Le beau papier à filtrer est difficile à trou
CHOIX mi PAMIR A PlLTSSa. S4S
ver; soa'ilnportance est cependant assez grande pour qu*on ne négligé rien pour s'en procurer. Il doit ^ quoique poreux /être assez solide , ne .pas renfermer de substances étrangères , et ne point laisser de. résidu après sa combustion . i I f/ . *
502. Les papiers les plus convenables sont le pa^er brouillard y et les papiers blancs fins non collé6.:.OEi juge de sa porosité , ou de son collage plus ou.moiils fprt, en le portant sur là langue, et observant s'il en absorbe plus ou moins facilement Thumidité. •«
5j03. Le meilleur moyen déjuger de lapureté>dù papier est dele brûler, et d'en examiner les cefidres: il sera d'autant plus convenable pour faire des filtres» qu'il en fournira moins. Une demi-Ceuille ne doit, pas en donner plus «d'un grain et demi à deux grains ; si elle en produit davantage , il faut s'assurer de la quantité de matières solubles qu'elles contiennent, afin d'être prévenu d'avance des impuretés qu'il pourrait céder aux dissolutions dans des expériences délicates. Dans des rccherclies minutieuses , on a souvent occa* sion de s'apercevoir de^Ia présence de l'acide sulfnrique provenant du sulfate de chaux qui se rencontre dans le papier à filtrer.
50i et 505. 11 faut avant de préparer un filtre examiner attentivement si le morceau de papier ne contient pas de trous. Le filtre le plus simple se fait en
ployant un carré dé papier deux fois dans des directions perpendiculaires, de manière à anlÉker les quatre coins les uns sur les autres; en séparant alors un des coins des trois autres, on obtient une cavité en forme de cônç irrégulier ^ Comme l'adhé* rence du papier > wr les parois de l'entonnoir, oppose
248 HAmPVLATIOtlS OHlMtQVBS.
promptemept un obstacle au passaj^e da liqaide ^ I'ope^ ration se trouve retardée. Pour obvier à cet inconvénient , on a proposédifférentes dispositions qui ont pour but d'empêcher le contact du filtre et de l'entonnoir , afin délaisser des issues libres pour le liquide. Lavoisier yeeommàndaît d'employer des baguettes de verre, plaoëes le long de Tentonnoir, avant d'y mettre le filtre. Dans le même but on s'est servi de brins de paille; il est certain qu'on ménage ainsi de petits canaux parlésquels le liquide ft'écoule facilement. Quelques chimistes font usage d'entonnoirs cannelés ; mais il est difficile de donner à ces cannelures assez de profondeur pour que le papier ne les remplisse pas bientôt , et n'y demeure pas adhérent; alors elles deviennent absolument inutiles.
506. Le meilleur moyen est de ployer le papier de manière à ce que les cannelures soient formées par les plis eux-mêmes. A cet effet , après avoir doublé le papier, ou l'avoir reployé sur lui-même > chaque moitié <est pliée en quart, et chaque quart en huitièmes, les plis étant tous du%iême côté , et disposés en rayons,
La figure représente le papier double, divisé ainsi en huit parties.
Chaque huitième doit être ensuite divisé par moitié par un pli en sens inverse, mais partant toujours du centre; le papier,
ainsi préparé, a la forme d'un éven-
^ tail, ainsi qu'on le voit dans la figure
ci«^nte. Il faut alors couper les angles saiUans à peu près en a, après quoi on le déploie , en séparant d'abord les plis les uns des autres, mais sans déformât les arêtes qu'il présente dans sa longueur. Le pi^ieit
$6 lrou¥e ainsi divisé en parlies égales foreimt ém angles alternativement ren trans et saillans^ excepté aux deux bords bby oii deux angles . saillans se tfoiivent contigus. L'espace compris entre ces deux angles doit être ployé en amenant les deux arêtes Vnne eontre l'autre, et serrant le psqpier jusqu'au bas» de façon à iortner entre elles un angle rentrant; on en fera autant
de Tautre côté. Donnant alors à lu pointe la forme convenable» en faisait ressortir la partie qui pourrait être ployée en dch dans y le filtre est abhevé, et il ne reste plus qu'à le placer dans un entonnoir. On en voit la figure ci*jointe* â07« Lorsqu'on fait un filtre, il faut avoir soin de ne pas ployer le papier jusqu'à la pointe , mais des'ar» rêter à un demi pouce environ au*dessus (voyez là dernière figure) , car sans cela cette partie serait tellement éraillée par la réunion de ces plis , qu'elle ne serait plus capable de supporter la pression du liquide. Les angles du filtre doivent être distincts et aigus; il faut produire cet efiet par une seule pression et sans passer les doigts à plusieurs reprises. Il ne doit présenter dans toute son étendue aucun faux pli. Il faut toujours •manier le filtre légèrement, et ne jamais l'ouvrir plus qu'on le voit dans la dernière figure. Il vaut mieux conserver les plis serrés et le filtre aussi réuni que possil^ y l'enfoncer légèrement dans l'entonnoif, et laisser au liquide qu'on y verse le soin de l'ouvrir. Lorsque le filtre a été bien fait , les angles extérieiups des plis y quand il sera étendu par le liquide, s'appuieront sur les parois de l'entonnoir à égalcAdistances les uns des autres, excepté aux deux c6téftopposé$ oil ae
348 HANirULATlOK» CHIMIQUES.
trouTent de plus petites divisions , et à moins qu'on ne le charge beaucoup , les angles à la partie supérienre resteront presque aussi aigus qu'avant Tiiitroduction du liquide.
