Lorsque 1^ tii/j
large <]ue Celui dans Je l'opéraiion exige plus <' premier tube coîiïnne (■■ son ouverture le t>oi-il pour faciliter l'opci-n :
premier doigt de la i • des deux côtés dn i le gaz et d'empi'<!
En général, tome gaz dans un tii!
l'extrémité ouv mère quelorsr lamain soit i ment suppoi que le poir saire pour
peut nil
eutre I' l'on fu moins
MESUREIl LÈ8 GAZ. 3^49
US de force pour qu^elles ne J'une ( ' ^ parois du verre. Ce point ob-
înterii: S^^ dans une cloche graduée
sont : ^ également dans le réservoir
Q^ I ^ surfaces de Teau étant bien de
cri '^^ pl'*^ soumis qu'à la pression
y, observe alors le degré indiqué sur
'[ une manière précise la quantité de
. cloche. Pendant cette opération, il v3 dans une position parfaitement lors qu'on reconnaît l'utilité d'avoir iuble ou triplé, comme nous l'avons > , 1 35) , par la facilité qu'on aura à renier coup d'œil si la cloche est droite , nt si les différentes graduations s*ac-« cela doit être; dans le <îas contraire, il faire coïncider en inclinant la cloche le l'autre, car on ne peut ^e flatter d'aune détermination exacte , • si deux des uicme toutes les trois, ne sont pas parfaiord dans leurs indications.
r prendre la hauteur du gaz dans les closer les marques de papier dont nous venons il ne faut point partir de la surface courbe (Ihérante aux parois du verre (108), mais déterminer d'après la surface générale du l'intérieur de la cloche; de même, lorsque e du liquide se trouve au*dessous du niveau de ne faut pas se contenter de regarder obliquemais abaisser son œil pour le mettre autant que le de niveau avec, la surface 'u S'il arrive un accident dans le transvasement iz , ou pendant son séjour dans la cloche graduée ,
549 MANIP^LAIIONS ClitliiQUES.
§ III. Manière de mesurer les gat.
724. Il y a deax choses à considérer dans le mesnrage des gaz. L'on peut désirer connaître exactement le yotiune d'un gaz, ou bien enlever une portion déterminée d'une quantité donnée. Nous nous occuperons d'abord de la manière de déterminer le volume d'un gaz rectieilli dans une cloche ordinaire. La cloche étant posée solidement sur la tablette de la cuve» on attache à l'extérieur^ au moyen d'un peu' de cire, trois petites bandes de papier huilé ou ciré, 2 égale distance les unes des autres, de manière à ce que le haut des bandes indique exactement la hauteur de l'eau dans l'intérieur de la cloche; l'enlevant alors de dessus la tablette , on l'enfonce dans le réservoir jusqu'à ce que l'eau spit au même niveau intérieurement et extérîeu-* rement , et l'on observe jusqu'à quel point, par suite de ce changement de position , le niveau intérieur s'écarte de celui constaté antérieurement par les trois bandes de papier, en ayant soin pendant toute l'opération de tenir la cloche bien perpendiculairement, ann que la diflerence , s'il s'en trouve, soit.la même à chacune des trois marques. Replaçant alors la cloche sur la tablette, dn élève les marques d'une quantité égale à la différence observée -entre les niveaux obtenus dans les deux positions de la cloche. La cloche est ensuite plongée de nouveau dans la cuve jusqu'à ce que les surfaces intérieure et extérieure du liquide se trouvent de niveau; on observe si les marques correspondent, et l'on répète l'opération comme ci-dessus jusqu'à ce que l'ajustement soit parfait; on jpresse alors les
MANIERE DE MBSÙREIl LÈS GAZ. 3^49
bandes de papier avec plus de force pour qu^elles ne puissent se détacher des parois du verre. Ce point ob^ tenu, on transvase le gaz dans une cloche graduée (702), ^ue l'on enfonce également dans le réservoir jusqu'à ce que les deux surfaces de l'eau étant bien de niveau , le gaz né soit plus soumis qu'à la pression atmosphérique; Ton observe alors le degré indiqué sur l'échelle, et l'on a d^une manière précise la quantité de gaz contenue dans la cloche. Pendant cette opération, il faut tenir la cloche dans une position parfaitement verticale, et c'est alors qu'on reconnaît l'utilité d'avoir une graduation double ou triplé, comme nous l'avons recommahdé ( lOÂ ,135), par la facilité qu'on aura à reconnaitre au "premier coup d'œil si la cloche est droite , et par conséquent si les différentes graduations s^ac-* cordent comme cela doit être; dans le cas contraire, il est aisé de les tuive coïncider en inclinant la cloche d'un cèté ou de l'autre, car on ne peut ^e flatter d'avoir obtenu une détermination exacte ,• si deux des échelles, ou même toutes les trois, ne sont pas parfai* tement d'accord dans leurs indications.
725. Pour prendre la hauteur du gaz dans les cloches on ajuster lels marques de papier dont nous venons de parler, il ne faut point partir de la surface courbe de Teau adhérante aux parois du verre (108), mais il faut se détefmtuer d'après la surface générale du lieuide à l'intérieur de la cloche; de même, lorsque la surface du liquide se trouve au-»dessous du niveau de l'œil ; il ne faut pas se contenter de regarder obliquement , mais abaisser son œil pour le mettre autant que possible de niveau avec, la surface
726. S'il arrive un accident dans le transvasement du gaz , ou pendant son séjour dans la cloche graduée ,
ayant qu'op ait pu eu déterminerle. Tohme^-lea trois marques dç papier fixées avec la cir^{72i) serviront à rappeler la quantité qui se trouvait dans la |)^reraièr6 cloche, et c'est là leur principale utilité; s'il n'arrive aucun accident elles peuvent encore servir à vérifier Texactitude du mesurage. Dans ce dernier cas pn ôtç la cloche de dessus la tablette^ on la renverse Touverture en haut, et Ton y verse de Teau (107) jusqu'au point où le gaz s'-étendait ^auparavant. Si mesurant ensuite celte quantité de liquide , elle s'accorde avec celle donnée {)ar le mesurage du gaz^ c'est une preuve évidente de Texattitude du résultat obtenu.
,727. Il est évident que Ton peut éviter toutes ces manipulations intermédiaires en recueillant directe^ ment le gaz à mesurer dans une cloche graduée.
