‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 3 sur 74 · VIII AVANT.PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT.PROPOS

les principes de cette science, voudraient se livrer aux recherches expérimentales qu'elle nécessite.

Il appartenait à un chimiste qui joint à la réputa-^ tion d'un savant du premier ordre celle d'un manipulateur très-habile, de tracer aux commençans la route qu'ils doivent suivre dès leur entrée dans la carrière y en appuyant ses préceptes du poids de ses expériences et de l'autorité de son nom.

Il serait à désirer que de sjsmblables exemples trouvassent beaucoup d'imitateurs, et que l'on fît pour tous les arts, au moins pour ceux qui ne sont que de simples applications des sciences , ce que M. Faraday vient d'entreprendre pour la partie manuelle de la chimie, davantage qui en résulterait serait particulièrement utile pour notre pays , que Yoa acoise , nion sans quelque apparence déraison , de ne posséder que très^peu d'ouvriers habiles ^ tandis qu'il compte des savans en grand nombre, et qu'il s'est acquis dan» plusieurs branches des sciences une supériorité qu'on*

ne lui conteste plus.

INTRODUCTION

La chimie est une science essentiellement expérimentale, car les faits étant à la fois la base de ses résultats et la démonstration de ses principes ^ c'est à eux qu'il est constamment nécessaire d'en appeler; cependant telle est la parcimonie a.vec laquelle la nature nous fournit d'elle-même ces élémens indispensables de conyiction , que si les phénomènes naturels devaient servir de limites à nos recherches ^ les connaissances qui en résulteraient seraient nécessairement très-bornées et fort in« certaines. Pour suppléer à cette insuffisance, Fexpérience a créé de nouveaux faits que l'adresse et la sagacité du chimiste ont su varier et multiplier. Si, pour déterminer les différentes formes que peut affecter la matière inerte , les diverses influences qui la modifient et les différentes pro« priétés qu'elle possède , la chimie se fût contentée d'observer les seuls phénomènes que la nature nous présente, elle n'aurait fait, pour ainsi dire, que constater cet état de choses voisiti de l'inertiei^ qui n'est que le résultat d^ Taction réciproque âe^

X INTRODUCTION

différentes forces inhérentes à la matière , et le chimiste n'aurait eu que trfes-peu d'occasions dobserver les substances jouissant de toute Fénergie de leurs propriétés , et dans la manifestation actuelle des pouvoirs qui leur sont propres; mais lors même que ces effets se présenteraient accidentellement à ses yeux^ la complication des phénomènes et leur rareté ne lui permettraient pas d'en tirer des conséquences exactes.

De là naît ^'importance et la nécessité d'em^ ployer tous les moyens qui sont en notre pouvoirt ppur multipliiar les faits , lorsque nous nous |i« vrons à Tétudc de cette science, Combie^ï: , par «isemple» serait petite la ««mme de «03 coupais^^ satoces, si, Iprsquc nous désirons approfondir aussi bien que possible la nature d'une sub$itance prise au hasard sur la surface de la terre, nous noii^ bornions à l'observation de cette substance dans son état naturel! Peut-être pourrions-nouâî aller jusqu'à décider que Fair ne l'affecte point} que la lumière né la détériore point d We inanière s^sible; que. h pUûe ou la ros^^ ^^ I^ dissolvent point; qu'elle o'est point visiblement altérée p^r les vicissitudes d^s saisons , et qu'elle est sans ao tioa sur le ^ol qui la supporte. Peut-être aussi

pmatt f^tlUk k sa Q^rtj m^îs qua «ont ce^

INTRODUCTION; n

£aîbl0s notions comparées aui^conn^iaisanc^ qu'on pçut obtenir en sQUipett^nt cette substance 4 unç température élevée,. soit seyle, soit tn contact avec d'autres substances? en faiss^nt réagir a^r elll^ 4ivers diss^lvans, et en h traitant par tpu« l§$ nioyens que l'art «t l'ea^périençe peuvent noui

suggérer? Quelque inattaquable qu'elle flous pgrôt d abordi §lle peut maintenant cbanger d'^sp^^i céder de nouvelles substances, entrer cl^ns ^ i)onvelle§ epmbindi^Qps, et an lieu 4'9ffrir vnc nMsse inerte , teU§ qu'on ^u wt pu le «QiipcnniK^r^ devenir "« agent pni^sant et énergique, sn#0#p^ tibl§ d'^fri^ approprié ann beiïOiM d^ l« vie Mmilf^^ Tfih $§nt le« i^vantages ^^l'iiKpéFieAiifii. On pti<f« aHM eiagér^r, av^n^r qu^a \^ mnf ^^iïèm^ de^ faits sur le3queU ia ebiroie repoli) fonx àw k Taft; et sans ]% masoe de lumièrea que lu n^Hiti dw rbpniime e^ a fAit jaillir^ f^ette science n'e:iu%t«raît paa^ear^ bi^pqump m,mt pQinf TOiqnwnfmt