* 508* On distingue les deux espèces de filtres dont nous venons de parler par les noms de filtres unis ^ de filtres kpilsf les uns et les autres ont leur utilité spéciale^ suivant les cas. Lorsque l'on a en vue de purifier et d'éclaircir le liquide seulement > on y arrive plus promp* tément et mieux avec un filtre à plis; mais si c'est au contraire le précipité sur lequel on veut agir, il est sonvent préféi^ble de ne pas l'étendre sur la surface irr^gulière et très-grande d'un pareil ^Itre , un filtre uni le retient sur une surface de moitié moins d'étendue. L'uniformité d'épaisseur qu'il présente d'ailleurs dans toiites ses parties rend le lavage plus facile ; et le filtre étant ouvert 9 le précipité se trouve étendu en une couche égale y sans être divisé en plusieurs parties comme dans un filtre à plis.
509. Si on pensait qu'un seul filtre fàt trop faible pour soutenir la masse de liquide qu'on veut y verser^ on pourrait en employer deux. Lorsque Ton fait usage de deux filtres à plis , il iaut les faire ensemble en prenant un papier double ; mais si l'on se sert de filtres unis 9 on les fera séparément , on les mettra l'un dans l'autre , en ayant soin que les trois épaisseurs de papier du premier soient en contact avec la ^paple épaisseur du second. On peut quelquefois renforcer le fond du filtre qui , n'étant pas soutenu par le verre , doit supporter la plus grande colonne de liquide , sans cependant retarder la filtration à la partie supérieure, où elle doit être le plus libre possible, on place pour
FILTRATION , XAYAOf MES FRftaPITES, 249
celft dans le fond de I'^itoimoir un très-petit filtre ^ans lequel on introduit la pointe du plus grand y à laquelle elle sert de support.
510. Le filtre et Tentonnoir étant prêts et placés dans Tun des trous dont il a été question (500), audessus d'un verre destiné à recevoir le liquide , on y versera le mélange que Ton veut filtrer. Il faut éviter de le jeter de trop haut dans le centre du filtre , et le verser sur les côtés de celui-ci , en diininuant autanjt
que possible le choc qu'il produit en tombant; i| convient pour cette raison , de le faire couler le long d'un tube ( 369 ). Lorsque la première portion de liquide qui passe n'est pas claire , il faut la remettre dans le filtre, et changer le récipient. Les matières solides 9 en s'appliquant contre les pores du papier, ne tarderont pas à rendre le produit filtré parfaitement limpide; mais il est des cas particuliers où l'on est obligé, comme par exemple lorsqu'on veut séparer de l'oxided'étain , d'employer un double filtre; On ne xloit placer sous un filtre que des vases qui puissent, dans le cas où il viendrait à rompre , recevoir tout le liquide qu'il contient. Cet accident arrive rarement, mais encore faut-il le f^révoir.
511. Lorsqu'il est nécessaire de lavei* la substance que l'on sépare au moyen du filtre , il n'est pas indifférent de verser tout à la fois ou par petites parties, la liqueur qui tient le précipité en suspension. Dans le premier cas , te précipité se dépose sur le filtre en couche molle, présentant dans le milieu une cavité proKmde. Dans le second , au contraire , celte cavité disparaît par l'addition. successive de la matière, et l'oa n'a pas par conséquent autant. de fiicilité pour opérer le lavage que dans le premier cas.
51}. n he foot jamais perdre de vue que lelarefi» d^an précipité humide qui ren^litla majeore partie de la capacité du filtre ne peut se faire qu'après un tempB .fort long j si Toû se contente de iaire passer de Teau à -travers; car le liquide s'échappera toujours de préférence par les endroits qui offriront le moins de résistance à son passage ^ et ne se répartira pas également dans toute la masse.
dl3» Il Gonyient, lorsque le lavage doit être long^ d'employer un entonnoir plus grand que le filtre , afin depouvoir y adapter un oouvercle qui s'oppose à l'étaporation.
514. 11 est parfois nécessaire d'humecter le fihre ayant d'y verser la dissolution j particulièrement lorsqu'on veut filtrer des dissolutions aqueuses de matières végétales épaisses et adhérentes; il en est de même pour les dissolutions de sucre. Pour la filtration des teintures végétales alcoholiques > il faut préalablement mouiller le fihre avec de l'alcohol pur. Les huiles fixes, les huiles essentielles y celle de naphte et autres corps semblables , mélangés - avec l'eau ou des solutions aqueuses dans lesquelles ils ne sont pas solubles , peuvent en être séparés par le ffUre , en mouillant d'abord celui-<;i avec de l'eau pure; dans quelques cas rares ^ une substance peut être séparée d'un «autre au moyen du filtre , en imbibant celui*ci avec l'une d'elles.
dl5* Il es^ quelques substances, qui filtrent mieux à chaud qu'à froid; telles sont les huiles en général, et certaines dissolutions; d'autres, comme le beurre de cacao et le. suif, exigent nécessairement une température un peu élevée. Il faut alors prendre toutes Jes précautions^ convenables pour «pie l'entonnair conserve la chaleur donnée à la substance , en rentoureiit
FILTIATWI f BOOTIUJLI A. Utf BR. t51
d'une eavdbppe de laine , en le plaçant avec son récipient sur le bain de saUe ^ et &i recouvrant le tout d'une botte qui forme comme une espèce d*étUTe.