728. Si le gaz que Ton veut mesurer est renfermé dans des tubes non gradués, le procédé est le même en principe , sauf auelques légères modifications. Ou égalise le niveau en dedans et en dehors-, et Ton marque la hauteur du gaz avec un trait de lime ^.119^) ou avec une petite bande de papier cirée dont on l'entoure en forme d'anneau. -Le gaz est alors transvasé dans un tube gradué (709) et mis de niveau j(725)9 puis sdn volume est déterminé par les degrés de Tér chelle.En observant comme en marquatit, il iaut porter une attention particulière à la courbe de l'eau par les raisons sur lesquelles nous avons insisté en parlant de la graduation (122). Il faut surtout ne pas s'écarter de la recommandation que nous avons faite , de lire tour jours les degrés de la même manière, et avec un peu d'expérience on parvient bientôt, à reconnaître avec exactitude, au premier coup d'oeil, quel est le degré qui devrait coïncider avec la surface, en auppoasmtqiie
MAHliRS PS MSSimER tM GAZ. S£l
le> gaz et Teau se rencontrassent sur une surfoce par* faitement plaQfS. Pour vérifier ropération, on peut mesurer le premier tube qui contenait le gaz en y Tersant jusqu'à l'endroit marqué avec la lime ou le papier, de l'eau ou du mercure sortant d'un tube gra* due (1 12,1 1 4). Si le tube est très-petit , on peut y peser le mercure 9 eii se rappelant toujours ce que nous avons dit sur la convexité de la surface (122)*
739. Toutes les fois que l'on détermine le volume d'un gaz , il faut consulter le thermomètre et le baro* mètre , et noter avec le résultat obtenu le degré de température et la pression atmosphérique pendant l'opération. L'eau de la cuve doit^ autant que possible, être à la même température que l'atmosphère , et si la différence était de plus d'un degré , on rétablirait l'équilibré en modifiant la température de l'eau. C'est alors la température de cette dernière qu^il faut noter, et il faut bien prendre garde e^ maniant les clo^ea d# les faire différer de température avec celle que ion a observée. C'est pourquoi l'on doit les tenir légère* ment par la partie supérieure qui est en général plus épaisse , et non les saisir par le milieu , ce qui pourrait occasioner un changement dans la température et par conséquent dans le volume du gaz. On doit avoir un bon baromètre , sinon il faut connaître de combien il s'écarte des indications d'un instrument parfait , et tenir compte de la diâerence. Lorsqu'on le consulte , il faut le tenir dans une position parfaitement verticale , et mettre Tœil de niveau avec la surface du mer^ cure ; on observe alors si cette surface est concave ou convexe ; et , après avcHr constaté la hauteur de la colonne de métal , on donne quelques légers coups sur l'instrameiit pour que le mercure puisse se mouvoir
3S2 VANiriJLATIÛllS CRIMIQVES.
librement , jusqu'à ce qu'il s'arrête toujours au même point. Lorsque les expériences sont d'une certaine durée , i) faut consulter le baromètre à deux ou trois intervalles , afin qu'aucun changement pouvant influer sur les résultats ne passe inaperçu. '
730. La soustraction d'une quantité de gaz déterminée ne présente point de difficulté lorsqu'il s'agit de quantités considérables ; on remplit d'eau une cloche graduée , et on y fait passer du gàz(777), jusqu'à ce qu'on en ait un peu moins que la quantité nécessaire ; on complète alors la mesure en jajoutant avec plus de précaution les dernières portions, d'abord avec un verre à bec (722) , puis avec un tube lorsqu'on est près d'atteindre le but. Chaque fois qu'on examine le volume sur l'échelle y il faut que le niveau dé Vetax soit le même à l'intérieur et à l'extérieur de la cloche. Il n'est cependant pas nécessaire de répéter plusieurs fois -cette épreuve i il suffit pour cala de noter la quantité à ajouter, lorsque le niveau est égalisé. Ainsi, par exemple, lorsqu'en plongeant la cloche, le niveau de l'eau à l'intérieur est d'un degré plus haut qu'il ne devrait être, après l'avoir remise sur la tablette, on y ajoute du gaz jusqu'à ce que le niveau soit d*un degré plus bas, sans s'occuper du numéro du degré avec lequel la surface de l'eau se trouve alors coïncider ; plongeant la cloche de nouveau , de manière à rétablir l'égalité de niveau^ oh se trouvera très*près du résultat, sinon la quantité à ly^outer encore pour l'atteindre sera facile à apprécier.
731. L'avantage de se servir d'un tube ptmr ajouter les dernières portions de gaz , consiste dans le petit volume des bulles qu'on peut par ce moyen fair^ passer dans la cloche , ce qui aide beaucoup à la préetsion
MÂlIIBlbE fiE IIESCR£R LB8 GAZ* S^f ',
de ropération. En effet, lorsque le doigt est appliqué, sur le tube plongé dans la cuve, il est aisé, en le sou* levant plus ou moins, de régler en quelque sorte k, grosseur des bulles. On peut de cette manière en Qb« tenir d*aussi petites que la tête d'une épingle; et pour faire la mesure encore plus exactement, ne les laisser . échapper qu'une à une*
732* Lorsqu'on mesure les gaz dans des tubes , par exemple pour les expériences eudiométriques , il £iut prendre plus de precautious que n'en exige ordinaire» ment le mesurage des quantités un peu considérables; . car c'est souvent sur de très-petits volumes qu'on.éta* blitdes rapports et des résuluts généraux. Il est alors d'une grande utilité d'avoir des n^esures que l'on prend pour base ou unite , et qui après avoir été remplies également à plusieurs reprises donnent > une suite. de «volumes égaux* Pour lesTemplîr 11 ne suffit pas d'y introduire du'gaz jusqu'à ce qu'il dépasse les bords; par par l'adhérence de l'eau et par plusieurs autres causes , cet effet peut avoir lieu dans la même mesure avec des quantités bien différentes; d'ailleurs presque toujours elle se trouverait un peu plus que {^ine , le gaz ay^t la jvopriété de pouvoir s'étendre au-delà des bor^s du tube. Si donc la mesure est faite d'un morceau de tube ( 129) 9 après l'avoir remplie de gaz on la bouchera avec le doigt , ce qui déplacera la quantité qui ae trouve en excès; mais comme par l'état de sécheresse ou d'humidité de la peau» ou une pression plus ou moins forte , le doigt peut entrer pli|s ou moins dans l'ouverture du tube, il faut avoir soin de faire toujours prendre la même convexité à la partie ^u doigt qfui sert de bouchon , et n'employer alitant que que des mesures d'un fort petit diaiD^tre* A. 1 25
