MANIÈRE DE DESSECHER LES GAZ
vir avec l'ammoniaque , le gaz sulfureux et quelques autres gaz acides. La potasse, au contraire, réussit parfaitement bien avec Tammgniaque , mais non pas avec les gaz acides. L'acide sulfurique est pour plusieurs gaz un excellent moyen de dessiccation. On remplit de fragmens de verre ou de ctistal de roche un tube courbé, et Ton y verse une portion d'huile de vitriol concentrée suffisante pour mouiller les fragmens sans obstruer le passage du gaz. On peut avec un tube ainsi disposé dessécher tous les gaz, excepté l'ammoniaque.
833. Toutes les fois que Ton se sert de tubes semblables pour sécher des gaz que l'on veut peser suivant la méthode que nous avons décrite , et qui par conséquent doivent être mesurés, il faut les tirer d'une cloche graduée. Après en avoir laissé échapper la quantité de gaz nécessaire pour chasser l'air atiiiosphéi'ique, on fixe te tube à dessécher sur le vase dans lequel le vide a été fait , on égalise le niveau à l'intérieur et à l'extérieur de l'appareil, et l'on note la quantité de gaz contenu dans la cloche. Lorsque le ballon a été rempli et que la température intérieure est revenue au degré primitif, on observe de nouveau le gaz de la cloche^ et Ton nAte la quantité qui est passée dans le ballon.
II est évident, iwlgré ces précautions , que la quantité de gaz qui est enArée dans le ballon n'est point égale à celle qui est sortie de la cloche , puisqu'un certain volume de vapeur d'eau a été absorbé. Il faut alors déterminer la quantité absorbée , en constatant la température du gaz humide et ramenant son volume à la pression moyenne; consultant ensuite la table (1827), on t^rouve la proportion de vapeur qui existait dans le volume sorti de la cloche ; on soustrait le nombre qui le représente V du volume total que l'on a corrigé , et le reste
420 IIANIPULA.TlO>S ÇHIAIIQUES.
forme le volume du gaz sec qui est entré dans Iç ballon.
834. Des tut)es semblables peuvent être employés pQur dessécher les gaz dans une inanité d'autres circonstances» Il faut en avoir de différentes dimensions , les plus petits n'ayant pas plus de cinq à six pouces de longueur ^ çt de demi pouce à un quart de pouce dis dia- »nètre. Pour les remplir, on étire à la lampe une des ex^tr.émités du tube, on y introduit la substance absorbante , puis Von étire de la même manière Tautre extrén^ité. Il est aisé ensuite de sceller hermétiquement les ouvertures capillaires en les tenant un moment sur la flamme de la lampe. On conserve ces tubes en cet état jusqu'à ce qu'on veuille en faire usage, et pour cela il cufHt d'en briser les extrémités, de manière à pratiquer de petits orifices ; Ton adaptç le tube à Tappareil au ^loyen d'un ajutage quelconque , et l'on y fait passer ie gaz. Lorsque l'opération est terminée , et que le tube çst démonté, on peut chasser le ga^ intérieur à l'aide 4'uA soufflet, ou Vaspirep ayec la bouche,. ei^ sceller les extrémités comme auparavant > et le conserver pour s'en servir dans une autre occasion. En ayai^t soin de prendr^ tg^ujours les mêmes précautions l'on pourra se servi? du tube à diverses reprises , jusqu'à ce^ue la pr9prié^é absorbante de la substance soit entièrement flétruite. On peut, dans tous les cas, augmenter cette propriété en abaissant la température du tube , ce qui sye &it de la manière la plus facile avec uq tube courbé comme celui dont on a prescrit l'usage avec l'acide sulfurique (832), surtout si l'on plonge la partie recourbée dans un mélange de glace et de sel (421)^
835. Lorsqu'on opèrç sur le mercure^ Qn.peut dessécher le gaz en plaçant préalablement sous la cloche une substance absorbante , comme le chlorure de cal-