*5 1 6. Dans les filtrations d'alcohol ou de dissolutions alcoholiques, il &udray après avoir mis le filtre dans l'entonnoir, le couvrir, comme on l'a dit ci-devant -, aiin de prévenir autant que possible l'évaporatton. Dans lei'opérations^analytiques , le filtre doit être éga* lement couvert , afin d'empêcher tout dépôt des sub* stances à la partie supérieure. Les couvercles ne doivent jamais toucher le filtre , mais reposer sur les bords eie l'entonnoir.
51 7. Lorsqu'on opère sur de petites quantités, il fieittt ne se servir que de très-petits filtres, afin qu'il y Ait
moins de liquide d'absorbé. Dans tous les cas, il faut toujours disposer l'en^ tonnoir de manière à laisser une issue à l'air qui se trouve chassé du récipient, par l'introduction du liquide.
518. Pour les opérations que nous venons de décrire, la bouteille à laver (373) sera d'un grand secours, surtout si l'on agit sur des filtres et des précipités peu considérables. Indépendamment de là bouteille à laver, il en est une autre dont l'usage est recommandé par M. Berzélius; elle diffère de la précédente, en ce que le bouchon ne porte point d'échancrure , et qu'il ferme au contraire très-hermétiquement ; le tiibe qui le traverse est d'un diamètre intérieur très-petit« La bouteille étant remplie d'eau » moitié ou aux deux tiers , on la renverse , et en soufflant par le tube dans cette position , l'on comprime l'air dans la partie supérieure; sous l'influence de cette pression, le liquide •'«chiq^pe par te tube en un fllei trè&-mince avec une
2&3 HAIIIPULATIONS caiVIQCBS*
yitesse plus on moins grande* Ce filet y dirigé contre les différentes parties du filtre , en détache le dépôt , et le rassemble dans la partie inférieure.
519. Quand on a besoin d un filtre tellement graifd que le papier seul ne serait pas assez fort pour supporter le poids du liquide, on attache un morceau de drap à un châssis carré en bois léger, de manière à ce qu'il ne soit pas tendu; on place dessus une feuille de papier à Cltre , puis on passe le liquide. '
520« Si l'on ne veut séparer du liquide que quelques impuretés très-apparentes, la filtration s'effectuera plus .promptemcnt en plaçant dans le fond de liientonnoir un peu d'étoupes ou un iporceau d'épongé légèrement pressé. Lorsqu'on a besoin de filtrer des acides , il faut les passer sur des fragmens de verre , disposés à peu près comme nous l'avons dit en parlant de la lixiyiation (387). * '
521 . H est une autre manière de séparer un liquide des matières solides qu'il tient en suspension , c'est de laisser déposer celles-ci avant d'enlever le liquide. Ce procédé, qu'ont recommandé Lavoisier et Berzélius , est, dans quelques expériences d'analyse, bien préférable à la filtration.
&22* Il convient daiis ce cas de se servir d'un vase à bec (343, 369), au jnoyen duquel on verse directement le liquide, ou mieux encore , d'employer le syphon ordinaire dont on connaît la forme et l'usage.*
&23| 524 et 525. Le lavage par décantation e»t bien
plus aisé et pins parfait que celai par filtration , mais il exige une'plus grande quantité d'eau. Il consiste à décanter le liquide surnageant le précipité, et à le remplacer par de nouvelle eau dans laquelle on le délaie de nouveau. On lai#e ençuite déposer cette eau que l'oit décante , et Ton recommence l'opération jusqu'à ce que l'eau n'entraine plus rien de soluble.
&26. Lorsque la s^ubsiance a été suffisamment lavée et qu'elle n'est plus couverte que d'une petite couche de liquide » il faut , suivant les circonstances , la remettre dans une capsule pour le faire évaporer (comme on le verra section XI), ou bien la jeter sur un filtre pour achever de séparer le liquide, ou enfin enlever ce« luî-ci avec du papier brouillard (69). Ce dernier procédé s'applique, sur tout aux substances qui se précipitent rapidement et sous un petit volume, tels que le chlorure d'argent, l'oxide de tuivre, le carbonate de chaux, le sulfate de baryte , etc.
S21. Il est encore quelquefois très*commode 4'opérer la décantation au moyen d'un siphon fait *avec quelques brins de coton que l'on kumeete , ou avec un morceau depapier plié et recourbé. Lorsque, dans une capsule qui contient un mélange de fluide et de matière solide, on fait plonger l'extrémité du eotou ou d'un morceau de papier de manière que l'extrémité qui est hors de la capsule descende plus bas que l'autre , le liquide s'écoule par cette sorte de sypbcn , et la mâtine solide demeure à sec.
