Un oôj^.avec une ouyeirture au soQQipiet^ pc
.seulement au«:de$ft]ju9 dHi'ÏL'^^ ^'A^* gaiid, coimme dans la çpu^e ^ }çi^^ 9 wffît pour 4oi;(f^ef.. up seul jet ^fl%vame saQs.fuixiéç., ,en o-enn-
19y5»^ On p«»t fairj^.le mém^ «rçang^ent pour:9jjr ^x «ne JSLa^me,f4rcalaire ^if^s^t Ic^ cône Jbe$kuppu||^ Vk^Jg^^v4f9 pMki racttachantà^uu cyUndre ii|térieur ^ p^Qjf^.i^ljfjaaplvps d^ réunipn. JSl ce cylindre est fendi^ jpar,l« 1)##(^ raiïOj^i^ légèrement en dehors, U i^gir;^ comB^ffl^Sf)!^ qqH^^ rintériear duljeç à gaz , et xs^HWr tieoidlrf^J^.^çh^tf^ à la 2iaut(^i:^r yoiUi^e» .On peuf W»éi«eftt.«pi}^.fi^^ loragu'p^
fe.tr#ave,^jjropfl9>, , f
]NiWiS« [fi'iniHS.terfaci|s pas davantç^e ^ur j^Q^.diye^^ ar< rang^ens ; mais Q^ a ^h les citer, ^arpè ;)ue^$^jpi:er miers,e^s7|i:^ oBjt,él;é jf^^s dans ce gj|eQre ^pj^ mop^rç iju'oa |]i0uiîai]ii,^ retirc^ç ujql trjès-grarid ayciut?ge jpour 1^ jfipfJic^fipiis de ia chaleur produite pa^ la coni^uSf J^dugaz.
Chalumeaux.
. jtJixkàkxammi Mt un ob^t indî^ioiÉiiddt dam
Ï24 ÏIANlPirtAtlONS CHiklQLES.
iiii laboratoire; le plus sfmple est le meilleur": tedîii fatiste lie possédé point d'instrument plus cominddé; plus puissant et plu$ généralement utile que le chàlùtneau à bouche; lés ëtndians ne sauraient se Êimiliarisér trop tôt avec ison/appltcatlori et ses effets, ' '' • '^
197. On a donné à cet instrument (ïes formes trèsvariées , on l'a construit' avec un grand nombre de substances différentes ; mais la seule chose vraiment e^entiélle est un tube de^inç à conduire Tair sortant tie la b'ouôhe, et se terminant pai* une très-petitp ouverture rohdfe , par laquelle tafa* puisse s'écouler d'une manière^ c0iftîçué« Pour en rènfdrë l'usage plus commode y l'extrémité est ordinairement recourbée.
198. Le chalumeau ordinaire est un long tube de laiton légèrement conique, courbé presque à angle droit à deux ou trois pouces de son extrémité. Mais la condenéàtion graduelle de lliumidité que rhaleine'inthiduit d'ané'le tube, donné bientàt naîssanéeàuné^ certaine (jpântité d'eau qui sri trouve projetée dahâTintérîeor dé la flamme et sur le corps que l'on veut chaùner/ ce qui fest toujours un inconvénient; Sous ce rapport*, le cha* himêau a reçu un grand perfectioiiftemçft^PjpÔ* i*addîtîon d'un réservoir servant à recueiBii* bette «uftîdité, que l'on enlève ensuite en déAbntaritirfeistrùment après l'expérience. Le chaluiâeau' dii' *ddcfenr filàck porte un réservoir conique , qui sert non-^lsulément a redièiHir l'humidité, mais encore àf régularîsterjtisqù'l ùri certain point la pression de l'air danî^ l'intérieur.
' 1 99 . La partie importante du chalumeau est l'cfitré^ ïxnte par laquelle l'air est chassé ; l'ontértùre doit ^li être ronde et bien ég'ale, formant un petit canal cohii^é d'au moins un tiers' de pouce de longueur, Vélargissant rëgulièreittent 4ans rintérieuvi L'extérieur doit
avoir aussi une forme régulière , s'amincîssant par degrés jusqu'à f extrémité , afin que > lorsque Tair intél-ieur est poussé en dehors » Tair extérieur puisse suivre facileme^t le mouvement qui lui est communiqué , et que la forme extérieure n'apporte aucune altération dans l'uniformité de ce mouvement. Le meilleur modèle que Ton puisse prendre est celui que Ton obtient en tirant à la lampe un tube de verre cylindrique et le coupant à l'une de ses extrémités , de manière à obtenir une ouve|:ture.4'tine dimension convenable* {Voyez la Jig. en viarge. ) La grandeur de l'ouverture d'un ' chalumeau doit dépendre de la- flamme que l'on veut produire et de la substance que l'on veut cbaufTer; pour l'usage ordinaire on peut lui donner d'tm quarantième à un cinquantième de pouce de diamètre.
200. On se sert de différentes substances pour fabri* quer les becs de chalumeau^ mais. Ton doit toujours préférer celles qui sont le moins facilement altérables; Q( afin d'avoir des ouvertures de différentes grandeurs, on en fait souvent des pièces séparées 4^ l'instrument cmsceptibles de s'y ajuster selon le besoin. Il>est bien de 1^ faire en platine et de leur donner une fttrme appro* chant le plus possible du modèle dont nous avons parlé; le seul inconvénient que l'on pourrait peut*étre trou* ver à ces becs si déliçs serait la facilite avec laquelle ils peuvent se déformer par le choc; mais il est facile d'éviter cet inconvénient avec un peu de soin et d'attention. . '
201. Lorsqu'ona'apasàsadisposjition de chalumeau métallique, on y supplée facilement au moyen d'un tube de verre de neuf à dix pouces de longueur, dont on effile a la lantpe une des extrémités. On le coupe
lié MANIPULiTiONS GHIÉIQUES.
ensuite de manière à lai donner une ouverture conVe^ nable, et enfin on le recourbe à deux pouces environ du-dessus dé Textrémité effilée. Mall^eureusemcnt cet instrument, très-bon d'ailleurs, est extrêmement fragile, et la partie plongée dans- l'intérieur de là flamme est très-exposée à se fondre.