composée d'expériences, elle repose e$#entîe11§*'

ment sur l^ira^ résultats : bien différente , eut eela^ de Tastronomie, de la botanique, de laa^oologie» et des autre» sciences qui ont pour objet h»

apparetinos et les phéBOtmènes que présentent, lei: corps dans leur ét^t nature), JH là nait Aus^i 1^ principal attrait qu'elle offre a c«ux qui la pfatiqiiei^t^

xn INTRODUCTION.

Ces considérations suffiraient pour démontrer la nécessité des expériences, et si Ton y joint la grahde influence qu'elles exercent sur les diffé* i*ens corps pour en modifier les propriétés, pour les faire servir à nos besoins ou à nos plaisirs , on concevra facilement les moti» qui nous ont déterminé à publier ce livre, qui doit faciliter aux étudians en chimie le moyen de se livrer à la pra* tique de cette science.

Les expériences ont deux buts principaux :

celui d'agrandir la sphère des connaissances ac* tuelles, ou de constater les résultats obtenus antérieurement. Dans l'un et dans l'autre cas, elles sont indispensablement nécessaires aux pro* grès des découvertes chimiques. Il y a deux* choses à considérer dans toute expérience : d'à* bord la manière dont elle doit être disposée, les agens que l'on doit employer, les effets qu'on peut en attendre; secondement l'exécution même, de l'expérience.

La manière de concevoir une expérience et d'en tirer des conséquences, étant une affaire pu- ' rement d'intelligence, il ne reste plus que l'exécution elle-même, que Ton peut convenablement désigner sous le nom de manipulationé

Quoique la. manipulation soit souvent regardée comme un objet secondaire, elle n'en est pas

INTRODUCTION- 919

moins d'une haute importance dans les sdenoei» expérimentales , et plus spécialement encore ea chimie. Ceiui^ en effet ^ qui ne pourrait que con* çeyoir sans connaître les moyens d'opérer, se trou^ , yeralt dans Timpos^bilité d'étendre ses copiais-» sa|K:es, ou de leur donner xin bi|t utile. Toutes les fois qu'il se piiésenfe. k l'esprit un doute qi}i peut être levé plus^facilement à L'aide d'une expérie^oi^ q«ie par tout autre moyen, }e philosophe ne peut qu'ajouter le plus grand prix à ce qui le' me% k ' même de faire cette expérience de la manière la plus simple , la plus rapide et la plus exacte. Cette Voie est pour lui ce que les sens sont à l'écrit; c'est-à-dire un agent qui lui révèle des choses jus*" qu'alors inaperçues, et dont l'utilité se fait sentir dans tous les instans.

Il est beaucoup d'expérién^ees, et même de séries entières de recherches, dont le succès dépend eisentiellement de la manipulation. Tel est parti* cuUèrement le cas lorsque Tqu fait des analyses d'après des procédés connus : le mérite du restât dépend alors uniquement de l'adresse du mani* pulateur, comme dans l'analyse des pierres stUr ceuses » calcaires et alumineuses , et des substances organiques par les moyens indiqués dans les ou* vrages dé chimie , dans la préparation des produits

chiof^ique^i^ en^ dans X^xa^^w du méiaygd d'u»

etrtttiiot nombre de ptt ^ problème qui m prémitt fréquétttmetit en chimie.

AiMii pai" une jflCmipulatioil nûre et facile, àft obtient tin avantage indépenâam de ceuif qui tiennent à la connaissance des principes de \à itdenée^ il ebt tel qcre de deQ:st personnea égale* ment iu&truites et intelligentes^ celle qtii thauipb-* Vèfà le mieux acquerra sur l'autre une supériorité marquée; ear^ tandis que ré^pédence fournire à la première des résultats positifs^ là seconde restera en proie à ses doutes i cm sera égarée pàt^ Finsuffisânce de se» théories. Un exemple n\U gaii<e pourra venir à Tappui de ce que ttous avàn^ çMfe. I^e briquet pneumatique eat^ comme i'onr dait ^ uif petit instrument consistant en un cylindre