ÔJ28. Le lavage de certains corps exige les mêmes précautions que nous avons recommandées pour assurer une séparation plus prompte des précipites (480 , 483). Ainsi* le bleu de Prusse doit toujours être lavé avec de'l'aôde muriattqqe étendu d'eau (482) , et
lo ittUate dehêtyte ateb d« l'eàu ai|;mgée dW pMi d'acide nitrique et à chaud , si cela est possible*
629 et 530. On rencontre des circonstances dand lesquelles il iaut sparer des liquides qui ne sont paa aiisôeptibles de se dissoudre mutuelleiient. Quelquesunes de ces séparations ne présentent aucune diffi» culte, surtout quand les matières sont de peu de faleur ; mais d'autres , au contraire , exigent de grands soins I soit parce que les matières sont précieuses , soit à cauae de leur nature dangereuse. Il a déjà été question d'une séparation de ce genre par filtration (514). Dans d'autres cas-, il suffit de verser les liquides dans un entonnoir humide ,. fermé par le bout avte im bon bouchoui et deles laisser reposer sur le support à filtre jusqu'à ce qu'ils se soient séparés ; en retirant ensuite lé« gèrement le bouchon, cm sépare entièrement le liquide inférieur du liquide slupérieur. Les entonnoirs à robli* net sont principalement destinés à cet usage^
m» Un autre instrument fort commode est celui
qu'en désigne sous le nom de pipette; c'est un
tube de terreau milieu duquel on a soufflé à la
lampe une bdule , et dont on a effilé une des extré*
mités afin d'en rétrécir l'ouyerture. En enfonçant
/ \cette partie dans le liquide, et aspirant avec la
\ x bouche par l'autre bout , afin de faire du vide , !•
1 1 liquide s'élève dans l'intérieur, et le remplit bien^.
^V-t^t $ appuyant alors le doigt sur l'ouverture' supé^
rieure, on retire la pipette , et Ton vide la liqueur dans
wsk autre vase*
532. On peut encore £ûre un instrument fort com« ■lodiB pour séparer de pecitea quantités d'un liquide pfëeieua, avec bn ntofceàu de tilbe de Verra à'éa* iriron Un tiers cm un quart de pouce de diamètre.
11 si^t d'en éiireranepartieàla lalDpa, I de manière à la rsadre capillaire préi de la conrbure , comme On le toU dana lafigure. Après avoir fermé à la lampe l'extréroité a, on verse dans le tube les liquides mélangés , et on Im laissa se séparer par le ropos; si l'on brise alors l'extrémité a, et qs'oh incline If' tube , les liquides sortiront l'un après l'autre. Cette séparation se fait ' encore avec plus de facilité lorsqu'on place le bec a contre la paroi du récipient, de manière à produire, non mie suite de- gouttes , mai^ un petit £Iet continu.
533. Enfin les seringues en verre offrent aussi un moyen commode de séparer des liquides. Un instrument de ce genre, semblable à celui représenté dans la figure, peut, par exemple, être fort utile dans les +. opérations sarrazotane(l).
^ L'étoupe dont est recouverte la tige qui forme le piston , étant humectée d'eau , suffît pour intercepter l'air; on peut même, lorsqu'il n'y a pas d'inconvénient , laisser en dessus et en dessous une légère couche d'eau. Lorsqu'on approche le bout de la sexinguejdes globules d'azotane, et qu'on tire le piston, la substance entre dans la seringue, et l'on parvient à en tirer plusieurs globules en tenant l'instrument dans la position qu'on lui a donnée dans la figure. On peut ensuite la transporter dans d'autres vases , et même la faire sortir par le bec , totalement privée d'humidité.
<i)Bnii^. HHiulBtChiBiituy,i.358.
356 MAlftPlILÀTlONB CaiVlQOES*
A cet effets renversant la^erin§;ue le bec en bas sur une feuille de papier à filtrer, et poussant légèrement le.piston f, l'on fait sortir d'abord toute l'eau qui pourrait se trouver au-dessous de l'azotane, et lorsqu'il ne reste plus que ce dernier, portant le bec de l'instrument dans un vase préparé pour le recevoir, on le fait écouler en continuant de pousser le piston. On peut de la même manière séparer d'autres liquides pèsans du liquide qui les surnage; mais lorsqu'on se sert de l'instrument pour des liquides légers , il faut remplacer par une bulle d'air la portion d'eau qui , dans le premier cas, peut se trouver au-dessous du piston.
mr-
eniSTALtlSATlON. t67
SECTION X, Dc la cristallisation.
534. La cristallisation est une des opérations lei phis utiles et les plus importantes du laboratoire. Elle nous fournit y dans beaucoup de cas , les moyens d'obtenir les corps à l'état de pureté. C'est ainsi que la cristallisation de carbonate de soude produit un sel pur au moyen duquel on peut obtenir la soude à son plus grand état pureté, et que l'acétate et le nitrate de la même base peuvent fournir cet alkali également pur. C'est par la cristallisation du bi-carbonate de potasse ^ du bi-tartrate et du nitre « que la potasse se trouve dégagée des autres alkalis ou des terres qui l'accompagnent. Le sulfate de magnésie , le sulfate de nickel 9 le nitrate de baryte cristallisés donnent ensuite U magnésie^ l'oxide de nickel et la baryte à l'état de pureté; enfin , après avoir fait cristalliser le nitre et le sel marin ^ on parvient à en extraire aussi purs que possible lea acides qu'ils renferment. Un avantage non moins précieux de la cristallisation résulte des formes constantes et déterminées y des caractères particuliers qu'elle imprime aux differens corps ; ce qui offre au chimiste la facilité de les reconnaître 9 de les distinguer et de les séparer lorsqu'ils sont mélangés les uns avec les autres.
