AVANT-PROPOS
En prenant rengagement de revoir, pour la partie technique, l'ouvrage de M. Faraday, nous ne nous sommes pas dissimulé les difBcultés de la tâche que nous nous imposions.
La première sera facilement sentie ; elle tient à la traduction elle-même, qui, faite par un homme étranger à la science , bien que très- versé dans la connaissance de la langue anglaise , aurait peut-être exigé un remaniement complet.
La deuxième dépend de la nature de l'ouvrage; l'auteur ayant eu l'intention de faire un livre purement élémentaire et à la portée des personnes les plus étrangères aux manipulations chimiques , a dû nécessairement entrer dans des développemens minutieux , s'exposer à des redites fréquentes , et sacrifier beaucoup à cette obligation qu'il s'était imposée de ne négliger aucun détail. Mais les motifs qui ont pu le déterminer ne sont point applicables au même degré auxWteurs français; en effet, toutes les personnes qui s'occupent eu France de l'étude de la chimie,
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c'est-à-dire celles auxquelles l'ouvrage est particulièrement destiné , ont en général l'intelligence déjà exercée par l'étude des sciences. La manière dont la chimie est enseignée /l'extension que l'on donne dans les cours à la partie expérimentale , font supposer nécessairement dans ceux qui les ont suivis ces notions préliminaires qui naissent de la simple inspection des appareils , et auxquelles les descriptions les plus détaillées ne sauraient suppléer complètement. Il est par conséquent des choses qui^ bien que bonnes ea elles-mêmes et très-i)ien placées dansun ouvrage destiné à certains lecteurs , pourraient n'être pas goûtées par d'autres; et , sous ce rapport , Ton peut justement appliquer aux ouvrages élémentaires ce que l'on a dit des lois , que les meilleures n'étaient pas toujours les plus parfaites, mais celles qui étaient les mieux appro" priées aux besoins et au génie des peuples qu'elles étsuent appelées à régir.
D'après ces considérations y nous avons cru pouvoir supprimer quelques détails qui n'auraient fait qu'entraver la marche de l'ouvrage sans contribuer à sa clarté 9 parce qu'ils portent sur des objets généralement connus en France ou d'une utilité purement locale. Toutefois, les suppressions n'ont pas été très-nombreuses j parce que nous tenions à conserver au traité de M. Faraday son originalité et sa destination primitive; nous avons cru convenable aussi d'y ajouter
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quelques notes toutes les fois que rintélUgence du texte nous a paru l'exiger^ et de placer à la fin un tableau comparatif des diverses mesures anglaises et françaises, afin de mettre les commençans à même d'exécuter avec Ifô instrumens qu'ils ont à leur dispo-* sition toutes les opérations indiquées.
Au liep de réunir, selon l'usage , toutes les figures de l'ouvrage dans une seule planche, nous avons pré- ^é les intercaler dans le texte même, comme on Va fait pour l'ouvrage anglais , parce que ces figures sont en général peu compliqoéeiy qu'elles n'exigent pas une grande perfection d'exécution , ^ qu'on les saisit prompteinent lorsqu'on a sous lés yeux le texte, dont dies ftuciKlent eltes-^iiémes l'intelligence. Cette dispo^ âtîon , knrsqu'dle peut étrç fKloptée , d&û de plus le grand avantage d'éviter Tes longomr» qci'entrtikie k nécesràté de recourir à ckaq^e instant aux planchei» $ qui sont qoelqwlbis très^éloignées du pa^sag^ an"qud elles ont rapport.
Cet ouvrage, fruit de l'expérienee de l'un des chimistes les plus distingués de la Grande-Bretagne , dont le nom est associé dans plusieurs recherches à celui de sir Hamprhy Davy, sera nécessairement d'un grand secours pour ceux qui commencent l'étude de la chimie , puisqu'il est destiné à suppléer à l'expérience qui leur manque , et pour ceux qui , possédant déjà