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828. En consultant cette table , qui est fondée sur les expériences de M. Dalton et du docteur Dre, et (|ui comprend toutes les températures auxquelles il est vraisemblable que des gaz seront pesés, on peut aisément déterminer le rapport qui existe entre le vo-' lume du gaz sec/et du gaz saturé de vapeur. Il suffit de diercher sur la table la température à laquelle le gaz a été observé , l'on trouvera vis^à-vis le rapport en volume de la vapeur aqueuse à une pression de 30 pouces. Le volume de cette dernière doit alors être ramené
(0 ie^i I0iipiér»t»res fopt ctpuSm^» ici aiid«|r^ du Uwrmpmètce FâlurtftlieiU de f «llreli!i«it.
416 MANIPULATIONS CBIMIQUES.
à la température moyenne , le volume total également ramené à la température et à la pression moyennes (816), après quoi I soustrayant du résultat le volume corrigé de la vapeur, Ton aura le volume corrigé du gaz à l'état sec. On a reconnu qu'un pouce cube de vapeur aqueuse permanente , ramené à la température de 60"* 9 et à une pression moyenne de 30 pouces, pèse 0,1929 grains. Il est donc facile d'évaluer le poids d'un volume connu de vapei^r aqueuse; ce poids étant soustrait de celgi du gaz humide, donne le poids du gaz à l'état sec , dont le volume est également connu.
829. Pour éclaircirce qui précède ,. supposons qu'un gaz , placé sur l'eau , ait été pesé comme nous venons de l'indiquer, et que 320 pouces cubes , à la température de 50* Fàhr. , et à la pression barométrique de 29,4 pouces , soient entrés dans le ballon et aient produit line augmentation de poids de 101 ,69 grains. En consultant la table on l;rouvera qu'à la température de 50*, le rapport ile la vapeur aqueuse avec le gaz placé sur l'eau est ,01333 , ce qui pour les 220 pouces cubes donnera à 2,933 pouces cubes, qui, ramenés à la température de 60^, donnent 2,942 pouces cubes. Le volume total ramené à la température et à la pression moyennes (817, 822), sera égal à 2 19,929 pouces cubes, et si l'on soustrait de ce nombre les 2,942 pouces cubes de vapeur aqueuse présente , il restera 216,987 pouces cubes pour le volume du gaz sec à la température et à la pression moyennes. 3,942 pouces cubes de vapeur aqueuse pèsent 0,5675 grains , car 2,942 X 0,^929 t= 0,5675 : ce poids soustrait de 101 ,69 , poids total , laisse 101 ,1225 grains, ce qui est le poids des 216,987 pouces cubes de gaz sec. L'on trouvera 4p^c^ par n^ç Mmple règle de iprif)|>ortîoQi
MATdÈRE DE DESSÉCHEll LES GAZ. 4l7
que 100 pouces cubes du même gaz , à Tétat sec , pèsent 46,603 grains à la température et à la pressîoft moyenne. ^ r
■ 830.' tl n'est piis nécessaire dans celté/èxpfénfeïrcfe que le ballon bu le flacon sbifent parfafteirieht iptflséJi d'aÎT aVaïit d'y admettre le gaz , il suffit seulement qtue là ^ilîâitfté dé gat qtfi ientre , et Uâùgméritatidn cofrrfe^jpôntlanté de poids ; soient bien comities. Parla nlêiniè raison^ Von n'est pas obligé de rfethJ)ni:'(*omJ)lèicmenyTè ballon , pourvu qde \à quântiré de gaz icitte Voh^f înVcbduît Soft évaluée d'après la graduatioh dé' là cloché. Loi^que le niveau est le même à Tintérieur et â l'extifrieur^ et que la quantité introduite dans' le balloii n'éprouve plus aucuh charigement, l'on ôbsÀve'là température et la pression du gaî: dé la cloéhe \ et là diminution qu'il à éprouvée. îl est îtidispensiMej kvanl dé commencer Te^peKence , que la teùipératurè dii gSi sur Feau ait'élé constàtite pendant tin certaiU temps ^^ et que le robinet soit bien ferriaé'.'S^îl se iÀariifèémiî ensuite une légère variation de température ëlle^sëi^it'sans importance, pourvu. que rien n'entrât dan| te ballon ou n'en pifit sortîi* avant fa fin de Vexpérîetiéé. '831: Quelques chimistes préfèrent né prendre ïS poids au gai qu'après TaVcîir fait sécher, et par le JfSil ils' posent ainsi un volume coiinù , non d'ilri inëlângë'', mais de gaz pur. On connaît aujourd'hui plusieurs manières dé sécher lès gaz'; une des méthodes coiiSiste, à les ftiire passer par un Vube de Verre, contenant de* substances qui ont pour l*eàu une' gi^ande afiïiiîté. fc'éèi fiti procédé simple et utile , il est ddilc â pro^xS^s dé ter décfrire iei , bien qull ne puisse s'a^ppliquer éofivénabldùent au mode Aë pe^er les gaz qui vient d'étrè 1. 27
.donné, parce^que la quantité de gaz que Ton introduit est alors beaucoup plus difficile à jnesurer.
Dans un tube d'environ un demi-pouce de diamètre sur deux pieds de longueur , on introduit un fil métallique tortillé que Ton adapte à Tune des extrémités pour retenir les fragmens solides que le tube doit renfermer ; ayant fait chauffer, d'une autre part , dans un creuset de grès une certaine quantité de xjilorure de .calcium ji^qu'à ce qu'il soit en fusion (il suffit pour cela d^une température au-dessous du rougë yisible), on verse lé cblorure liquide sur une surface métallique ^ ou sur une pierre propre, et aiissitàt qu'il a été solidifié on le casse et on le met dans des flacons bouçhés. Ce chlorure étant divisé en fràgmens, qn l'introjduît rapidement dans le tube , jusqu'à ce que celui-ci en soit à peu près rempli ; la communication entre le :^be ainsi préparé et le vase contenant le gaz étant alon établie au moyen d'un tube de caoutchouc (416), ou de toute autre matière convenable , on y fait passer autant de gaz qu'il est nécessaire pour expulser complètement tout l'air atmosphérique avant de le .fixer au l^allon qui doit recevoir le gaz sec. L'on fait ensuite passer lentement le gaz , en donnant environ dix mi- :putes ^t même davantage au passage de cent pouces cubes dans un tube tel que celui que nous venons de décrire.
832. Au lieu de chlorure de calciuni, on peut employer de la potasse ou du carbonate de potasse fondu ^ inais on ne doit pas oublier que la potasse ordinaire qui a été fondue dégage en général un pjeu d'oxigène durant sa dissolution , ce qui peut qudquefois donner lieu à des erreurs. Le chlorure de calcium nepeutser-