535. La cristallisation s'opère toi^ours en rendant mobiles les particules d'un corps solide par la dissolu*' tion I la ftision ou la vaporisation. 1^ ne &ut pas oepeU"*
t j8 MANiptLiTMift emmguEs.
dant en conclure que ces moyens soient les seuls qui ^puissent faire prendre aux corps deà apparences cristallines y car il existe plusieurs fails qui suffisent pour dëniontrer qu*un corps peut quelquefois passer à Tétat cristallisé sans dépouiller pour cela Tétat solide. La cristallisation dubasaUepar le refi*oidissement, comme l'ont prouve les expériences de M. Watt(l), celle du Terre échaufTé, du sucre candi, et même les change- *iiieiiSsjponii|nés qui, en peud'années, rendent fragile le - fil d« laiton , sont des effets de ce genre qui viennent à Vappnt de notre remarque.
' £86. La cristallisation des dissolutions aqueuses s'o* '.père de deux manières» par le refroidissement d'une dissolution chaude , t)u par Tévilpgration lente d'une dissolution froide. Le premier moyen est sans contredît fomejlleur, mais il faut pour l'exécuter que la substance sôh plas soluble dans l'eau cluiude que dans l'eau froide, puisque la première condition pst d'avoir une dissolution chaude assez saturée pour déposer des cristauii en reprenant la température ordinaire. L'on peut y parvenir à J'aide des moyens indiqués (1352), ou faire évaporer une dissolution froide jusqu'à ce que la substance cristallisable s'y trouve en quantité suffisante. (Fbyêt êe^lion XI, Evaporaiiam.yVa moyen facile 4® •assurer fi la dissolution est assez saturée est d*çn porter une goutte sur nn plateau de verre avec une baguette de même matière (61), et d'observer s'il Vy forme dies cristaux à mesura que la températupe f'abatMe(t5S).
&37« Lovscpie la dissolution est bien saturée , en ia ittiM sHl est néeessàire , puis on la laisse refroidir sans
y toudier; plus le refjroidissement 'est lent, ptus le6 -erisuux sont Tolamineux. Cette opération se fait ~4lans des poêlons , des capsales on tout autre vase -convenable , suivant la quantité et lanature de la sul> -atance. On doit cependant faire attention à la forme, •:«t n'employer des vases peu profonds que lorsqu'ofi :vent obtenir une «couche de cristaux en très*peu de • temps^f dans ce cas, on laisse le tout à découvert. En général , le liquide doit avoir une profondeur du :' tiers ofT de la moitié du diamètre de la surface. Il faut 'ûe plus couvrir le vase , sans quoi il se formerait p«: l'évaporatîon une croûte de cristaux à la surface supérieure qui' altérerait la régularité des autr-es. Pour \rendre le refroidissement plus lent, l'on recouvre te tonf; diin morceau de flanelle ou de 'drap , ou méiiie d'un cène de papie#.
Il est à remarquer qu'une dissolution très-saturée , Refroidie rapidement, agitée pendant le refroidisseasent, produit une cristallisation confuse, irrëgulière, «M pr^entent que des cristaux foft petiu, tandis qu'avec une dissolution modérément saturée , refroidie gnuluellement sans agiter la liqueur, la cristallisation est régnlière, et fournit des cristaux gros et distincte. L'expérience' seule peut apprendre de quelle maniée «t dans qudieit proportions chaque substance veut être traitée,
' Â3t 0t $39. Poar opérer la eristaltisatîon par una
evaporation spontanée, il faut que la diissotntion soit
- saturée à la température ordinaire ; et , ce point obtenu
'à l'aide des moyens indiqués (3£S), il fkut donner ati
liquide une plus grande surface que dans le premier
cas; l'on se sert alors de capsules connues sous le nom
de capsules d'évaporaiion* Qn VM U diisolutim 4ws
S60 . nàwarvhkiiofiB chouquis^
nn enclroit sec et exposé à un courant d'ftiri afin iqiie la Tapeur qu'elle dégage puisse être emportée facsile» ment; on Ty laisse pendant un espace de temps assez considérable. Il faut en outre avoir soin que la capsule soit à Tabride la poussière, ou de toute autre impureté, puisqu'elle doit rester découverte; ou bmi étendre dessus un linge sec , ou une feuille de papier à filtrer, Inais cette précaution retarderait beaucoup révapûratton.
5 40. C'est par l'évaporation spontanée qu^on obtîebt les plus gros cristaux. Parmi les premiers formés on choisit les plus parfaits , que Ton remet dans la dissolution; ils augmentent de volume à mesure que l'évaporation avance, etfinissentpar devenir d'une grosseur considérable. 11 faut les retourner tous les jours , afin qu'ils puissent croître également fur toutes leurs dees.