l'âlde de det précautions ce mode de mcsttrage remplit parfaitement le bot qu'on se propose. Quelquefois les tubes ton t fermés par des bouchons usés àrémerî, de manière à laisser intérieurement la capacité nécessaire; '- Vùn emploie même dans quelques^ csis des flacons bou** cbés, contenant précisément on demi ponce ou même un'pouce cube de gaz (112)» Lorsqu'on se sert de ces sortes de mesures il faut y^ faire entrer un excès de gft£ que Ton déplace ensuite en'meftunt le bouchon* Oice dernière opération doit se faire do manière à ce qti'il ne reste, autant que possible, aucune portioa (jpean dans la mesure. A cet eiTek l\m înt/oduit le l>6ficbon obliqnemeni danli l'ouverturt? , que l'on tient dime une posilion parfaitement verticale; on fait aitentiofi à ce que le. gaz descende sut tous les côtés àa bouchon , ou au moins Ton fait en sorte qi&*il ira sY iâtreduise aucune portion d'eau qui puisse in-^ floei' Sfur les rësahaViv On &%e elors le bouchon à sa place; Texeédant de gaz se trouve déplacé, et la mesure est complètement remplie. Si Ton inclinait la mesure, on qn'on assurât le bouchon sans précaution» il^ arriverait presq«re tpujours que , malgré l'excès dbe fftt, on introduirait dans la mesure une certaine quantité d'èau aur le fond du bouchon •
783. M. Gevendisfa faisait usage, pour mesurer lea ^, d'un tube de verre bouché à une extrémité, et* se fematit I Tautre au moyen d'une lame de enivre, gl»*
sant à coulissé dans un edllet de méia»
métal fixé sur le bas du tube. La mesure en cet état contenait un dentt-pouce cube (voyez la figuré). Pour s'en servir il aolHsait d'ouvrir la eouNise ^ d'intro»
dabre^b gtt2 en excès dans le tube, puis de rriforaMr
uAMÛn »M WÊmmM% vmpM. til
k MvKssê» Vexeéànnt de ^k bo ti?oiiT»it dati fsiniii^ thé, et la qoaatiié renfermée dans le tube rcso^iîamt exactement la mesare.
734; Lors(}ue par la nature de rekperiesce eu de la ibesure qu'on emplc^ , il s'agit, ncMa de refitplft* eii« tièrement une mesure ou uû tube ^ mais smilemeo^ dV introduire du gaz jusqu'à telle ou telle hameiir, par exemple jusqu'au cinquième ou au dinième degré de l'échelle,. on introduit dans le tube un peu ptu# de gaz qu'il n'est nécessaire^ et appliquant le doigt à l'ouverture ) on laisse échapper le gaz telle à tmUe eomme nous venons de le décrire (721); on rentes de temps en temps le tube dans la position vertficaley H l'on examine si là quantité qui é*y trouve coTneide exaeiement avec le degré voulu. Si par mégardi éli 4 laissé échupper un peu trop dé guf y il fiiuttn ajouter VA léger escèsy et recommencer râpénttion« LùtÈ^^ft a'agli de gaz précient dont on ne j^dssède que de très« petites quantités, l'on ne doit pàim perdre les petite» bulles qu'6n laisse écha^pper; il est aisé dé lé^ re^ crueillir dans un petit tube que l'on tient an^éasua 4tÉ premier, et dans lequel on les eénséff^ pôttr d'autrëé expériences
7S*. Pour observer le volume d'un gae conienti ûàm nn tube , epirès avoir établi l'égalité de pression (721), on peut évitej^ d'abaisser l'œil au niveau dé Teâu ûfk iKAichant exa<iftement le tube avec te doigt lorsqt^è lé niveau est établi, et l'éleram ensuite à la hut^eui' âë- Toeilrmais alors il faut fermei" le tube àtcé asséK dé précaiitton pour n'esereér sur le gaz; aucttne ^f éSÉfdtt capable d'en changer le niveau.^
7S6. Dans toutes les opérations que nous venonSétf déÉrir#i|Ms n'iHPMi enCMdn féAêÊ foé d« k ente i
-iw. "> : « n t
9£4 H^iroLAfioiis xHwiQunk '.
eai^ et deft gaz qui ne sont pas absorbés ou par eèliqmde. Les règles de man^>ulauoll8ont les mêmes sur la cuve à mercure ( 6d6) avec les gaz qui » solubles dàm l'eau, nécesaiteot Temploi d*uii aulre liquide; mais il ne &ut jamais perdre de Vue , ei^ opérant sur la cuve à mercure , que ce métal est beaucoup plus pesant que Kea.^ 3 et qu'il influe beaucoup ^ur le volume des gaz , soit que sa pression s*exerce en pliis ou en moins de. la pression atmosphérique. Si Ton plonge le bec d'iine cornue ou l'extrémité d'un appareil à gaz dans la cuve à eaiî à un pouce , par exemple ^ aù*dessous de la surfi^ç^y«^qu-6n^n plonge un autre dans la cuve j^merr cure Ji la ipéme profondeur ^ la pression exercée dans Vintérieur de l'appareil , qui , dans le premier ça$ , est po4iir ainsi dire insensible , devient ^ dans le second , u^e circonstance de quelque importance, puisqu'elle S$t quaAGorze fois plMS forte. En effet , si l'on n'y prend gsi^ ; elle pourra détacher et faire éclater les cimens oil lies luu t faire échapper les gaz à travers Ic^ vessies et les tubes flexibles, qui sont imperméables lors* qu'on opère sur l'eau, enfin causer rexpU>sion d'une cornue ou! d'un tube échauffés au rouge y comme cela aurait lieu dans la préparation du gaz oxigène au moyen do, chlorate de potasse. Il faut donc ne plonger le bec des appareilf qil'à U profondeur indispensable pour assurer, le dégagement du gaz dans la cloche disposée pour. 1^ recevez *, par la même raison , le mercure ne doit s'éleva aa-des§^s de la tablette qu'à la hauteur: néc€;osaire poMr. fera^er l'ouverture des cloches. Lorsque ]U cloche est portée sur/un support , il faut également prendre garda qu'elle n'enfonce trop aurde§sous de 1^ surface du merr.