d'un demi-pouce de diamètre , et de trois Oiiquatre pontes de longuenr , fermé à l'un de ses bouts, et dune lequel se meut un piston ponant à son ei^rémlté un moreeau d'amadou : enfonçant le piston ^e manière à comprimer Tair hrnsq^ie^ inènt^ il en résulte assesc de chaleur pour allu*mer Tamâdou. Il est des personnes qui ne peuvent fâii^ réussir cette simple expérience ^ quelle que Soit la force et la promptitude aveô lesquelles eller dgissént , tandis que d'autres obtiennent tOojmrt l'e£fet désiré^ et produisent rignitioif

ttvee pitt deforce et parle simple npproeb^Mneett

nnBODCcrtOK ^»r

da iMM maitiSi SupposDM imiiitraim qw Mil <oit une expérience nouvelle , dont le but esd ^ savoir si VeAt fortement comprinié produit w non beaucoup de chaleur. Des deux persônneè dont nous venons departeis la première, si elle tire une conséquence de son expérience, Ik'efc pouri^a tirer qu'une conséquence erronée>; tendit que Tautre pourra arriver à une condusicur eiiNAb et positive, et ajoutera ainsi un fait important II la somme de ses connaissances«

Dans d'autres cas, lorsquHl s'agit de phénol Mènes qu'il était impossible de prévoir, et qH^Of| ne peut pas tot>jours reproduire, comme dane Pétude d'une subfîtance inconnue ou de son ae^ tton sur d'autres eorps, l'on sentira toute l'impôr-i tance de la précision et de rexactittide dans là manipulation; sans cela, les résultats obtenus peuvent être occasionés ou modifiés par la pré-* sehce de substances étrangères, ou par d'iaUt^es causes qui échappent à l'opérateur, et Vatt serait exposé à ne déduire que des fansséi conSéquettcte* j lorsqu'il serait cFautant plus essentiel d'eti Obtenfi* d'enactes, que le sujet étant nouveau, offre ordli naîrement peu de rapports avec nos connaissance* antérieures, et que celles-ci nous sont d'un faible secours pour rectifier Terreur. Lés commcncans' ût aoftt pas les seuls qui soient exposés à se laisser

»fi INTftCMaCCTIOW.

iOf^ire«n wrtur, car il serait keil^de citer iMtou» Q(liip de circonstances dans lesquelles les hommes les i^lus exercés se, sont laissé entraîner à de lausses conclusions.

^ Une manipulation adroitement exécutée pror duit un autre avantage, c'est de donner souvent à nos recherches une direction nouvelle, et cela drdeux manières. Premièrement, la manifestatioii de phénomènes clairs et distincts conduit non«» seulement au résultat exact que l'on cherche, maii très-souvent encore elle suggère des ^ées imprévues, qui, poursuivies et étendues, peuvent amener une nouvelle série de notions et de décou* vertes; tandis que si l'expérience, suffisante pour résoudre les doutes que Ton^^herche à lever, est cependant dépourvue d'un certain degré de pré* cision, là se borne le résultat, et il n'en sortaur cune nouvelle lumière.

En second lieu , il est possible que les essais ne puissent être, exécutés que sur des quantités mi* nimes, et ce qui dans les mains de telle personne suffirait à peine pour donner une connaissance générale de la nature d'une substance , peut dans celles d'une autre produire les résultats les plus . cônL«plets et les plus minutieux, aussi par&its que ceux qu'on obtiendrait à l'aide des qiiantités les plus considérables* On trouve de nom]

INTRODUCTION. xvu

preuves de ravantage de savoir opérer sur de petites quantités , dans les occasions oii Ton eu obligé de rechercher la présence de l'arsenic dans les cas d'empoisonnement; car il est des per* sonnes qui^ en opérant sur une fraction de grain» obtiendront les preuves les plus convaincantes, tandis que plusieurs grains ne suffiront point à quelques autres pour arriver à une conclusion positive^

Lorsque la substance soumise à l'examen est précieuse, ce qui arrive fréquemment , la facilité d'opérer sur de petites quantités devient de la plus haute importance, attendu que ceux qui ne la possèdent point sont exposés à perdre tout-à* £ait l'occasion d'acquérir de nouvelles connaissauces , ou ne le font qu'en se soumettant à de grandes dépenses. Jl existait dans le Museum Bri^ tannique un petit fragment d'une pierre noire, dont Torigine et l'histoire étaient inconnues; ce fragment était l'unique que possédât le Museum , et l'on ignorait même qu'il en existât ailleurs. Cependant, comme cette pierre présentait des carac* teres particuliers, M. Hatchett désira Texatuiner, et opérantsur une portion de la pierre, qui ne pesait pas plus de deux cents grains, il put y découvrir un nouveau métal qu'il distingua de tous ceux connus, par Ijss différens caractères qui l|ii étaient

|)foprês, «t qu'il notnhià eoltittitîitth; Ekeberg dé* couvrît plus tard uti métûl qu'il appela tâiitaltut» 4 croyant être le premier qui Feût obsêhté et signalé ; mais le docteur Wollaston , Thyànt esamihé et èôtopart avec le columbium, put reconnaître <|û'il y îivîiit identité, quoique ce savant ne pèt obtenir du Museum que cinq grains de k pierre ][)iôur faire son expérience. * ^