541. Il est un procédé qui tient le milieu entre les deux qu'on vient de décrire , auquel on peut sauvent avoir recours avec avantage. Il consiste à placer le soir, sur un fourneau dont le feu s'éteint , une dissobtioiL à moitié saturée que Ton met sur un bain de sable, et qu'on laisse ainsi jusqu'au lendemain matin. L'évaporation se trouve d'abord un peu activée ; et , comme en •même temps la température s'abaisse très-lentement, pn obtient souvent danâi un temps asses court une masse considérable de très-beaux cristaux. Le premier procédé est cependant préférable pour la plupart des sels, comme l'acétate de plomb , le sulfate de soude ^ le aitre, etc. , quifouriiissetit decetlemanicrede très*beUds crisullisatipns. Il n'est que quelques substances» tdle» que le sel commun y.le^borax, le sel de la RoQhelle(l),
0) Titrate de potatsk et '«l«M»aèe. ^A. 8«- .
CRIST ALLISATION y tAOcioÉ OU 9. WOLLISTON. 36l
le iulfiitiBi de potesae,' 'etc. , poor lesquelles . le second procédé conTÎeBne.mieux.
âi2. Un procédé très-curieux > et qui peut Atre utile dans quelques cas^ consiste à transformer plusieurs petits cristMUL en un seul de plus grande dimension. Le dseteuff WoUastosa , de qui je le ti^is , a bien youH m'avioriMr à en donner ici la description. Si, par exempte » Ton foit éraporer dans un verre de montre un peu de sulfate de nickel en dissolution atec un léger encès d'acide, la dissolution en refroidissant abandonnera> une foule de» petits cristaux ; laissant alors le tout pendant plusieurs semaines, dans un lieu soumis à Tinflttfinoe aunoqphérique, Taspeçt de la masse changera peu à peu , les petits cristaux disparaîtront , les plus gros augmenteront de volume, et enfin U n'en restera plus que qudqaesHins , ou même un seul fort gros» Cet effet eat d& à la plus grande étendue de surface que présentent < les petits crt&taux ooi^arativement à Irar masse; en serleque, lorsque par une légère élévation de tempéra^ture le pouvoir dissolvant du liquide se trouve aqg- . nanté^ les petits cristaux se dissolvent dans un rapport plus grand que ceuac qui sont plus gros , tmdis que par l^bakfement de la température le dépôt est le même sur tous. De cette ^manière, les^ petits cristaux finisscini: p^sefiondreattièrement, tandis qiiç les autres augmentent en v<Jume. On obtient ainsi très^souvent la séparation des macères étrangères , plus de perfection dans la ferme i et un crktsl plus gros que par tout autre moyen. Le même efifet se produit aussi quelquelbis avec des dîssolutians renfermées dans des flapoqs, Wles sont, par exemple, les dissolutions diacide çxalique, de nitrate de mercure , d'acétate de plomb , etc. :Af3. Pour lea substances insolublea dans l'eau , et
nÉème pour, qnri^w^wiics de eellet qui peutMil if y dissoudre, il faut avoir recours à d'auurss dissotraiiB* Là erôlaUiiaiitn de la potasse , dela.ebolesteriiié, de Ymvi%f dq sucre, ele. , pei&c s'effectuer an moyea de ' leut dissohitian daas TiUcobàl. La cristaUîeutioii dee ; selisUinaes en disaelttiieti aleoboliques'c^ tient ht plue > siWTent parrëvapcnrétioà spontanée 9 mais qvelifoéfbis-^ cependant on introduii» la dissolution danstine oernue^ > pour ;retirer par dbtiUation :iine partie de Taioelioi;!'' alors on laisse ordinairement rtfroidir etctletelUs^r kl • reeteda liquide dans le Tase distiUatpiM. On peic eili^« ployer encore féifaer snlforiqney l'essenu dé léré^y bemUne , et réther acétîqiae ^ lorsqn'o» ppèK êiÊt éai ^ sebsiBuees inconnues , afin de déeoovrtr qutdqnes ca^ : raetères qui puissent servir à les faire veCienuiltre«
6Aii C'est ici le lien d'indiquer rinfloenee qu'eaéren^' là présence d'one subsumeeaer la forme des crislâuk 'et la er îstalltseiion eUe<4néme d'une antre substsqcei '. Ainsf^les cristaux de nkre , provenant d'miedtseokiniai fornttnent ialprégtnëe.dê sel ccunuiun^ offrent one snv: fâce inégale, on recouverte df une fiinle dé petits cris*; tant tion ftdlwk^eos , tfu lieu de former nue masee ocmi- ' jMicte. Le sel oommuii y lêrsque sa dissolution cont i ent i de Tarée , on qu'on le £dt/CPt8t«Miser^daM Tisrinev eris» î tattise en oetaèdrè^. I;e même ëffot se pirodnit encoreir^ quoique plus imparfaitement , lorsqnil cristallisera Jn'' surface d'une distolution par evaporation. La fiimiecristalline de quelques substattoes éprouve entere deechangemens lorsqnettes cristaliisentdans des înfusiona^ animales on végétales, tin exemple tres^seomr^ntMe ^ de cet effet, et que nous devons signaler, à cause d#; làs grande diflSérence qn^l produit dans les apparelfOÉi^i pbysicpies de cnruittt tais, quMMpi'ildoive lefïtésentlr