202. La première chose à acquérir pojir se servir dti chalumeau est Thabitudé de souffler d'une manière sûre et constante. 11 est aisé en soufflant dans un chalameaù à la m^niçre ordinaire^ de produira un courant d'air qui , (firigé sur une chandelle allumée , façse naître un jet de flamme clair et régulier ; mais l'on * s'apercevra bientôt que cette manière d'obérer est incertaine et iatigante , et qu'il iaut avoir recours à l'action des muscles des joues pour^ produire nh. courant d'air continu.
203.— 204.— 205. Il fout chercher d'abord à sqp- ,pléèr pendant quelques iostans à l'actibn des poumons par celle delà bouche , en ne chassant dans Tintérienr du chalumeau que l'air qu'elle contient. Cette' pratique très-simple, et très-facile à acquérir, «'est pas susceptible utéanmoins d'être décrite avec une grande précision. L'on devra^'exercer à remplir sa bouêhe d'air et à fcl^ maintenir* dans cet état en respirant seulement pai* les narines. Si Ton plaee alors un chalumeau entre les lèvres, en communication avec i'intétieur dé la bouché, l'on pourra, par la seule iaction des ibuscles des joues et de la mâchoire , chasser l'air dans l'intérieur dti chalumeau sans que les poumons prennent aucune part à éet effet; et s^ la respiration continue à s'opérer parles narines en tenant la capacité de la bouche entièl*ément pleine d'air , l'on pourra continaet' loiîg-temps à souffler de la ëorte sans éprouver d^autre inconvé"»
tSAGË bir cHÀttîMEÀtr. 127
Aient qù*tiîi peu dé taâsitude dans les ïti,uscïes dès jaûes.
J06.-^2Ù7. Lès premiers essais spnt nécessairement ]()énibles et fâtigans, mais Ton finît bientôt par en acquérir Thabitude. L'on doit surtout n^pas s'attachera produire un courant très-fort ^ il suffit qu'il soit régulier et Constant ^ quelque faible qu'il puisse être d'ailleurs. " 208. L'on emploie fréquemment le cbalûmeau pour aUgïhenter la chaleur produite par les lampes à esprit de vin , lorsqu'il s'agit de chauffer fortement de petits (Creusets de platihe , detf feuilles de rtiêm^ métal, deè tubes de verre, etc. Cependant toutes les fois que Ton à besoin de produire une chaleur très-intense sur une petite surface , il est convenable de prendre de préférence une chandelle ou une bougie \ une lampe à huik ayant Une mëché d'environ trois dixièmes de pouce de diamètre remplit très-bien cet objet; l'on y substitue quelquefois une lampe à mèche plate , afin de produire une flamme d'une pluâ . grande dimension si cela éist nécessaire.
S0J9. Lorsqu'on s& sert d'une lampe , on la dispose Il la* manière ordinaire ;^pùis , après ^2^voi^ alhimée, on place le bec du chalumeau dans une* direction ho*^ nzontalè , un huitième ou un dixième de ^ouce audessus de la mèche; soufflant alors réguUèremenl dkns Tinstruinent , on verra la flamme s'allonger hori- Tiontalement "et se projeter sous forme d'un dard lumî^ lieux dans la direction du courant d'air. Cette flamme doit être constante dans sa direction et sa longtieur, *ôans aucune espèce d'intermittence , et n'être actom^ pagnée d'aucun bruit sensible, ptie petite portion de la flamme à sa naissance donne une lumière vive et eclâtanjte ; mais un peu plus loin , elle prend une forme ëonique d'un bleu clair, et se têrmirie par un prolon-
128 MAKXPULàTlONS CHIMIQUES.
gement d'un jaune pâle qui s'étend quelquefois à un pouce au-»delà de rexlrémilé de la flamme bleue. Celleci (loi t, être très-apparente dans Tintérie^ir et de forme bien déterminëe.
210. Lorsqu'on se sert de chandelles ou de bougies, il est nécessaire de les mpucher souvent; mais il faut éviter cependant que la mèche ne Soit trop courte , /et ayoir soin, dç .l'incliner légèrement et diriger obliquement le courant d'air; car^ si le dard de la flamme était horizontal yii ne tarderait pas à fondre le suif du côté opposé au bec du chalumeau. Les lampes à huile offrent moins de commodité » en ce qu'il faut en renouveler fréquemment le combustible.
211. La lampe ou la bougie doit être placée ài une hauteur convenable, pour que le bras xqui porte le chalumeau puisse être solidement appuyé sur la table, ce qui fournit une grande facilité. L'on doit, surtout' eU' commençant ,. s'efforcer d'obtenir un dard tellement constant et régulier, qu'il paraisse tout-à-fait immobile, et cependant pouvoir à volonté en .changer la direction , afin de porter l'action de4a chaleur sur tous les points nécessaires,
212. Xe point où se trouye la plus haute température est précisément l'extrémité du cône bleu; la combustion y est complète , et il se trouve moins exposé
/que les autres parties aux causes de refroidissement. . 11 est plusieurs parties de la flamme qui possèdent des propriétés particulières, qu'il est bon de faire con^ naître. En dehors de la flamme bleue, la combustion est terminée , tout le combustible est complètement brûlé, l'ôxigène s'y trouve dès lors en excès, et cet excès s'accroît à mesure qu'on s'éloigne 4^vantage du centre. Ainsi, celle porlion de la flamme jouira d'ui^
- APPLICATIONS DU CHIiLUMEAÎJ. 129
pouvoir d*oxidation considérable en raison de Televa-* tion de la température, et de la présence de roxig;è»é libre. La flamme bleue, au contraire, dans laquelle il existe une substance combustible non ericore saturée d'oxigène, sera susceptible d'absorber ce prîlici^ aux corps oxides. Aussi M. Berzélins recommande-t il de bien apprendre à distinguer ces deux portion^ de la flamme, ce à quoi Ton parvient facileAieni^eti chauffant sur un support de charbon un grain d*éUiii gros comme un plomb de chasse ordinaire, alternativemeht dans la flamme bleue et dans la flammé blanche; dans cette dernière, le métal se convertit en une croule blanchâtre d'oxide d'étain ; mais il se réduit promptement, se fond, et reprend le brillant métallique , lorsqu'on le chaufTe dans la flamme bleue.