'Cmre. - > •
737* lies ' clocha à mercure que nous avons . déjà
CVVl A MEECURI^ CUÙCHES. 3A7
décrites (699) doivent être fortes et à rebords dépolis.^ Dans les cloches à bec , qui si>nt fort utiles pour le transvasement des gaz, le bec doit être de niveau avec le reste du rebord, et non, comme cela se pratique quelquefois , placé un peu plus bas, ce qui ne permet pas de fermer exactement l'ouverture et le bec avec un plateau de verre. Chi remplit les cloches soit en les plongeant dans le mercure de la cuve (710), soit en y versant du mercure pris dans un autre vase; dans ce dernier cas , Ton ferme Touverture au moyen d'un obturateur de verre (1334), puis remettant la cloché dans sa position naturelle , on en plonge Touverture dans le mercure de la cuve , et Ton retire l'obturateur» Toutes les fois qu'on ferme de cette . mahièré une cloche remplie de mercure , il faut avoir soin d'appuyer fortement sur robtiirateur pour empêcher qu'il ne se déplace par l'effet de la pesanteur du métal.
738. Lorsqu'on transporte sur la cuvé une cloche remplie de .mercure en tout ou en , partie ,11 faut éviter avec le plus grand soin qu'elle né reçoive aucun choc ou aucune secousse violente; car, à cause.de la pesanteur de la masse qu'on transporte \ le coup Ifi plus léger en apparence suffirait pour briser la cloche. Quelquefois encore le poids considérable du mercure le fait tomber brusquement, ce qui non- seulement ^ pccasione la perte du métal et le dégagement du gaz dansVai'r atmosphérique', mais encore cause dans. la cuve un dérangement général. Lorsque cet accident a lieu , les cloches sont exposées à se briser en se beurtant lés unes contre les autr«l «u contre les parois de la cuve. ' . ' . , ; / ;
Quand une clodbè'a été. remfdle de. gaz sur le mercure, it eft'aisé.de l'talever en la < fermant .
cmttoid on Ta déjà dit (699 ^ 787 ) ^ atec un obturateur de serres mais lorsqu'elle contient une grande quan* titë de mercure , il est plus s Ar d'opérer le déplacement en employant une petite capsule de porcelaine (705 , 712>
7 S9. Lorsqu'il s'agit de remplir une clocle à robinet^ jm employant l'aspiration ( 7 1 4 ) , il faut incliner la eloche autant que possible pour diminuer la bauteut de la colonne de mercure dans f intérieur, et rendre l'opération moine pénible ; alors appliquant les lèvres au robinet , on aspire fortement pour attirer tout l'air contenu dans la cloche , et le mercure s'élève par degrés jusqu'à ce qu'il la remplisse entièrement. On peut re* prendre haleine durant l'opération en fermant de temps en temps le robinet.
740. Le trans vaseinent des gaz sous le mercure est le même en principe que le transvasement sous l'eau; Biais cependant il existe quelque différence en raison de l'opacité^ et; de la pesanteur du métal liquide. L'o«> pacité empêche le chimiste de surveiller les mouvemens du gaZ| tandis que par l'effet de la pesanteur les buUea gfizeuses qui quittent la cloche que l'on veut vider s'élancent à traders le mercure avec une force considë«> rable. Il faut donc apporter un grand soin à cette opé« Mtion j surtout quand elle a lieu dans des tubes. C'est principalement par le toucher qu^on peut juger de là position relative des ouvertures des tubes , et leur don* ner celle qui convient. L'e tube que l'on vide ne doit être incliné que fort lentement et par degrés. 11 faut £Mre attention à la direction que prend la première bulle qui se dégage, et disposer les tubes en conséquence* Bn fénéral , l'orifice du tube contenant le gaa doit être I^Méplus bàs^f relathreinent àtt «écipietit^ qus ei V^m
TRANSTAtlîlSIlt 9ES 9kt 9U% IM MERCURE* fM
opérait dans Teau. Il eel aouyent trè8*avanta|[«m âê diinini|çr les. intervalles latéraux qui se trouvent entre les deux Lqbes en y appliquant les doigts (72 !)• ' 741. Il existe entre la cuve. à eau et Ix cuve à meiv cure une difTérence essentielle que le commençant 4oH avoir toujours bien présente à Tesprit, parce qn'elle lui fera connaître la cause de beaucoup d'accidens qui /pourraient avoir lieu dans letransvaseip^ntdes gài^si lui fournira ainsi les moyens de les éviter dans la plupart des cas. Cette différence est produite par la propriété que possède Teau de mouiller les corfia^ et d adhérer aux surfaces dès cloches et des appareUa employés dans les opérations sur la cuve pneumatique ^ propriété que ne possède pas le mercure* Geat iiinsi que des portions de gaz^ sortant ^i^s l'eatt par les ouvertures des appareils , s'élèvent en bulles dit- . tinctes au niilieu du liquide qui les i^ivironne^ pM^P que les mollécules delj^u adhèrent plus fortesaeiiC contre lea parois des vases, qu'elles n'adhèrent enire elles. Mais il n'en est pas de même avec le mercure; ^ métal ne se met pas avec le verre et {es antres odrps solides en contact assez parfait pour y adhéff^er» do sorte qu'il arrite souvent que le gaz qui se dég<ige d*fn appareil, au lieu de s élever dans le métal sottâ forme de bulle , se trouve repoussé autour du bord, oà il s'étend sous forme de lame mince ^ qui s'élève entre la mercure et le tube , et vient gagner la surface à la Ugpiie d intersection du métal et du tube. Lorsque cela arrive^ il est tout-ù*fait in^po.ssible de recueillir le gaz, puisque .pour y parvenir il faut nécessairement qu'il conserve sa forme de bulles en traversant le mercure*
742. Cette perte de gaz ayant lieu sans a{g[iter saaaiblement le mercure, est quelquefois imperceptihlt.
Nw
960 X4lll»0L4TlOliS dUHIQUâd.
'Gomnie cet effet n'a lieu que lorscjne le Tase d'o4 sort ie gaz plonge^ presque Terûcalement ^ans le liquide, on rëvite facilement en se servant d'un tube vecourbé à son extrémité , de manière à se relever perpendiculairement à la surface du mercure* L'effet dont nous parlons se produit surtout lorsque les vases que J'on emploie nesont pas parfaitement propres, et alors il suffit souvent, pour a'en gatanlir, de bien les essuyer; .tel est surtout le cas avec les becs^dcs cornues à gaz. Il aè reproduit aussi fréquemment lorsque le mercure est crasseux. Il est possible néanmoins qji'il n'ait pas lieu sur-le-champ, mais seulement au bout de quelques' instans , l'agitation du mercure réunissant app»- Temment une couche de saletés autour de l'extérieur du vase, ou diminuant l'adhéréilce entre le métal et le -verre : il faut alors essuyer le verre avec un linge pro^ •pfie, même dans la partie qui plonge dans le mercure. Quelques gaz ont une tendance particulière à produire cet effet; l'on peut citer entre autres les gaz fluobori- -que , flttorique silice, et leucborine (oxide de chlore). Enfin le/ gaz s échappe souvent entre les doigts et le .mercure, sans doute à cause de^ la transpiration adhé^ rente à la surface de la peau; c'est poifrquoi lorsqu'on est obligé de faciliter le transvasement des gaz par le contact des doigts , il faut, si l'on a lieu de craindre cet 'inconvénient, les tenir courbés sous le mercure, de manière à présenter autant que possible le bout des doigts en haut.