^ e«t qe qui arrWe i(miidi ctti &U«|^.étl'iieidl(t ; 'sulfurique concentré aoi* les |>rodails em k dbUUstÎMÎ. ciH.de la decomposiiioii de rbîiile. Si 1 on wlaiige à^èc huit ou dix parties d'acMe Bid£Bt«4°^ ebni^mà^vne.. peftion de la matière que l-on obiieftt en oomprimtMU • ^z de rbuile, il 7 a produotion d'«n liqvidetioiri^.^ liquide ^e»du d'eae ^ filtre ^ et beiivertg pfcr^yaihtfiioil^ d«. earbonate de potesse en sulfate de gotésse^ jdoiiM t itetsSanèe àunsel qfai ,• oiâttaiHeé ,>pinéiqnle —le eppi* ' irence naérée et étailleuséi et n'a aucun, deaéeraeièiee^ exuérÎMirs du sulfate de potasse : âeule k difliiie— 11 ne proirient cependant que de la présenee .d'une sdb«t> stanoe étrangère qui West quelquefois mêlée au>eel': que daÈis la prcvpoption de un oé deux oeiitiènie« Gii)e même substance a eneore une influence plus niarc|àé« j sur le^ cristaux de sulfote de cuivre , et affecte atiséi4t > formé de la plupart dès substances salines. / > >
' A 45. On ne peu t pas toujours effectuer la aépsMftien' l des sels pai' la cristallisation. Les cristaux qu'on ob^ t tiendra d'une dissolution de sulfates de fer et de euitrf^ i par exemple y ressembleront aux cristaux du snlfiite dë^ fer^ mais renfermeront des proportions très^rarioblei ^ de sulfate de cuirre , qtli s'y trouvera même s6uveiit '' en quantité considérable ; quelquefois il y a formaitim > de sels -triples I comme cela arrive fréquemment «av^i lenickek Maïs ces cas pai*tîcoliem et quelquM auirëi'^ encicirë plut efctraordîaaires qui se pâ^éMuient patMi '^ dans iescristaUisiitiohs ^ ne peuvens s'sipprédiisr qM ]pèj^ ^ l'dbsertatîim «1 l'expérience. >
. âMé Si les dksolutioiis^ qui ont servi à totm^h \éé l cmtaut ne sont p^sf ures, ceux-q rmiétitïëhtiéUjttëti ^ une partie des imptuetée ^ il faut alors iéi i»édlMeadf>e pour les fture eristalUser de nouveau. AanéqcfêlqBM- ^
2U" KAIClPIILATlOlft CHIKI^IUIS^
cat f îl'ètt.«k$nie nécessaire d'avoir recours à tmelroH sîènàe crklallisatioQ pour les obtenir purs.
6é74 Lonqu'oa traite une substance inconnue on nmwiiiêage de substances, il n'est pas besoin , pour s'^awwar aï ia» criateEisation peut aroir lieu, d'o* ptfser sur de grsndes quantités , souvent même il estpiaS'avaBta§eu&de lefaire ea petit. Ces essais se faBÉidans de petits morccausL de matras, des soeoQi^^^daaciqpsul^, des verres de montre , etnéme sur. des ipkteaua: de verre (1234). Quelquefois l'oii teeuipe seulement un tvdie dans une dissolution ckaude, et^b. laissant sécher à l'air libre , on observe Vil s'j ferme nn dépât^trié , régulier et uniforme ^ ce qui in^ dâque la^^criataUbaticm. D'autres fois on transporte une genite de la dissolution froide sur un plajteau de verre que l'pn place aur la partie chaude du /bwrmaw^aèle , de manière à ce que le liquide s'évapore lentement, et l'im examine s'il sW déposé quelque matière solide sur la place qu'occupait . la goutte. Mais le meilleur n^eyen est peut-être de placer quelques gouttes de la dias(4uti<»i dans une capsule en verre , et de la laisser évaporer à la température ordinaire ; ou bien encore , si la substance dissoute est déliquescente, de la faire évap#rer: sous le récipient d'une machine pneuma-* tique, ainsi qu'on le verra, sect. XI. La couche de matière solide qui se sera formée devra être exa«» nÙAée. avec soin-, tant à la loupe qu'à I'mil nu , soit par réfkxioa ou par transmission de la lumière solaire , ou de celle d'une bougie , soit en plaçant d^nrière le plateau un objet noirci. Ddos tous ces essais , il faudra euminer scrupuleusement et de très-près , tout ce qui aura l'apparence cristalline, car la manière dont une cijo^ite cristalline se déchire ou s'écaille , présente
CElSTALU&^TiQil ) MQYKMS miTBKâ. 264;
ftouvmt des aspeci^ telleaient trompeurs /.qu- il &ut absolument avoir recours à la loupe.
