacité du vase se trouveraient altérées, ce qui forcerait à recommencer l'opération I et rendrait inutile la peine qu'on aurait déjà prise.

91* On détermine souvent la pesanteur spécifique fi des liquides par l'aréortiètipe , instrument bien connu et d'une grande utilité , toutes les fois qu'on a besoin de résultats prompts qui n'exigent pas une eiitréme précision ; mais il faut des précautions extrêtfies pour en obtenir des indications constamment comparables. La tige de l'instrument qui coupé là surface du liquide est sujette à présenter les mêmes inconvéniens que le iil de susperisioft ^t^ Ton emploie dans la détermination' de la pésahtéut* spécifique dés

corps solides, inconvéniens qui sont même souvent plus gravesià cause de la plus grande dimension de la surface mouillée. Si la surface est difficilement mouillée par le liquide dans lequel flotte Tinstrument , on verra , après quelques essais, qu'il est aisé de le faire tenir stationnaire dans le même liquide à plusieurs hauteurs différentes , de manière à produire une variation de deux ou trois degrés et même davantage ; et lorsque la tige se mouille facilement ou qu'on a soin de l'hu- . mecter exprès , on peut encore produire les mêmes effets, non-seulement dans les fluides visqueux, mais même avec l'eau et les dissolutions aqueuses; de là beaucoup de sources d'erreurs dans les indications de l'instrument et contre lesquelles on doit se tenir en garde ; il faut tenir l'aréomètre parfaitement propre , essuyer avec soin toute substance grasse ou onctueuse résultant du contact des doigts. Lorsqu'on le met dans le fluide, il faut le laisser s'enfoncer graduelleilient jusqu'à ce qu'il s'arrête, et alors le pousser environ un pouce plus bas , ce qui lui donnera une force ascendante, et mouillera une partie de la tige; on frappe ensuite légèrement le vase contenant le fluide pour occasioner une légère vibration , puis laissant l'instru* ment reprendre son état de repos , on observe le degré où il s'arrête. On: le soulevé alors à environ un demipouce hors du fluide, en donnant de nouveau une légère secousse au vase , on le laisse s'enfoncer doucement f et l'on observe s'il prend la même position qu'il occupait d'abord; si la position est la même, l'observation est, sous ce rapport, aussi juste qu'elle puisse l'être. ;

92. Si le fluide est visqueux , l'instrument est plus exposé à donner des iudic^atioiis inexactes ^ taiif par

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