2 13. Lorsqu'on n'a pas besoin d'une" température irès-'élevée , et que la substance que l'on veut chauiTer est d'un gros volume, il faut se servir d'une flamme plus large , ce qu'on obtient afu moyen d*une lampe à alcohol ou d^une lampe à huile à tnèthe plate , ^i dirigeant le courant d'air dans^le sens de la longueur da coton. Il est même convenibfe d'employer un bec de chalnmeau d'une plus grande ouverture; l'on change ainsi la Aamtoe, qui é(îiit:tratiqûille et fixe, en une (lamme frémissante accompagnée d'une espèce'de ronflement; elle est be^udonp (^uâ propre que la preibtère à chauffer une grande »ur£oice. Une semblable flammé peut faire rougir complètement un creuset ou unecap« Mlle , tandis que ta flamme tntnquitle produite avec :b même lampe et le nlêm(^instrufA'ent, en éba^itferait tl'ès'-fortement line petite partie, et laisserait le reste presque froid.^ Lorsqu'on chauffe ainsi untube de'verre pour le courberoQ lesouffltrvqn appi*ëcie fiMÂl^saiéiiC h 9
Ci8 différences, et c'est une erreur de croire que le gbalumeau ne soit utile dans un laboratoire que pour ^^mcenkrer et augmenter 1^ chaleur^ car on remploie iûuventy seulement dans l'intention de U diriger. En 9^ sur^^nt de la grande lampe à esprit de yin décrite (162) f activée par le chalumeau à bouche , Ton peut tr^s-façîlement chauffer au rouge un creuset de platane d*va pouce et delni de diamètre dans toutes ses Ij^artieÇy ^ faire rougir en très-peu de temps , au point d% te courber aisément i un tube de verre d*une épais* ieijircoTisiderableXechalumeau sert encore fbrtsou vent pour diriger, selon le besoin , la flamme d'une bougie 0VI d'une petite lampe sur des vaisseaux de verre ^ ou p0nv fondre des pointions de ciment sur quelques parties d'un iq>|>aréiL C'est alors surtout qu'il est néces* j|llîl^e^de pouvoir dirigera volonté le dard de la flambe. 2144 te courant d'air est encore chaud à uiie grande 4i5tance au-c(çl^ dejaflamme i et il est nécessaire dap« l^rendre à ^m appré^ifu* la direction et les effeu par r^xpérienoe ^ parce qu'il peut 4tre utile pour ù^it% idiavffer différent valses. {, ^ ...
,21i. La théorie da dbtlum/eau est très-simplç; eoa pottv^r dép^d à^,h ei^ipbusûon pliis par faite, 4« eombustible et du contAQC p0rpéttiel de la matière qite I'm veut chauffer «vee.les $«bst«ices gazeuses eH Igftition* La for oe qui chasse l'air du «helum^u est ^eU Umnn% supérieure à ta. force ascèasifmneJle de I^ ma» iîèf e eombustible gaiieuse i que 1^ fi^rme et la direction ^ la.fla«iiiiie en sont entièrement changées,, et que les mouvemens de l'atmosphère ne produisent plus <|ue |iau d'effet sur elle. Comme cette direction est coa*» •tente et invariable ^ Ift point le plus édiiuffé ne ehan* fne» ittef «6 » lr'o|i yplate imtio4r|»a».il rtfeevra l'a^traii
sui^eessWe de toutes les particules échj^^^ea (f^,^ àLrident avec «ne grande rapidité dans Je m^iuf^^ggiis, de telle manière qu'il ne saurait y ayoir.aucupe^erie, deiChakur pqurçe corps par le con]Lact dçi nw^l^éculcf * piusfroide&, et que Yéiév^iiou de sa tenipérainrf ^Wt plus limitée que par celle de la fl^ini^ssbé cm^ié^e ^^ par Teltet du rayonnement et de la' c6nduGt^|]^é df^ supports. ... : ?/
216. Pour obtenir la:piv^;bau^ t^mpér^t^iri& pfifa^bie dans uneeubatanoe exposée à lV^9^d«ù.c^{^à•: vo^Uf non^eulemmt il e^t néç^s^aire d^ ç|ioisir r.elo«-, 4roit lo plMséeh^qffô deJailainBiQ, mâîsiif$im;fi9ç<^^ avoir égard à plusieurs autres circonstane^., Van '4. <^bsQr^é dansila; pratique (et cela peut aisemisiBit $!eKpli« quer en théorie)^ que pki^ le cprps .que 1 on çhafifle^ est petit 9. plus oti atteint ^fa^ilem^t: le masLiwiii^ de H Umpériture^ Il fi|udra:doiito diminuer autant qp^po»^: êSA^ U volume de lu substance que Ton veut ei&pois^. il, iii]D^ batite t^oipérati|r« ; les. si^cirts n!aurp»t qM^ tr^peu de ma^e» afin d*évîtor f s^bsoi'btiem de' là/eba^ leur et S4 déperdition à lesttéirieur ; ils devront ,a«isai po^Ypi^ i^istçr a» plu^ hftbt .4egfré de teAipértktiarb a^quf^.oiT^v^utç l#s exposer, et n'exercer sur lai^Ub^ ai^Bcp qu'on exaad^inl^ aueune aetîon chiniiqne ou^ dor moins aucune açtit^n qvA poissie fai4rë fllusipti siirletr propriétés que l'on veut observer r G-<eal pdiur. /cbumi r;iiidlt qu'on 6B(iploîe;fréqueinnteni pour «qoporf;», éû> iila.0» dt^ft lames itiinoes de plaUne, et quenlfon c6i»f: stfuit de ^petites -jpinoes dont les poiaték trèb-déHM^ sont en {)H)n^:ipour t^ir dans k flamme les petits! C0rp» qiii n'ont aucune actiôn'fliir elles. L'eoiii^mité opposée de cet-instrument porte souvent une pincette d'acier I prdpre à briser ou à détacher de, petiU
132 HARfruLATiolts camiQOEs*
fragmcM'de minéfaux on de quelques corps fragiles; Lorsque Ton peut en détacher une lame mince et' très-aiguë ,' il est toujours plus avantageux, pour ob* icnrr une haute température, d'en chauffer directe-' metrt l'extrémité , que de prendre un fragment de la substance , quelque petit qu'il soit , supporté par un: corpsr étranger. ■
217. M. Smithson emploie comme supports de petites plaques d'argite qu'il obtient en battimt de l'argile blanche' réfractaire eâtre des feuilles de papier, de Ift même manière qu'on bat l'or; il eoupe ensuite avec des ciseaux Targiteet le papier, en morceaux de quatre dixièmes de pouce de longueur , et de deux dixièmes et dettii de large ; il les durcit alors au feu !'' coupés en petits triangles trè^aigus, ils peuvent remplacer trèsbien \e sappare de Saussure (1). L'on parvient à fixer la subst&nce-que l'on veut chauffer à l'extrémité de cespetits' triangles , en délayant de l'argile • très-rcfrft<>r tâtre avec un peu d'eau; l'on en appliqué une petitd quantité tout-àfait à Te^drémité, et l'on touche ensuite atec cette extrémité la substance que Ton veut cliauffer ; l'argile se dessèche presque instantanément , et Ton peut introduire la substance dans la flamme en toute sèreté. L'on peut opérer de la même maniéré pour la fixer à l'extrémité du fil de platine; et soumettreà l'action de la chaleur des <(aantitjés ausisi pe-i iités ,que possible. M. Smithson emploie quelquefois , au lieu d!argile, la poudre de la substance-' elfe-méme*' délaiyée-<làns l'oau , et parvient ainsi à en fixer des ^or^ tîûhs exirêmemcnt ténues an bout du. fil de platine. 'i Le lieutenant'-colonel Totten a modifie ces diverses
APPUÇAIIONS U^^ ÇliALpHSMJ. lSi3
méthodes de la manière suivante: il. réduit I9 suh* stance en poudre finer ^^ M délaie avec C^e Teau foir* tement gommée, de manière à en faire nue pâte à laquelle il donne la forme de cônes allongés d*un quart ou uh cinquième de pouce de longueur ; lorsqu'ils SQUt parfaitement secs , il en humecte légèreixkent l'extrémité; puis les saisissant avec les pincettos , il présente Tcxtrémité humide à la parcelle sur laquelle, il veUt opérer. Celle-ci y adhère^ et peut étre.en^uite soumise à Taction de la chaleur sans se déranger..