Enfin, il n'est point de circonstances dans les* quelles une maiiipulatidn sûre et facile ne favotHse éminemment les recherches expéHrtientales. Cô nWt pas seulement dans les recherches dtffidlesf qu'on doit désirer apporter de Texâctitude , il faut le faire encore dans les opérations les plu* Simples ; comme lorsqu'il s'agît de reeotîïïàître là présence de la chaux ^ du fer ou de l'aèide sulfii* riqué. En effet , l'hâWiété du maniptUàteur ééé^ nomise le temps, diminue le nombre des appareils^ supplée à ceuk qui manquent; tout en facilitant lés recherches^ elle les rend moins dispendieuses^ et force l*esprit à ^con tracter peu à peu des habitudes d'ord re et d'économie. « Rien , observe le dod* « teur «tohnson , de ce qui peut porter l'homme à let € prévoyance et à la circonspection, ne doit être « considéré comme futile. La même habileté, et « souvent le même degré de génie, se manifestent il dans les petite j comme dans les grandes QhoÈt$.m

DUfàût le càfùri tté nos atpérieûced, comiM pfofeasetif de chimie à Tlnstitut royal , nous avons fteiUi eombieti est importante Tinstruôtion prati^* que de la chimie; et c'est Tinsuffisance actuelle des moyens nécessaîresf pour procurer cette instruc* tiôn f qui nous a fait penser que nous pourrions rettdre tiit service réel , en réunissant en un seul ouvrage toutes les notions épàrses sur ce sujet. H n'estiste point de livre qui Contienne ces in* structions de détsill que Tétat actuel de la science rend nécessaires; renseignemeàt oral est d'ailleurs également insuffisant pour donner cette perfec-^ tioh de manipulation, qui ne peut sVcquérir que par une pratique Continue; mais il y a, mémo en fait de manipulation, tant de choses qui peuvent être enseignées > qu'il paraît extraordinaire qu'au* eun des nombreux trâilés qui eiiistent sur la chimie n*alt été Consacré à cet objet (i), surtout lors-* qu'oti réfléchit que parmi cette multitude de per* sonnes qui désirent acquérir, ou quî iont sensées avoir acquis quelque Connaissance en chimie, il eii est si peu qui puissent participer à l'instructiort pratique. Nous regardons les Élémens de chimie

(i) Ce reproche n'est point applicable à la plupart des onrragcs d* chimie Ttt!)li<^s CO Prance, qui contiennent presque tous Lcaucoup de détails da manipu» lilldft ; tuius l^tcriotis citer, ptr etemplp, U truite de iti. T^ënard, daoi IcqvQl «n ▼olam* tout entier est consacré aux procédés d'analyse | indépcfidammenl des opératloù 4^erites dâni le céiirs d« rouvrage.

INTRODUCTION

de Lavoisier comme le traité qui contient les meilleures instructions générales ; néanmoins , tpus les élèves qui l'ont consulté ont trouvé qu'il était loin de suffire à leurs besoins.

. Telles sont les considérations qui ont donné lien à cet ouvrage, et Tiafluence sous laqq^le il a été comppsé. Son objet est de faciliter aux jeuqe^ chimistes la co^naissanca delà manipulation , et, par conséquent, de hâler leurs progrès dans la science cUe-mênîe. Nous ne prétendons point inculquer \%^ principes de la science, mais. bien la pratique; et quoiqu'il puisse,, quelquefois, devenir nécessaire de parler de la propriété des corps, et d'en déduire des conséquences, ce sera toujours d'une manière subordonnée à l'objet principal de notre travail. Ce livre n'est destiné à remplacer aucun des nombreux ouvrages qui existent aujourd'hui sur la chimie, mais unique/^ ment à former un complément utile pour chacun d'eux, en procurant cette portion de connais** sances qui , bien qu'indispensqble à ceux qui étudient, n'était cependant pas susceptible de trouver place dans des ouvrages |)urement scientifiques.

Nous ferons connaître la meilleure distribution d^un laboratoire et de ses accessoires; les appareils chimiques et leurs usages; les différens modes d'exécution; les facilités qui résultent de laprâ-

INTRODUCTION. joa

tîque , et les causes qui font manquer ou réussir les expériences.