743. L'on a souvent de petites quantités de gaz à séparer de quantités plus grandes , surtout dans les expériences analytiques et eudiométriques , où il est nécessaire d'avoir de petits volumes de gaz dans des ttibes ou autres vases étroits. On a souvent besoin aussi
TRÂRSTASElUÙfT 0E8 GAZ SCR LB MBRCIJRB. &61
do fiiire passer, une portion du gaz recueilli sous l'eau ; dans un autre vase placé soas le mercure , sans y introduire de l'eau.
744. Lorsqu'il ne s'agit que d'une petite quantité' de gaz f la méthode la plus simple consiste à le rece- Toir dans un tube sur la cuve à eau ; boucher le tube avec le doigt , avant de le retirer de l'eau, puis bien essuyer l'extérieur ainsi que la main, en ayant soin que le gaz ne puisse s'échapper pendant cette opération* On porte alors le tube sur la cuve à mercure, on soulève le doigt, et l'on introduit dans le gaz, à travers le mercure , un petit rouleau de papier à filtrer* Appliquant de nouveau le doigt de manière à fermer le tube , et agitaht fortement , le petit rouleau de papier a bientôt absorbé une grande partie de l'vau , et l'on peut transvaser le gaz dans un lube rempli de mercure , sans aucun risque de faire passer de l'eau , car elle est retenue par le papier, ou par son adhérence au verre. On obtient ainsi le gaz à l'état sec, ou au moins sans mélange d'aucun liquide aqueux', bien qu'il reste encore nécessairement saturé de vapeur d'eau.
745. On doit à M. Cavendish une invention trèsutile pour le même objet, nous transcrirons ici la description qu'en donne le docteur Henry (1): «On^ • effile à la lampe un tube de huit à dix pouces de long, » et d'un trèis-petit diamètre , de manière à lui donner » un orifice extrêmement petit , on le recourbe à » cette extrémité dans la forme d'un / italique* On 9 plonge ensuite cette pointe dans le mercure , que » l'on attire en aspirant avec la bouche jusqu'à ce que
(i) Elément! of espcrimenUl Cbemistrf ^ i. 22.
» If tttlnr en $oU rempli. Plaçant alors le dot|;l sur Tot»- 9 verture de la partie droite du lubc, on le transporte » à travers Tcau, le bout recourbé en haut, dans une veloche remplie de gaz. Lorsqu'on ôie le doigt, le » mercure tombe dans la^cuve on dans une soucoupe » placée pour le recevoir, .et le lubo se remplit de gaz.
• 11 ne faut cependant pas laisser échapper tout le mer- »-.cure; on duit en conserver une colonne de quelques
• lignes de long, que , l'on retient avec le doigt. On » retire le tube de Teail , on le sèche avec du pa- 9 pier brouillard , puis on introduit la pointe recour« « bée dans l'ouverture d'un, tube placé sur la cuve » à mercure. Il sufEt de retirer le doigt» de l'orifice , » qui dans ce cas se trouve le plus élevé, pour que Ht le poids de la colonne de mercure, joint à la ppes«
• sion atmosphérique , fasse passer* le gaz du tube 9 recourbé dans celui quir se t-rouve sur la cuve à mer- » cure, 9
' 746. H. Pepys a inventé, il y a environ cinq ans, un instrument très-ingénieux pour transvaser sur la cuve de petites quantités de gaz d'un vaisseau dans un autre ; il a bien voulu m'autoriser à publier la description que (T^ j'en donne ici. Cet instrument est composté d'un tube de verre d'environ ati demi-pouce de diamètre, et cinq pouces de longueur, réuni à un autre tubo d un diamètre plus petit. Ce dernier est recourbé comme on le voit dans ta figure; il porte à son extrémité en a une chambre cylindrique dans la pins grande partie de sa longueur, et se terminant par un tube capillaire. Dans
TRAN8TA$tllB9t Sit CAC ^ IlftT* PI V. PIMS. tH
la tabe cyliadrujne se trouva on piston gUtsont à frot» temeaty au moyen d'nne garniture d'etoupes et da suif; sa tige , surmontée d'un anneau , sort par une boite qui ferme le liaut du tube sans empêcher la passage de Tair. On remplit de mercure tout l'espaça qui se trouve entre le piston et l'ouverture capillaire , lorsque le piston est dans la position indiquée dans fa figure; si alors on élève Je piston , le mercure le suit, descend tlans Ja chambre a y et l'espace qu'il aban» donna est immédiatement rempli par l'air ou le gat qui pénètre par l'orifice capillaire* La tige porte una échelle graduée , au moyen de laquelle on connaît la quantité d'air introduite dans la chambre.
747* On se sert de cet instrument do la maniera suivante. Supposons qu'il s'agisse de faire passer un peu de gaz d*une cloche dans un eudiomètre^ Tun et l'autre étant placés sur la même cuve : on abaisse le piston jusqu'à ce que le mercure remplisse entièrement la chambre a , et môme l'ouverture capillaire; on plonge cette extrémité dans le mercure de la cuve, et on la bit passer dans l'intérieur de la cloche qui renferma le gas y on la relève jusque au-dessus du niveau da mercuMs, Ton tire alors le piston, le mercure s'a» baisse dans la chambre a , et se trouve remplacé par la gae de la cloche. Aussitôt qu'il en est entré une quan» tité suffisante , on suspend le mouvement du piston » on abaisse l'orifice de l'instrument dans le "^mercure, et l'on tire un peu le piston , afin de faire entrer un glo» bule de mercure dans la partie capmaire ; on introduit da nouveau la chambre a dans l'intérieur de la clocha, poor s'assorer que l'on a réussi, puis on retire tout à« rinstrumam hors da la cloche , à travers le mevw