218. Dans toutes les expériences. que l'oin fait, sur des parcelles minimes ou sur de petitf éclats ^. il faut., pour en examiner l^s résultats « se servir d'i^ue loupç; l'on aperçoit ainsi très-souvent des indices de fusion qui auraient échappé à l'œil nu.
219. Lorsqu'on emploie dans les essais au chalumeau le charbon de bois, soit comme support, soit par rapport à spn action chimique sur les corps » l'on doit choisir celui qui provient de jeunes branches pleines de sève; il doit être sans, fentes ni cres^asses : le charbon de bois d'aune est sans contredît le meilleur, à cause de sa texture serrée et de l'absence des crevasses dont nous venions de parler. Pour s'en sej-vir on creuse avec un couteau une petite cavité sur sa partie convexe , quelquefois même sur la surface produite par la fracture transversale; ou place la substance dans cette cavité, et Ton dirige obliquement sur elle le dard de la flamme,, Le charbon d'environ un pouce de diamètre est le plus convenable , en ce qpU permet d'approcher facilement de la flammç la substance à laquelle il sert de support. Il serait difficile de diriger la flamme perpendiculairemcilt dans la cavité , et loi% même que cela serait praticable f il fondrait tâ«-
1S4 »A!fIPULATIOIf9 CfllVIQUE».
-cher de l'éviter, car, dans ce casf, elle revient sur éllemêtikt y et il se produit dans le eourant des irrégularités qui' s'opposent à ce qu'on obtienne une température très-étevée* 11 fkut on géûéi^al diriger le courant obli« quement, de manière que la flainme entrant par un des bords de la cavité, puisse, après avoir frappé sur la substance que Ton veut chauffer, revenir un peu sur elle-même eii s'échapper ensuite par le bord opposé.
2S0. Nous croyons inutile de nous étendre ici davantage sur les emplois du chalumeau , et nous renverrons à l'ouvrage de M. Berzélius (1). Lés étudiàns y troureront tout ce qui a rapport à la mahière de se servir dit chalumeau , et tout ce qui concerne les essais des substances que Ton peut examiner avec cet instrument.
221. Un instrument du même genre, et qui est très-*employé dans les laboratoires de chimie , est la table à chalumeau (ou table d'émaillenr) , qui se compose d'une petite table munie à sa partie inférieure d'un soufflet à double courant d'air qui peut être mis en mouvement par une pédale; ce' soufflet communique avec un tuyau qui vient ressortir au-dessus de la table, et qui se termine par un bec eiBlé. Ce bed entre à frottement dans le tuyau , et peut être dirigé à volonté dans dificrens sens ; son ouverture , doit être plus grande que celle du chalumeau ordinaire, puisqu'il est destiné à agir sur une flammé plus considérable; mais elle doit être toujours ronde et parfaitement régulière. Cette partie :de l'inslrumcnt est toujours fourlaie pSir le fabricant lui-même; mais on peut toujours
lions minéralogiques , traduit du sûédoi», par F. Fresael. Paris, iSai^
TABLE D^^iltLfttft. 13S
ié procurer d'excellehs bees au moyen d'un .tutie d^ verre épais , effile comme nous l'avons «lit ci-dessus (201). La lampe 9 qui se vend également ateela table*, uoiqu'elle en soit une partie entiëreittent détacKée , oit avoir un bec capable de recevoir un groA éèbë» veau de coton , épais d'environ un demi-poitce nût ilM largeur d'un pouce. Le bec de celte lampe, doit ^sè trouver élevé ^e deux ou trois poiic^s âu-des^ué "en, niveau de la table , afin de rendre plus fatcife là dh^éc* tion du jet de flamme. L'huile est le c6mbustiblé4]^f*4!]ftt emploie le plus fréquemment ; mais le sùifou la graisse fournissent peut-être plus de chaleur.. *^' ' J "' '
222, La lampe étant garnie et allumée', on là'jilafcfé sur la table en face du bec du chalumeau , puis s'ai« seyant sur une chaise, Ton pose un pied siir la pédale, et Ton fait mouvoir légèrement le soufflet. On dirigé alors le bec du tube jusqu'à ce que , se trouvant dani une position presque horizontale, son extrémité aRIoure le bord inférieur de la flamme , bu n'y pénètre quetrè^ peu. I^e vent doit être assez fort pour qufe la fl'amme'sé réunisse en un seul faisceau , suivant ^rëciséAienlt là direction du courant d'air. S'il n'était pas asser puis* sant pour produire de suite Cet effet, il ne fauidirait
1>a3 chercher à l'obtenir en faisant mouvoir rapidement e soufflet pour le remplir d'air complètement, afin de le faire sortir avec plus de vitesse paf la 'prësidoA directe du pied. Il vaudrait mieux placer sur Isi paHiè supérieure du soufflet un certpiri nombfc dé poid^; qui , exerçant sur l'air une pression considérable, augmenterait suilâsamment la force du courant, flestévi* dent que, toutes choses égales d'ailleurs, le soufSet^ lorsqu'il est entièrement plein d'air, le chasse avec ùhè vitesse plus grande que lorsqu'il n'en contient qu^uné
13Ç MAMIPUtlTIONS CBIMIQUES.