£48. M* DanieU a îadiqué un procédé de dissec^ iÎQki (1) qui« quoique n'ayant aucun rapport ai^ec la prodacÛMi de& crista»;;;» est souvent d'un grand seconrs pour les séparer de masses amorphes , et mon r tMi? les rapports defoi^e qu'ils 6ni entre eux. IL con*. sisM à placer nn moarcean de la> sidisienoe dens im liquide capable de le dissoudre ; la si^ftee se tronvant ainsi enlevée y on aperçoit l'arrangement syméurique des parties intérieurles. Lorsque la substance ett pen soluble, comme l'alun » parexmnple , il faut en prendre un morceau d'un volume à pen près égal, à cdui de l'eau; le placer dans un vase de forme convenable , polir que l'eau puîsse^e recouvrir en tous sens»- etlaîs^er le tout pendant quelques ,)0iirs dans un lieu où la température ne varie point; On observera ensuite , enexaminant avec soin, que les formes cristallines auront été mises à découvert ipar l'action dissolvante de l'eau ^
£49. Les corps peu solubles, tels que le sulfate de potasse y exigent une plus grande quantité d'eau ; qaant à ceux au co^itraire qui le sont beaucoup , il fsiut, au. lieu de les plonger dans l'eau , les nsiettre dans une dissolution presque saturée de leur propre substance j afin qu'elle n'exerce plus qu'une légère action disaolvante. On peut examiner de la même manière les substances qui , insolubles dans l'eau , sont solubles dans les acides sans effervescence.
. â50. Ainsi qu'on Ta déjà dit , la cristallisation de quelques corps peut s'effectuer par la fusion > lorsqu'ils ne simt point solubles; c'est ainsi qu'on fait prendre
3êti' «Alit»»MtM«ft «liiiii^ii,
1< fiinao erisMlUne à plùsitufi i&étftttx^ ftti ioiifttî ail spermaceti , etc. Ce procédé tie réussit bien tfà^êH epé^ TW% sur des quantités asset considérables; Ton peut citer pour esemple b cristftllisalioii du plomb et éii biuauth. Le inétal ayant été fondu dans Uûc cuiller iti feri on placera la cuiller sur un bain de sable i dont la. chaleur, insuffisante pour empéeber la éwfâéé dé M sididifie^, soit néanmoins as^êft forte pour maintenir 1# ^ fond à rétat licpiido. Quand une croûte solide et aerà tbr« 'mée» oti la p^cera avec un fer rouge à deiut Mdnnli près des bords , et Ton fera écouler proHiptamimt 4a métal encore liquide. Lorsque ensuite on examinera la ■ portion qui reste dans la cuiller^ on la trouvera lapiaséar de cristaux intérieurement. Au lieu d'une ctiill^ a& fer, on peut se sertrir d'un creuset pour opérer la cristallisation des métaux , et d'un ballon de terre , otI « d'un irase quelconque; pour celle du aouffe» du sper^ . macéti et .an très substances semblables, lorsque Texpé^-^ rience se fait sur le soufre , il ne faut' pa$ trop élever " la température, car le liquide s'épaissirait, et détiendrait visqueuiE.
551. Si l'on veut obtenir des cristaux par la vapori^ sation , il fiiat se conformer aux instructions que nous avons données pour la sublimation (459, etc.), en sa ' rappelant cependant que la forme des cristaux sera • d'autant plus nette et plus rég^ulière , quo l'opéra^oif sera cdnduîta avec plua de lenteur. Il est toujours fa» : cile de faire cristalliser par la sublimation les nh*^ stances , téllen que le camphre , l'iode , la naphtaline , etc. ; mais pour se procurer dos cristaux da > corps qui exigent pour leur sublimation une tempe* ^^ rature très*élevée , tels que le calomélas, ou le sublimé corrosif, il faut opérer sur fk grandes quantités ; a^aa
CRIST ALiliâflMI I F#MUI JMIft OtfEt AUX. Si? '
avons dëjà traité de la manière d'effectuer la cristalli* saûen de riodigo (463).
552. Lorsqu'on examine des cristaux dans le but de déterminer leur forme , ,il faut |;énéralemen^ s'aider d'une loupe , et placer quelquefois le cristal à la lumière solaire , ou à celle d'une lampe y*afin deparvenir, à l'aide de la réflexion de la lumière «à découvrir toutes les faces planes. Pour observer plus aisément de petits cristaux^ on prend un peu de lut, coûiposé d'une partie d'essênee de térébenthine , et deux parties dé cire jaune (1035). Ge mélange ramolli entre les doigts» * et placé à l'extrémité d'une baguette, retient paffaUe»' nient les cristaux que l'on veut examiner*
i58. Pour la manière de se servir dn goniomètre ,' et surtout de l'excellent instrument de ce genre inventé ' parie doeleur Weilla^on, ainsi que pour les meilleures^ niéitiodes de- déterminer les- fermes des eristaùx , ce ' qui constitue une branche très-importante delà science-' connue sons le noni decristaltêgraphie, hons renverrons' les cbmmencans à l'article du doetéur Woliastott' dans les PAilosepAical Transacthnê , 1 809 $ à VEltftten* tory IntrodueèUm lo MifUtuiogy\ de Pfailli|is, ^^%t%h% eiifin à Ylnirodaeiian to Criilàllôgraphy f de Brooke.