364 HAMiniLATlOllS GRIiUQUIS.
care. La portion de gaz qui sera entree dans la chambre a y sera renfermée en dessus et en dessous par le métal 9 et lorsqu'on Toudra la transvaser dans l'eadio* mètre , il suffira d^ntroduire Forifice capillaire dans l'ouverture du tube , et d'abaisser le piston. Le gaz sera immédiatement chassé de la chambre dans Teudio* lûètre , avec tant de précision, qu'on pourra introduire avec la plus grande facilité la quantité exacte que^ d'après la graduation de Teudiomètre ou de la tige de l'instrument, on jugera devoir suffire pour l'expérience qu'on se propose. Si l'on mesure le gaz d'après la graduation de l'instrument, il faut que le niveau soit à la même hauteur, au dedans et au dehors de la cloche où l'on prend le gaz; sans quoi le gaz mesuré, comme on vient de le dire, n'aurait pas le même volume à la pression ordinaire.
748. Le même instrament peut servir également . pour enlever des portions de gaz d^une cloche sous Teau, et 1^ transporter à l'état sec dans une cloche ou dans un tube placé sur la cuve à mercure. Après l'avoir rempli de mercure on l'introduit sous la cloche comme on l'a dit ci-dessus. Il arrive rarement que l'eau adhère en quantité sensible au sommet de l'extrémité capillaire; mais s'il en adhérait une goutte, une légère secousse latérale , donnée à l'instrument, suffirait pour la détacher. On élève le piston , le mercure s'abaisse et fait place au gaz qui entre dans la chambre ; pour l'y tenir renfermé, on donne une secousse à Tinstrument, de u^aiffire à lancer un globule de mercure vers l'ouverture capillaire, où on le fixe facilement eh abaissant un peu le piston. On retire ensuite l'instrument de la cloche et de l'eau , et , après l'avoir bien
TRAIVSTAÀBMlirT ÏT MKSUmAGS DK8 GAZ» 3^65
essayé, on transvase le gai^ dans un autre vaisseau comme on Ta dit précédemment.
749^ Le docteur Hare se sert de Tinstrurncnt que nous avons décrit et représenté (136), pour transporter d'un vase dans un autre, placé sur la cuve à mercure, des quantités de gaz exactement mesurées. La manière de s^en servir ne présente aucune difficulté, et la description que nous en avons donnée doit suffire pour la faire comprendre. Quand il est rempli de mercure , on introduit l'extrémité sous le bord de la cloche contenant le gaz , et retirant la tige d'un certain nombre de degrés, l'on fait entrer dans le tube un volume égal de gaz % qu'il est aisé ensuite de transvaser dans tout autre vase.
lâO. La manière de mesurer les gaz sur la cuve à mercure est la même que sur la cuve à eau (724)? seulement il est peut-être encore plus indispensable de marquer la cloche ou le tube avant d'essayer d'évaluer le volume , parce qu'on est bien plus exposé à voir le gaz s'échapper pendant l'opération, et que d'ailleurs l'on a à craindre un plus grand non^bre d'aocidens. L'instrument de M« Pepys, ci-dessus décrit, est particulièrement utile pour ce genre d'opération. .
751. Lorsque le gaz que Ton veut mesurer est contenu dan^ un tube, l'avantage du procédé décrit («724 y 728) est beaucoup plus grand.sur.la cuve à mercure que sur la cuve à eau, parce qu'il dispense de transvaser le gaz spus le inercure, opération qui présente, toujours quelque iii/certiiude. Mais le chimiste doit alors se rappeler les précautions déjà indiquées à regard de la convexité du mercure, qui se trouve, pli^cée en sens inverse (122).
753r Dai» tcmtes le» mesurés ot évabiàticms dt 90 SUV le mercure, il faut apporter une attention partûca* lière à mettre le métal au même ni^eati , tapt à l'intérieur cpi'à l'extérieur Je la cloche ou du tube» $i l'oa n*a pas une masse suflisante de mercure^ Ton meaure et Ton note ai^ec exactitude la diiïiérence de hauteur entre le niveau du mercure à Tinter ieiir de la oloclie ou du tube , et la surface du mémo métal dans la cuve. Comme ce niveau intérieur est toujours plus élevé qu0 l'autre, il 7 a nécessairement une réduction à faire, d'aj^rèe la hauteur obsef véc du baromètre, pour déter» miner le volume du gaz, et le ramener à ce qu'il aa« ràit du être 9 à une température et à une pression moyennes.
753. Dans lei etpérienoe» oà il est néçessafa^ d^ se servir d'une grande cloche sur la cuve à mercure, U est souvent utile de pouvoir, sans déranger la clochey y élever our y abaisser la surface du métal. Si, pav exemple, une grande cloche est placée sur la cuve, eft qu'il soit nécessaire d y élever le mereure d*un p^ueei ou deux y comîne dans l'expérienccp de Lavokier Mr l'analyse de Tair, on y parvtmit facilement en faisant passer une des branches d'un syphon de verre sous le mercure de là cloche, appliquant la bouche à l'autre branche, et aspirant l'air (7f39). Quand le imrcarm est sufEsamment élevé, on bouche avec la langue le bout du syphon , et oti ne l'^te que lorsque l'autre branche à été retirée de la cloche, à travers le mer* cure, de la même manière qu'elle y avait été inci^ilitif» Lorsqu'au cintraire , durant le cours d'une expérience, le gaz d'une grande cloche a été absorbé , et que le mercure s'y tient très-élevé, de manière à ne pouvoir.
à'.eattâe de sa pesanteur, en être déplaeé sans c{tiel({ues précautions y on introduit dans la cloche, comme dans le premier cas, un syphon qui y hiisse entrer i*air, et le mercure tombe peu à peu à mesure que Tair rentre* Il est aisé d'empêcher le mercure de pénétrer dans le syphon y en plaçant dans l'ouverture du tube un bou^ chon de papier tortillé, ou simplement en l'entourant d'un petit morceau de papier*
f IV. Des voies destinés à eonierver U gau
7 & 4. Indépendamment des cloches et des euves à eau ou à mercure , il existe un grand nombre de vases destinés, à conserver les gaz; il est boi> que l'étudiant connaisse les principes d'après lesquels la plupart sont construits , ainsi que les diligentes manières d'en faire usa^e. Tous ont leurs avantages rei^^ciits; ils consts« tent, pour les uns, dans leur grande capacité^ pour lea autres, dans la facilité de la manipulation; enfin, pour quelques-uns, dans la sécurité qu'ils offrent pour conserver certains gaz d'une nature particisUcre.