petii^e quantité; par consequent. Ton peut, sans rien clianger au pouls qu'on a placé dessus, modifier à voiQtif^é la force du jet par la seule action du pied. . ;^33. ]1 n'est pas touJQurs uécessaire que la flamme ientière de la lampe soit entraînée dans la direction 4u courant d'air; et comme la partie excédante qui V.élève perpendiculairement donne beaucoup de fujpftéQ, il est convenable de la faire passer dans un petit .tqy9U ^erjcniné par le bas en entonnoir. Cette disposition peut d'ailleurs a^oir ravanlagc de soustraire4'œil ^l'action continuelle delà partiebrillante de la flamme, et permettre par conséquent de suivre beaucoup mieux les pr.ogrès de l'opération. C'est'particulièrement lorsque le yolu^e de la flamme est trop considérable pour le courant d'air, qu'une portion échappe ainsi à son action ; dans ce cas, on enfonce un peu plus le bec dans l'intérieur de la flanune, et l'on voit alors toute la portion placée en ayant du bec se projeter sous Jbrme de dardjuminei^x, tandis que la portion qui est «narriçre s'élève perpe.ndiculairement. sans éprouver ùe déviation. dans sa direction. Le dard de la flamme doit être .conique^ non vacillant, non brisé sur les ^ppls^ se terminant en une seule pointe bleue entourée d*une lueur faibleet sans fumée.
..' 22i. Il ei^t nécessaire, suivant le besoin, de faire ' /çprowv.çr àcjçtte flamme quelques modifications, comme jpçiis l'fiiirons déjà dit pour le chalumeau à bouche*! Lors* que. le cqurant d'jSiir est fort, et que le bec est retiré un pev en prrière.^ la flamme devient bruyante, tremiplante.et diffuse; elle est alors d'une couleur bleuâtre, n^ produit pas de fumée, et peut être c^mployé&utileji^epjt.pour cfaai^fier vin creuset ou des tubes de verre
LAMPE D^EMAlLIfEUR. 137
235. II sera toujours facile de construire soi-même au besoin un appareil qui puisse remplacer la table d'émailleur. L'on commencera d'abord par faire grossièrement un chalumeau avec un morceau de tube de
verre effilé que Ton adaptera sur un autre tube de Verre bu de métal : ce premier servira à en finre un second d*une forme et d'une dimension plus convenable! Si l'on manque de soufflet , on y suppléera par une grosse vessie^ ou mieux encore, par un ballon de taffetas gommé imperméable à l'air. On le place sous une pladcliev de manière à ce qu'il puisse être soumis à une pression déterminée, et Ton y introduit de l'air avec la bouche, au moyen d'un second tube; ce dernier doit porter à l'extrémité opposée à celle où l'on applique la bouche une soupape qui empêche la rentrée de l'air dans les poumons, ce qui est très-facile à faire. L'on prend un tiibe d'un diamètre à peu près semblable à celui qui est représenté en marge, dont l'extrémité soit parfaitement unie et égale ; J'on a, d'une autre part, une bande de taffetas gommé, ^ ou si l'on en manque, un ruban ordinaire que l'on enduit de cire. Le tafTetas ou le ruban doit être un peo plus large que l'orifice du tube, sur l'extrémité duquel on Tajuste en rabattant les bouts le ''' long du tube , et les y fixant au moyen d'un fil. Ce ruban ne doit pas être assez serré contre l'extrémité du tube pour que l'air, chassé par la bouche, ne puisse passer entre eux ; mais il faut qu'il soit tellement disposé, que la pression intérieure, produite en sens contraire , le force à s'appliquer exactement contre les bords du tube, dé manière à empêcher le retour de l'air. Tous les tubes nécessaires pour cet instrument, à
I3d MANIPULATIONS CHIMIQUES.
Texcepflion dii bee, peuvent être ^lérne en paper ^ comme on le verra plus bas (1223).
226. On dispose facilement une lampe pour un chalumeau de ce genre , au moyen d*un écbevcau de coton que Ton place sur le bord d'un petit vase quelconque rempli d'huile ; une petite capsule à évaporatioA est très-convenable pour cet usage,
227. Le chalumeau pneumatique est un instrument plus portatif que la table d'émaillcur , mais qui n*e\i^e, d'après ce que nous venons de dire, aucun rcn$cigni5« ment particulier sur la manière de s'en servir.
228. Il existe d'autres chalumeaux dans lesquels ou remplace l'air ordinaire par l'oxigèue ou d'autres gaz, et qui produisent des edets bien supérieurs. Les divers perfectiounemens dont ils ont étélobjety outre qu'ik ont permis d'obtenir une température extrêmement élevée y ont fait disparaître tous les dangers qui pou* vaient accompagner leur usage. Nous ne parlerons ici que des plus simples de ces appareils , et nous n'insisterons particulièrement que sur ce qui a rapport à la manière de s'en servik*. de les construire et d'en corriger les défauts.
229. Un procédé simple et sûr pour obtenir une haute température, et dont le docteur Marcet a fait oontiattre tous les avantages , consiste à exciter Ja flamme d'une lampe à alcohol , au moyen d'un chalumeau alimenté par le gaz oxigène. La flamme se trouve alors beaucoup moins voluinineuse qu'avec l'air ordinaire; elle est aussi beaucoup plus brillante , et présente un aspect différent; il n'existe aucune portion dans son intérieur où la matière combustible soit en excès et où , par conséquent^ Ist désoxigénation puisse avoir lie^ comme avec le chaliuneau ordinaire (212); aussi ne
etiJLhVnt/LtSlt A GAZ ET A AIR. 1S9
deit-on jamftis s'en servir pour led mêmes usages , dar oit s'exposerait à n'dbtenir que des résullais nëgatib cm trompeurs.