HAJItàRB DB SMSdCHXÉ tMê «IZ. tôl
ciorn , o«i bien le fidre pM^ar, ata tiavers d'im tabe à 4m Mcher y dans une cloche graduée pkcée sur le mercure, d'où on Tintroduira «nsuile dans le buDon où Ton atora faU le Tide, sans qu'il soit néoessaire, pour le mesurer, de fiiire aucune correction relative à Tinflueuce de k vapeur d'eau«
836. On se sert avec avantage , pour la dessiccation de certains gaz , tels que le chlore , et pour des experiences très-délicates, d'un bain d'acide snlfurlque^ Cette opération se fieiit au moyen d'une cloche à robinet graduée, et d*un bocal ordinaire en verre , assez grand pour que la cloche puisse s'y mouvoir librement. On verse dans le bocal de l'acide sulfurique jusqu'à environ un ponce du bord, et y ]^ongeant la cAoche, eUe se remplit d'acide pendant qtie l'air s"^ chappe par le robinet (7 1 4). Le gaz que Vatk veut seller est alors introduit par le robinet, au moyen i^imt communicatioû quelôonqiie établie avec l'af^pareil qui le dégage ; et lorsqu^l est entré du gaz dans k cloche , à environ uil pouce de pl'cfondenr, on dévissé la communication poo^ hi^te ^tiit atec le gaz YéSt atmosphérique resté dans k ganeiitu^e et le robinet , ofc Vaeide n'a pas dû pénétrer. La comiÀunication étattt ensuite rétablie , k gaz est faitroduit comme auparavant , el lorsque la doohe en ëért à peu p^ès pleine on ferme le robinet , et on laisse le gaz pendant une heure otrdeux en contact avec l*aeide kulforique. Pendant 0èt intervaUe la cloche se soutient d'élIe-raSme sur l'acide; mais si l'on craint qu'eUe ne se renverse , ou peut l'assujettir en plaçant un morceau dé fiége ou tonte autre matière convenaMe entre elle et les parois du faoeai. Lorsque k gaz est sdfiBsamment sec, on b
-lcensTafae(par:ie;vobinet,.et on.le.inesûceiâir 1a grar ^Hfttoarj 'a^rès '«voir mis liacidâ sûlfariqae .au même att7iean>à l!inlfiiiicu!r >èt à restérîfiur.xl6 la. cloche. , . Le g«^ob)èi7e pniaiiif àr.mei^diire de MU.CUyfidd^ /s^ki^tilbfi»^ ést'ooi excDUeiit.iiifl;tn]aieiitpoiir.la dessiccation des gaz sur l'acide sulfurique , parce Lqu/îl eat màlièreioeàt Qni.yei]rA . / .. i ^ i. * .
- , i&3(7. . Aamoyea Am àtlbsiSaoces .dbBQfbvUeé dpiit on a j^ii^nlbntiony'.coinine le ichlbriipe;dé!càlGiitin , la pi>r 49i$âe >' le:oarboiiQte- de: pot&sse , et l!aoide aulfciriqiie , il Ajest pa$/de gaz.quIon:iiQ puisse desséchée, Fune de (Ces.sfhstances . étant Bppliéable loocjsqnq Tautrene Test iia^v Qûelqià/efoifi. endoce onee sert^pourAea opérations li)9 iQHjgue. durée,, de jçhftu&sèche.plabée-dlitts des tubes, ^f(ia^e,i^'aaiucun.'a¥aiitafe,iur les corps qui précè- 4^^1si|iQn d'^Ire pliis ét^ottomiqu^ daisies expériences iea:£fraiul« •.'..•
II) ^38- I#Ç dftCSewrïhoi|w^ii a publié ufiprQcâdé extçé- 4P^e^4; i^plg.p&u^ preA^dre le p0t4$ ^p4«^ftq^fi 4^ ^siz\ qui méfcibaijdlé^e -décrit îgi> ; Après. , a,tQir pesé {^^i ç^ct^Qiekit qvip.pOsftibl^ l^b^lôH^j^U; le.flacçn ^ftopide.^op f^bift^ §« y feit,le..\i4e, pu#i Oft to dpèsè 4é' iK>iji?ea^<. J^a per^e , dft poi^s .^épçwvée esit jf^l^!^ 1^ flHWÙté.dlîçir ataipsphérique/Q^||u^é:, «|t j^ar cç^si^i^n^ pltt^,,0f^.gioi9scoii^déi:^hW'^^i]i^t Ifi j^randeiir du-flacoq; pu la p^rfectipn avec laquelle le ,^jide : a :eV . Hfi* 0» ,«:^plit extôuin^ , l§: fl^CQu ' du, , gas: 49nt9qyçpt,cpnA94tr.e}apjssaftleurspécifiq<4e(8iP)..|:^a .§eule.préça^(V^ l^^c^f^ire^ sujvaât \0 d4b(^wThQ9%jf^çn ^ ç^^ djB^ fftire : eû.^pi^e- qu apçMi^ i particule d'e^U ^p|i .de merçufp (^Ui^uppos^nt lergaz pt^cé^sur IjQjoaevçur.e| n^ ^'iutfoduis^4Mi,s.Jle,flaêo^, 41 i^if ^vi^nt qi^ , jje^yplume de gaz ,qu^,^trera dans, le fiajqcn sei*a p^éci-