Quoique nous nous proposions de décrire tout ce qui compose un laboratoire complet, et pourvu de tous les appareils qui sont à notre connaissance^ nous chercherons néanmoins à mettre le praticien à même d'exécuter toutes les opérations avec' les instramens les plus simples, et en plus petit nombre possible ; car, bien que beaucoup de personnes puissent désirer connaître tout ce qui est utile , il est bien plus nécessaire encore de connaître les objets qui sont indispensables. Il ne conviendrait pas sans douto d'omettre la descrîp* tion d'un laboratoire complet, dans un ouvrage consacré aux expériences chimiques , mais ce serait une omission bien plus impardonnable de ne pas faire connaître de combien d'obJ€(ts on peut se passer au besoin. Nous e xposerons d'abprd les principes généraux d'après lesquels un appareil doit être construit, afin de fournir à l'étudiant la facilité de substituer pronptement un objet à un autre, et de lui apprendre par quels moyens le praticien peut y suppléer en cas d'urgence; dans ce but nous indiquerons et décrirons, aussi souvent que cela sera possible, les appareils d'une petite dimension, d'un usage temporaire et de Futilité la plus générale,

TOI WmODUCTIOÎÏ.

Noui ne prétendons entrer dans I^ descrip^ tion (l'aucun procédé particulier, quoiqu'il puisser âtrQ quelquefois nécessaire de npus arrétçr sur quelques-pn$. X^'objet principal de cet ouvrage, étant d'enseigner la chimie de mcherçh^^^ et non la cbimi^ des arts , bien que cependant le3 pria-»

qipes généraux de manipulation puissent y çtfQ applicables dans l)eaucoup de circonstances.

Quoique nqu^ ayons écrit principalement pawr

If s cQmmençans, nous n'avons ps(s cru devoir viqn^ interdire aucun des déts^iU capables d^ faciliter le$^ Cîipérienççs , quoique souvent ils aipnt rapport k des questions d'un prdra ^Icvc*

Enftn, ^n r^marqner» que ç^t ouvrage est 4?»»

tin<^ k nn pays ou l'pn pent ^^ procurer p^r \t^ commerce le plus grand nombre des ia^trum^nf et objets nécessaires. Bien que Tarrangement adopté n'ait aucun caractère scientifique, et qu'il ait été établi uniquement pour la commodité d|i lecteur, il n'a point été adopté sans y avoir mûre^ ment réfléchi. L'on a préféré l'ordre dans lequel se trouvent réunis les procédés qui ont le plu^ d'analogie entre eux. En conséquence on a dîstri^ hué Fouvrage en sections ou divisions principales* Toutefois, on ne s'çst point toujours strictement astreint à l'objet spécial de cJiiacunp d'elles, et l'on a jugé quelquefois conveniihle d'^ faire entrer de^'

NTRODUCTION, «in

instructions relatives à d'autres points, qui n'ont qu'un rapport éloigne avec l'objet principal. La distribution des matières ne présentera probableT ment pas de grandes difûcivltés aux personnes qui le liront pour leur instruction, d'autant plus qu'elles seront aidées par un index assez étendu.

Tel est le but ^e cet ouvrage , et les aïoyens par lesquels on a essayé de l'atteindre* Sans doute il n'est point exempt de fautes; il serait difficile qu'il en fût autrement, car il est le fruit de Texpérience d'un seul. Plusieurs des procédés que nous donnons pourront Itre les mêmes qu^ ceux de beaucoup de chimistes, et même paraître incomplets, relativement aux perfectionnemens que la pratique aura pu leur enseigner. Les acquisitions de ce genre, faites par tel ou tel chimiste, tiennent à la nature particulière des recherches auxquelles il s'est livré; et comme il n'en est que fort peu qui aient le pouvoir de parcourir toutes les branches de cette vaste science , on ne peut s'attendre à ce que chacun possède la connaissance parfaite de tous les procédés qui appartiennent aux différentes parties de la chimie expérimentale. Nous nous sommes attachés à ce que les omissions de quelque importance fussent aussi rares que possible.

Quant à l'utilité que l'élève qui consultera cet

XXIV INTRODUCTION

ouvrage peut en espérer, il doit se persuader que lors même qu'il serait parfait, il ne pourrait encore que lui tracer les méthodes à mettre en pratique, mais aidé paroles principes de la science exposés dans les autres ouvrages, et les indications expérimentales que celui-ci renferme , ce sera à lui de perfectionner ses connaissances par l'étude et le travail de ses propres mains.

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