3 3d. L'appareil conhU sous le nom de dialumeau de Leeson est commode pour l'emploi du gaz oxigèné ; il consisté eh une bouteille de caoutchouc ou gomme élastique , que Ton remplit de gazoxigène , de manière à la distendre considérablement. On y adapte un tuyau à robinet , et lorsqu'il est ouvert, le gaz s'écoule régulièrement par l'effet de la contraction spontanée de la bouteille. Cette bouteille peut être remplacée par des vaisseaux métalliques assez forts pour contenir le gaz oxigène comprimé sous plusieurs atmosphères; et si on leur donne une forme arrondie et de petites dimensions y ils deyiennent des instrumîens aussi utiles qu'élégans.
S3 1 . L'usage de l'hydrogène , comme combustible, et employé pour remplacer l'huile , l'alcohol , etc. , a donné lieu* à des appareils de diverses formes , dont Quelques-uns ne sont pas sans danger pour les commençans. Le docteur tiare est le premier qui se soit 'servi du mélange de ces deux gaz, et qui en ait décrit les effets. Les gaz étaient conduits séparément par deux tuyaux difTérens , et brûlés à l'instant même du mélange. Cette disposition , qui sera facilement comprise de chacûft , et qui produit une chaleur extrêmement intense, était sans aucun danger pour l'opérateur.
232. Les expériences faites par sir Humphry Davy, durant le cours de ses recherches sur la nature de la flamme , ayant démontré que la flamme des mélanges explosifs ne traversait jamais des ouvertures d'une trèspetite dimension, l'on construisit bientôt des chalumeaux dans lesquels l'hydrogène et Foxigène furent
140 «AIÎIPtJLA.TIONS CBIIIIQUES.
mélangés SOUS une pressiori de plusieurs aimosphàreai dans les proportions convemibles pour faire cle l'eau., et renfermés dans des boites métalliques auxquelles on ajustait des tubes d*un très-rpetit diamètre. .Le mélange .était enflammé à sa sortie, et continuait à brûler sans que la flamme se communiquât dans Tintérieur; mais plu^eurs circonstances concoururent à pççasioner des accidens. 11 arrivait souvent que Touverlure du tube était trop large , qu'il s'échauffait promptement ou se .brisait, ou quelquefois même, que la rapidité du courant venant à diminuer, la flamme entrait à, l'intérieur, et occasionait une explosion» Aus$i, malgré les nombreuses précautions employées pour empêcher le retour de la flamme sur elle-même, il n'est, à ma connaissance, aucun^ de ces appareils qui, par qiielques défauts inaperçus, ou par l'effet de quelque accident, n'ait fini par échouer; et l'on ne peut considérer comme parfaitement sûrs que ceux dans lesquels le réservoir d'air, ,Comme dans l'appareil du docteur Clarke, est séparé de l'opérateur par une' cloison ou hne muraille capable de le mettre à l'abri de tout danger. L'on doit peut-être préférer ensuite ceux inventés par M. Gurney, dans lesquels les gaz sont renfermés dans des enveloppes si , minces , que dans le cas où ils éclateraient „ les fragmens ne pussent occasioner aucun accident. La seule chose qu'il y aurait à craindre dans ce cas, serait que la violence de l'explosion ne fracassât les appareils environnans, et ne les lançât au loin.
233. Avant de terminer celte section , il est à propits de traiter encore quelques points relatifs à l'économie et à l'application de la chaleur : ce sonX les modes de chauffage au moyen d'agens intermédiaires; plusieurs sont d'une importance majçure dans un laboratoire^
BAIlt-lIAKIE. 141'
sort pour les opérations journalières, soit pour quelques' cas particuliers. .. ;
234. Nous avons dit (15? et 156) tout ce qui a' rapport à la construction et à la disposition générale des bains de sable. Les bains d'eau,' ou bains-marie^ ont cela de commun avec le bain de sable, que la chaleur est transmise par un corps intermédiaire; mais ils en' diffèrent en ce que la température ne peut jamais ex-' cféder 100^> et qu'elle peut y être maintenue aussi* long-temps qu'on le désire : cet avantage est extrême-î ment précieux pour les macérations et infusions^ de. beaucoup de substances organiques, qui seraient iti«' faillrblement détériorées par reflet d'une température*' pltîs élevée. Les vases qui doivent contenir la substance^ cjue l'on veut exposer à la chaleur sont ordinairement' construits avec 1q bain*>mârie; c'est ainsi que dans ie^ pot à colle forte du charpentier, le vase contenant" la colle est ajusté sur celui qui renferme l'eau , et "qui* est exposée l'action directe-du feu. • ' i
'2S5. Le bain d*eau, outre l'avantage qu'il a de' régulariser la chaleur et dé rentreiemr constamment^' loi*squ'il est nécessaire, à 100^,.peut ,'à catise dé laliqui* > dite du corps intermédiaire dont on se sert,- permettre > d-'en reconnaître facilement la température à l'aide fln thermomètre, et «de modifier l'action du feu suivant le cîegré que l'on veut produire. L'on peut donc ainsi soumettre un corps quelconque à toutes les températures comprises depuis la température ordinaire jusqu'à 100®. Si l'on voulait connaître, par exempte, quej eât le point de fusion delà cire ou d'itiie résine , il suffirait d'en mettre un morceau dans un tube, de plonger cèluioci dans l'eau, et d'en élever graduellement la température en y promenant le thermomètre j quidaitéii •
téH) MANIPULATIONS CWMIQTJE8.
faire coimaitr^ le degvé- Il ne s'agira plus alors d'observer le thermomètre à Tinstant pu la matière commencera à entrer en fusion* ,
236. Dans on laboratoire on n'a pas en général des bains d'eau, construits exprès pour tous les vases que l'un désire chauJpfer : on peut y suppléer au moyen, d'un poêlon d'une profondeur proportionnée à Tqbjet que l'on veut y ;nettre*,Il ne faut pas. que le vase qw l'on veut chauffer porte directement sur le fond du poêlon; il est mieux de leppser surune légère couche de paillci de foin ou de filasse» L'on doit placer en travers du bainr, une planche percée de plusieurs trous , pour recevoir le col des flacons et les maintenir ^roils ; il aufiit quelquefois, pour remplir le même objet, de les assujek*. tir avec de la paille. Cette paille aura également l'avan?. lage d'empêcher les soubresauts et les mouvemens trop brusques produits par l'ébulUtion de l'eau* U esl;> évident que si les vases touchaient immédiatement le' fond du poêlon , la tempëratùr-e pourrai! n'être pliff^ unifornie et çoputante ; qu'elle pourrait se transmettre. di^Qct^^c^n^ ^ f<><^4 du poêlon à la substance i, et' la dbâuffer beaucoup plus fortement qu'il ne serais cenivenahle.