Du gatomètte.
755* Le -vaisseau que l'on désigne ordinairement sws le nom de gazomètre peut être comparé à une grande cloche suspendue dans uAe cuve, n'ayant que la grandeur nécessaire pour que la cloche puisse y éuré
SfiS MÂHIPCLATtOirS CUWQOBS.
eoLièrement plongée dans une position Tcrlicale. Cette cloche , au lieu de reposer sur un support 6xe , est suspendue à des cordes ou à des chaînes qui passent sur des poulie^ , et portent à l'autre extrémité des poids qui tiennent le vase en équilibre. La cuve, ou réser- Toir, comme on l'appelle dans les grands appareils, est , presque entièrement remplie d'eaa,
idont la quanlité reste consunte; l'on augmente ou l'on diminue la capacité destinée à l'air, à l'intérieur ^deU cloche, en élevant ou en abaissant celle-ci dans l'eau , de manière à ce quelle soit en rapport avec le volume de gaz qu'elle doit contenir.
Le gaz entre dans le gazomètre et eo ressort au moyen de tuyaux fixés à demeure. Dans les, instrumens jdont la forme est encore plus simple, il n'y a qu'un seul tuyau. 11 doit alors traverser le fond du réservoir, et s'élever un peu au-dessus de la sui^ace de l'eau. 11 suffit de mettre l'ouverture extérieure en communication avec l'appareil .où se produit le gaz, pour faire passer ce dernier de l'appareil dans le gazomètre , ou du gazomètre dans l'appareil. La ^gure çi-jointe, qui donne la coupe de cet instrument, en expliquera le principe , et servira i faire comprendre la manière d'en faire usage ; quant aux diverses formes qu'on lui donne, et aux nombreuses additions qu'on peut y faire, il est inutile de nous en occuper. On faisait autrefois dans les laboratoires beaucoup plus d'usage des gazomètres qu'à présent, on apportait le plus grand soin à leur construction , afin d'obtenir une pression uniforme. On en a construit, depuis quelques années, de dimm-
TRANSTASBHEMT DES GAZ. 369
sions très-considérables pour les usines de gaz extrait du charbon de terre, où le système de tuyaux est parfaitement bien entendu.
756. L'usage du gazomètre ne présente rien de difficile. L'eau du réservoir ne doit jamais s'élever assez haut pour pouvoir couler dans le tuyau de conduite, qu'il faut avoir soin de tenir parfaitement propre. ^ par hasard, cependant, l'eau venait à y entrer, on la ferait sortir par le robinet inférieur. La cloche doit être de grandeur à pouvoir plonger entièrement dans l'eau s*il est nécessaire ; il est aussi avantageux qu'elle se rétrécisse par le haut, pour former une petite chambre destinée à recevoir le bout du tuyau , et à permettre ainsi l'expulsion de l'air, à l'exception de la petite portion que les tuyaux peuvent contenir. Cour remplir la cloche de gaz, on ouvre les robinets^ on l'enfonce jusqu'à ce qu'elle soit purgée d'air autant que possible, puis on referme un des robinets, et Ton met l'autre en communication, au moyen d'un joint imperméable, avec l'appareil d'où sort le gaz. Quand l'opération est finie , oi| que le gazomètre est suffisaniment rempli, on ferme le dernier robinet, et l'on interrompt la communication^. Pour se servir du gaz contenu dans le gazomètre , on le fait écouler par celui des robinets qui se trouve placé le plus convenablement pour cet usage.
757. L'entrée du gaz dans le gsiz^mètre, et sa sortie de cet appareil, sont principalement réglées par la pression à laquelle on le soumet.
758. L'on fait varier la pression en ajoutant des poids à la cloche ou à la matière qui établit le contrepoids. Il faut donc avoir soin que la pression exercée par la cloche ne soit jamais supérieure à celle qui doit exister '
$70 KANIPBLATfOHS CHUllQimS.
dans l'appareil. Lorsqu'au contraire on veut employer le gaz que renferme Tinstrument , il faiit exercer sur le gaz une pression plus grande que la force qui s'oppose à son déplacement ; ainsi , une légère pression suffira pour le faire passer du gazomètre dans Tair, ou dans une vessie; mais il faudra une pression beaucoup plus . considérable si l'on veut le faire pénétrer à travers un conduit plongé à deux ou trois pouces , ou à un pied de profondeur au-dessous de l'eau.
769. Quand on reçoit un gazomètre de l'ouvrier , il faut d'abord s'assurer s'il ferme hermétiquement. A. cet effet on verse de l'eau dans le réservoir, et introduisant de l'air dans la cloche, jusqu'à la moitié de sa capacité, on ferme les issues,, et on la charge assez pour produire une forte pression. Si au bout de quelques heures la cloche ne s'est pas enfoncée plus qu'elle ne l'était au commencement , c'est une preuve qu'il n'existe aucune issue par laquelle l'air puisse s'échapper.
760. Les gazomètres à mercure sont ccmstruits sur le même principe que ceux que l'on vient de décrire ; mais comme la masse de mercure nécessaire pour remplir le réservoir serait d'une excessive pesanteur, et entraînerait en même temps à une dépense considérable, on remplit presque toute la capacité avec nn noyau solide, qui ne laisse entre lui et les parois du réservoir que l'espace suffisant pour recevoir la cloche, et la quantité de mercure nécessaire pour la fermer hermétiquement. Le premier instrument de cette espèce était en verre , et a été décrit par M. Clayfield (1). Nous devons à M. Pepys (2) un excellent appareil du
(i) Bmy, Rctearchef diemkal and pbiiosopbical , p. 5j3, (s) Philoiopbictl magasine , y. i54«
auoHiT» M n. Pins. ITt
même genra , construit en fer, et disposé d'uqe majùër« très-cfinvenabie pour l'Introduction du gaz produit dans les cornues. M. Newman 3 réuni cet instrument à sa grandecuveàmercure(l).Nous en donnons la coupe en marge pour mieux comprendre la manière de remplir le gazomètre : on peut bellement distinguer le noyau solide en fer T les par rois du réflerroir, ainsi que la cloche à demi remplie de \ gaz , et fermée eq ' haut par un rt^ioet. Le noyau esf traversé parim conduit vertical formé d'un tube de verre - - scellé au moyen de
cimoit; ce tube s'ouvre à la partie supérieure dans li^ cloche du gazomètre, et se termine à l'autre eztré< mité par un robinet. A. cette extrémité on a4Bpte, \ l'aide d'une vis , un petit entonnoir sous lequel eaf placée une capsule en verre , contenant dqi mercuffl ^ui doit recouvrir le bord d« l'^toQuoir à la haut^i^f d'mv tiers ou à'un quart de pouce eavirotl* Ç^tte çf^|u|ff fl'^t dans le £iit qu'un» p^tilA .citve à merOBF? > M moyen de laquelle on fait passer te ge* d^ U e«fyvm dans l'entonnoir , et d? U , à ^vers le b^au , àv» Û
(iJQuital} Jonrad ofStUut, i, |V.