237» Une capsule à evaporation peut servir de bain' d'eau ; pour cela on place la substance dans v^nfi capsule phis petite qu'on laisse flotter à la surface du liquide contenu dans la plus grande. Un tubei de vef re peut servir aussi quelquefois de bainr. • xiMirie pour un tubp d'un diamètre plus. petit; si la vapeur de l'eau pouvait porter quelque alté* ration dans la substance que Ton chauiTe , il suf* ^^ firait de \^ placer dans un tube beaucoup plua long que oduj. qui sert de bain*marie ( wt>ytfz lafigw^")*
BAIN-MARIE. t43
23S. Il est Bëcçssaire de porter une grande attention a ce q^ue la quantité d'eau qui se trouve dans le bain ne diminue pas assez pour mettre l4 bapsule qui flotte en contact immédiat avec lé fond, ce qui ne manquerait pas d'avoir un grand inconvénient pour la ^ubstancei que Ton chauflTe. Pour cette raison, comme pour plusieurs autres, il est souvent convenable de mettre une légère couché d'huile sur la surface de l'eau du baiut ^ip par exemple, le bain d'eau se trouve plac^ siirune lampe d'Argand ou un petit fourneau, l'évaporation s'accroît tellement à mesure que la température sfélève, que lorsqu'elle a acquis un certain degré, il aeviebt ^ensuite très-difficile de la porter plus haut, malgré l'activité de la combustion; il arrive même quelquefois qu'on ne peut pas la porter à rébullition, parce qu'alors le liquide perd autant de chaleur par l'effet de ('evaporation qu'il en reçoit du foyer. Mais$i l'on verse sur sa surface une légère couche d'huile , celle-ci empêchant l'évaporation, et par conséquent, la pefte de chaleur qu'elle entraîne, l'eau acquiçrt bien plus rapidement son maximum de temperature. Si l'on 4és»re la maintenir au-dessous du point d'éb^Ilition, on le fait avec une bien moindre dépense dé chaleur; Pe plus , l'eau n'éprbuvant pas une diminution sensible dans soû volume^ exige beaucoup moins àe surveillaipcê, et demande à être renouvelée moins souvent. Il ^Ut encore remarquer quç la substance contenue dana le Tase intérieur ne se trouve plus exposée à l'action de ia vapeur de Teau. Toutes les fois qu'il'est nécessaire que la chaleur n'atteigne pas le degré de 1 eau bouillanle, il &ut placer un thermomètre dans le liquide, et régler le feu sur le degré qu^il indique.
Zi9: Sii l'oi^çratipA que Ton fait et\f^ upe temp^
144 UANIPULATIONS CHIIIIQUÊS.
rature supérieure à celle de Teau bouillante, il faut, au lieu (Veau pure , se servir d'une dissolution saline ou cle rintcrmcdiaire d'un métal en fusion. Plusieurs dissolutions peuvent être employées à cet effet, et comme elles n'entrent en ebullition qu'à une température supérieure à 100®, l'on pourra obtenir tous le^ degrés de chaleur depuis l'eau bouillante jusqu'à leur point d'é« bullilion.
Une dissolution saturée de bitartrate de potasse
entre en ebullition à . , lût®
Alun 104 .
Borax 105,5
Sel commun 106,6
Tartrate de potasse ••113
Muriate d'ammoniac •«•••'. il 3
Nitre . • . . 114
Sel de la Rbchelle. . • . 115
S'il faut une température particulière, celle, par exemple, de 112®, ou pourra l'obtenir de deux manières : premièrement, en choisissant une dissolution qui, lorsqu'elle est saturée, entre eti ebullition à ce degré , comme celle de tartrate de potasse : dans ce cas il.suffit de la tenir bouillante^ pour avoir la température voulue; secondement, en ajoutant a l'eau une quantité suffisante d'un sel capable de donner une dissolution qui , bien que non saturée, exige une température plus élevée pour entrer en ebullition , le thermomètre indiquera alors le degré que l'on cherche. Le sel de la Rochelle et le sel de nitre sont trcs-convenables pour cet usage, puisqu'ils élèvent la température jusqu'à 1 14® ou 1 lô®. Un peu d'huile répandue à la surface de ces dissolutions salines produit un effet aussi avan*
BAINrMilKIS. . ' III
tageux que pour Ycm pure (238). Von doUd^ g€fa#r4, dans ces espérieziceSy rechercher les &elsi(|ûi soqI;^ la fois peu chers, et sans action sur les vas^dopt oa ^n 3crt.
240. Les Jsains de dissolutiqn sf^ne peuvent fl^ev la température jusqu'à iB2^s niais,||)our une tf^i^péra ture supérieure, il faut nécessairement avoir reoc^Wl^ aux bains métalliques. Les dissplulicNtiS3»al^p^,l5>p4., outre TavanUge de rëconomie ,. celui d'une temp^TAr ture. qui ne peut pa^ dépasser un cçrui^, degré* ^^^ bain^ mélalliques au coptrair^ sont lourde ^t ditoenjdieux , et ne peuvent en général être faitç. quo $i^pji^ petite éch^; leur principal usag^ consiste à pmyi^if exposer unç substance à une chaleur progresskeme^^ croissante , et à dé|terjaûner au moj^.d^theïinamètre quel estie degré partieulier auquel se prodyii tel^qii ud phàfiQfnène.