cloche qui est au-dessus. Après avoir rempli le gazomètre de mercure, et disposé Tappareil, la première chose à faire est d'ouvrir les deux robinets, et d'abaisser la cloche dans le mercure jusqu'à ce qu'elle soit purgée d'air , puis de fermer le robinet supérieur , et d'abandonner la cloche à elle-même. La répulsion exercée par le mercure produira dans le verre une tendance à s'élever, et fera en même temps monter le métal dans l'entonnoir, un peu au-dessus du niveau de celui contenu dans la capsule. Si , après avoir laissé les choses une heure ou deux en cet état , on trouve que la cloche ne s'est pas élevée au-dessus de la position dans laquelle on l'avait placée , on peut être assuré que l'instrument ferme hermétiquement. Le col de la cornue, ou le tube qui y est adapté, étant ensuite introduit sous l'entonnoir, on y fait arriver le gaz, et l'on voit alors là cloche s'élever à chaque bulle qui se dégage. Lorsqu'il en est entré une quantité égale à la capacité de l'entonnoir et du tube du gazomètre , on ouvre le robinet supérieur, on abaisse la cloche, et l'on fait sortir le gaz qu'elle contient, qui entraine avec lui Ykir atmosphérique : après avoir répété cette opération une fois ou deux, pour mieux s'assurer que la cloche en est entièrement purgée , on recueille et on conserve ce gaz pour servir aux expériences.
* 781V Le gazomètre a été en grande partiç remplacé tiar lin autre instrument, également de l'invention de Ht.'Pè^'s (1) , dont on ne peut guère se passer dans un làboratbîre. On l'a appelé récipient à gaz; Vest un èxdelfênt appareil pour conserver un approvisionnement d'okigène, ou de tout autrie gaz, dont on a
(i) Philosophical magasine, XIII 1 153, ' ' -
RECIPIENT ▲ GAZ DE Bf. J>EPYS* 87$
constamment besoin. Il est ordinairement en cuivrje Ternisse , et consiste en un vaisseau cylindrique clos ,
surmonté par une cuve circulaire du même, diamètre, mais comparativement d'une petite profondeur ; un tuyau.
a part du fond de. la cuve .
et 9 passant à travers le haut de la chambre à air, descend jusque près du fond de l'appareil, où il se termine par une extrémité ouverte. Un second tuyau b {)açt également de la cuve, mais se termine précisément à la partie supérieure de la chambre à air. Ces deux tuyaux sont fermés par des robinets y*, hj placés entre la cuve et la chambre. Un autre robinet g est également adapté au haut d'un des côtés de la chambre à air; enfin un tuyau très-court, et d'un diamètre beaucoup plus large, c, entre obliquement dans la partie inférieure de la même chambre, de manière à ce que son. ouverture extérieure soit plus élevée que l'autre d'un demi-pouce ou trois quarts, de pouce au moins. On le ferme, lorsqu'il est nécessaire,. au moyen d'un bouchon à vis. Un tube de verre est fixe en d et en ^ , dans deux ouvertures qui donnent dans 1^ chambre à air , en sorte qu'il en fait réellement partie : il sert à indiquer la quantité d'eau , et par conséquent la quantité de gaz à Fintérieur. Tous les joints et toutes les soudures doivent fermer herméliquemeutr^ ce dont on peut s'assurer de la manière suivante. Après avoir fermé le tube c , au moyen du bouchon à vis, on ouvre les trois robinets supérieurs, on verse l'eau dans la
1)4 MAKii»tLAtioivâ cmiiKitM.
cute, ei bn là labse descendre dam la chambre à âîir jusqu'à de que ccUe-cî soît remplie ; en cet état on in* cline un peu l'appareil pour que le robinet latéral g se trouve en dessus , et on laisse échapper Tair jusqu'à ce que Tinstr ument en soît entièrement purgé ; après quoi on referme ce robinet ainsi que les deux autres , et s'il reste une petite portion d'air au haut de l'appareil , il faut marquer exactement sur le tube indicateur l'espace qu'elle occupe. Si alors on défisse le bouchon placé en Cy Teau ne devra pas s'échapper par le tube, par la manière dont il est ajusté, à moins que l'air ne trouve au-dessus accès dans l'intérieur, par quelque fente : il suffira donc d'abandonner l'appareil à lui'méihe pendant quelques heures , pour reconnaître , à la seule inspection , s^il ferme hermétiquement.
762. Cet appareil se remplit de gaz de la même manière qu'une cloche placée sur la cuve pneumatique : fermant les robinets , et ouvrant Torifice c , Ton y introduit le bec de la comité ou du tube d^où sort lé gaz, qui alolrs monte bulle à bulle à travers l'eau , qu'il finit par déplacer entièrement. Pour se débarrasser dé l'eau avec plus de facilité, on peut placer Tappareil auprès de l'évier du laboratoire. Si cependant il est nécessaire qu4l soit placé auprès d'un fourneau , comme cela arrive dans la préparation du gaz ôxigène , on Télève sur un petit tabouret, et Von reçoit Veau dans un séâu placé au-dessous. On peut faciliter dans de cas l'écotLlement de l'eau, eii mettant un peu d^étoupe humide autour du tube qui introduit le gaz en e (434).
763. L^abaissement successif de Veau, et par conséquent la quantité de gaz introduite, sont indiqués par le tube. Quand le gaz ressort en bulles en ^, c'est une preuve que Tappareil ne peut en contenir davan-
TRANSVASËllBtlt Mtf GàJÉ. Sîf
Iftge ) riors on retire le tube on k cornne ^ et Ton lHis6ë hermétiquement le bouchon. Dans cet état le gêi est complètement enfermé , et peat être conservé peâdânt plusieurs mois , pourvu que Ton ait le soiii d'entretenif Veau de la cuve à la hauteur convenable.