241 . Le mercure est, parmi tou»leismét,aux, celqiqi^ se pr^sisute^ naturellement comiaç )e ;pji^ çoi^ei^blê pour t3|^ usage. ÎVvçc quelques précautwin&, oa,p|amt^ avec son secours , obtenir toutcis l^s ^ç»2pérAturesJci%qu'à^SO^ou 300*,,?urtquVsi le mercure estcontei^ii dan» un tube ; mais si^'onagit à vase ouvert , comm^ d^^ creuset ou une capsule, Ton ne doitpassepecn^r^^ dépasser 230% car Ton s'exposerait, non^eul^i^eatàperdre une portion de mercure par Feffet de ré^ap^çg-a^ipi^, mais il pourrait çn résulter des inconyénieQapoiii'j^'pp^ ration et des dangers très-graves pour Topé^evr.. '*
. 242. L'alliage fusible composé de bism.u(ii8^î|3çfi^ • ♦ . • > plomb S -., , ^
qui fond avant 100% est extrômwent . cDnvcaiable pour fournir toutes les tempéiatures jusqu'au xouge; * IC
Ill MARIPULATIOMS CHIHiQUES.
lèaib il a rîncôttTënicnt, lorsque 1 on atteint cette tem- ^ëratûre, é^ former à la surface une couche d'oxîde qui augmenté continuellement. L'on emploie le plomb et rétain pour les températures au-dessus de leur point dé h^tok : le premier fond à 220% et l'autre à a60«.
» 24*. L'ôïi peut, pour ces baiiiy métalliques, employer ée^ lùbés de verre jusqu'au point où ils commencent à aè^l^Amôttir T l*on pourrait égalemient employer des cap- •^1^ , mafe seulement pour de petites qtiantïiés , car il i^k toujours dangereux d'y mettre une quantité fk^iiâéràble d^ métal. Des crejpsets dcT terre sont en plierai àssèz^convèriâbles ; cependant touteà les fofe que î W^rc ÉVLT des quantités un peu fdrtes, il vaut iniéux %é servir d^un creuset ou d'une capsule de fér . •'» ï 2*4. Xe tlMii-momètre au mei-curc peut servir pour <lè«her la température jusqu'à 848« , maïs il fauï qull soit ouvert par le haut pour les degrés au-dessus derSO* , if^t" les raisons que nous ferons conndtre plaâ tard t2è6'). F(mràTii^ eitàctement la température dubain, Vëà^ààit promena le thermomètre dans leCquide, •Hfln de Ifa rendre uniforme; ou de prendre là tem- «tJéràturc moyenne de toutes ses parties. ïl faut égâ- 'lènn'eiït promener dSans Hntérieur du l>aîi;i le tube Viûî rfetiffernké le corps soumis à Tactioii de la chaleur. 'liOirsW^)» emploie des métaux autres que le mercure , 'Pon liiet à la stîirfiice une couche de suif ou de résine , <ml J^oppose à Toxidation lorsque la chaleur ne doit pas être portée au-dessus de 37 0<^; mais à une température plus élevée , les vapeurs produites parla décomposition de ces substances pourraient incommoder. Quand le bain métallique est très-échaufiFé et couvert d'une couche d'oxîde, il faut avmr soîn , en introduisant fe corps que Y on veut soumettre à son a<K;ion, d'en nettoyer la sur-
BAINS D* ALCOHOL 9 d'aIR CHAtJD. 117
fiice et dd ramener I'oxide sur Tun des bords ^ afin d'éviter qu*}l ne se forme une croûte trop ëpais&e qui pourrait s'opposer à l'égate répartition de la témpé*' rature.
tiS. Il est des occasions / à la rériié peu fréquentes / dû il est nécessaire d'avoir une température constante qui ne s'élève pas à 100*. Comme daiis la préparation de l'oiide de chlore extrait du chlorate de potasse par l'acide sulfurîqne , il convient alors dé ^aire chauffer le tube qiii renferme le mélange , dans de l'alcohol rectifié ou étendu d'eau ; la température ne s^élevant pas, dtoS te cas, aussi haut qu'avec l'eau seule, Ton est moins exposé aux explosions qui pourraient être produite» par une chaleur plus forte. .
24 6 • L'air échauffé est, dans plusieurs circonstances , un très-bon moyen de transmettre la chaleur , et nous de^ ^ons par conséquent l'examiner ici sous ce point de vue. St la disposition à^ fomrneaviriable (152) permet de se l^rocurer facilement un courant d^âir chaud , à l'atide a'une légère modification , l'on ne doit jamais négliger dé le &ire. Il suffira pour cela de placer une bouche de chaleur à l'une de ses extrémités; mais en général il est péut^tre plus commode d'employer à cet effet te courant d^ir çhaxid résultant des produits galeux fournis par des
lampes ou par de petits four- X, ii lieaux. Un tuyau en entonnoir soutenu au moyen d'un trépied à une certaine distance au-desr sus d'un fourj^éauy {voyet tes ^ttw) remplit très-bien l'objet qu'on se propose. Le courant d'air peut être dirigé verticalementy ou bien dans une position
148 MANlPULATiaNS CHIMIQUES*
oblique, au moyen (Tpn coude, et ronpeutàvelonlé eii inodérer l'action en rapprochant ou éloignant le fourneau placé au dessous y ou en augmentant la longueur du tuyau. Ce courant d*air pourra servir avec avantage pour faire des dissolutions et des distillations àuQedouce température, pour chauffer des flacons^ desmatras, étc«, et pour sécher des appareils électriques. Il est facile aussi de ralentir 1 action du feu en fermant les trous du cendrier , ou de Taccroitre en ajoutant du combustible sans déranger la partie supérieure de Tappareil.
247 . L'on substitue quelquefois une lampe d'Argand au feu de charbon de bois, et Ton obtient une* chaleur assez considérable kn plaçant une plaque de métal, telle qu'une feuille.de cuivre d'ua pied carré, à un poucf environ au-dessus de la cheminée de la lasape. Cette flaque brise le courant d'air chaud et de vapeurs qui sort de la cheminée, elle s'échauffe promptement^ et devient alor^ très-utile pour faire sécher des filtres ou pour chauffer un appareil électrique ; Ton conçoit , sans qu''il soit besoin de le dire , que toutes les sources de chaleur que Ton emploiera ne doivent donner ni fumée ni vapeurs!
248. La vapeur est, dans bien des circonstances, ud. excellent véhicule pour la chaleur, tant que l'oji n'a pas besoin d'une température supérieure à 100*. Si l'on a à sa portée une chaudière à vapeur, il suffira d'y appliquer un tube à robinet, et de conduire cette vapeur dans un vaisseau fermé contenant les substances que Ton veut chauffer. Ce vaisseau pQuh*a être un poêlon pu une boite en cuivre ou en fer-blanc , munie d'un couvercle percé d'un certain nombre de trous, pour laisser passer le col des flacons et des bouteilles qa'il doit contenir.