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Un chimist%ne peut pas se passer d'une balance

Bi.LANCE, POIDS 9 PGSEBS , ETC. 21

délicate : cet mstrument est poor lui absolaipent neces* saire pour répéter les expériences les plus importantes , ou. pour ses propres recherches. S'il est très-occupé , il aura besotii de deux ou trois balances; car las poids avec lesquels il est nécesisaire \^ trayailler, étant très-Tariés, ils sont presepie sans limites , et île peuvent être évalués par le même instrument. Si f on pesait de grandes quaiitités dans des balances propre&r'à montrer de légères difierences , on les endommagerait infailliblement en courbant le fléau ou en changeant lès pointa de suspension ; d'un autre côté y on ne satrrajit appjréfder d^ petits poids dans des balances destinées' à de grandes quantités, à cause de la masse de Tinstrument lui-même. Il faut donc avoir une balance p#opre à peser depuis uâe ônoe jusqu'à deux ou trois livres , oU même plus y et construite de manière à trébucher à devùx. ou tiN>is grains, quand elle est chargée de son plus grand poids. On pourrait la rendre très-délicate et trèns^^sensiUe , mais ordinairement cela n'est pas nécessaire. On a pour les travaux du laboratoire une autt^e balancie propre à peser depuis un demi-grain jusqu'à deux ou trois onces avec une grande exactitude, et qui est sensible à environ un demi-grain quand elle est complètement chargée. On destinera cette dernière balance-à l'usage ordinaire, et l'on s'en servira de préférence aux balances plus sensibles , toutes les fois surtout que les pesées devront se faire dans le laboratoire; l'on préser- -vera ainsi l'instrument le ^lus parfait du dommage que kii causerait un usage trop fréquent et l'action des . vapeurs qui se dégagent constamment dans le cours dés opérations. L'insiTument de précision doit être suffisamment délicat pottr peser de 600 à 1000 grains et audessous , et indiquer distinctement et sûrement des

St . MANIPULATIOHS CHIMIQUES.

àktUmnm» égB\e$ à la e^oa ^^ partie du poids qu'on pèse.

Los matériaux et la construction des balances Tarieul tant I ainsi que left circomta^ces^ui déterminent leufr achat» qulon^ne peut pas doni|er ile règles générales MIT ee point « Qu'elles soient grandes ou petitef î Ton doit pï^éter celles, qoi ftont sur des supports fixes » à celles âiii sont suspendues librement» quoiqu'on en fasse de irès^bonaes de qj^tte espèce. Il faut lee préserter deThu^ mtditéetdes vapeurs» le fiéau de la grande> si sa con» Ii|4rm:4i0n le permet ^ et même celui de la deuxième» doit étreiréquemment nettoyé et huilé. Les instylimens plus délicats doivent être nettoyés par l'ouvrier même ; car o risqua quelquefois de les endommager beaucoup en les nettoyant grossièrement , et à 1^ hâté; si l'on voit» lors^ qu'on est sur le point de s'en servir» qu'il existe sur lé fléau ou le bassin d'une balance délicate » une tache pro^ venant de la poussière » de l'oxidation ou de quelque autre ^iause» il vaut mieux compenser la différence de poids qui en résulte» en ajoutant aux bassias un oonures poids moûieii tané» que d'essayer d'enleVer la tache avant l'opération. Si les balances sont contfruiies de manière qu'on punse léb mettk^ dansdés bottes , il faut les y pla* cer quand on ^e s'en sert pas. Les instruikyens délieati sont toujours èn&nnës dans des cages (1) » et ib y sont fixés de manière à ce qu'on puisse s'en servir sans les déplacer. Lorsqu'on ne s'en sert pas » ie^ cages doiveai toujours être fermées. Quand on ne se sert f^lus des bff^ lances du laboratoire on les couvre d'une diemke «ki

(t) Ces cages sont en Terre^ elles pcorent s'enlctcr en une seule pièce lorsque la bèlMce fefst petite , ran* lorsqu^bUe «it grande «a qn'elle Soit terrir ft'éq^em» nent^ la partie anttfrttttf e de lai cage est seule molnle. Poor se servir de la balance on élève cette partie afitérieurt en la fiiisaiA glisser entre les deux mftnUaaq«i«Hit4eouliases. ' à. B.

BAtANC&i FOIDS, PBMe»» ETC. M

WPge OU de toite, et toutes les fois qu'il est nécàUftifte d'apporter la balance délicate dam le laboratoire, on a la précaution de la remettre à sa placQ auwitât qu'ofi s'en est servi. Cet instrument est en lùi«mém« si opàteu»» il çst si vite endommagé 9 Sa valeur 91 actn usagt s(5at alors si rapidement diminiiés 1 qi^'il hnK en prendre Uivfi 10S soins possibles*

30* Les poids sont aussi variés quf^ les bl^Uip«6s

elles^-n^émes» Il en faut depuis troi§ livres jusqu'à 4os centièmes de grain ; iU forment au moinft d^u^i assottimeni; Tun, consistant en livres, onc^ ^ 4ràchiMS (avoir du poids); Vautre^ en grains, depuis 1000. j«uh qu'aux fractions les plu9 minimes. |1 esl d'usage à0 fabriquer ces poid$ en as^ortimens qui en e^titisunent chacun aussi peu qu^ possible (1). Aw\f q^M^e poiàs de 1/2, 3» et 4 grains, sont s^i^sun» pput ptMr depuis i jusqu'à JIO grains; et avec dç^ poidp* «Ml

(1) Xes assortimens 4e poids français sont de deux sortes pour les balances du laboMloir6{ r^n, oonpreiid le gramme et sea multiples jusqa'à 500 gi*amm«l ; VàttUff ^* gramme et ^es dirisioas jll4q^'au n^iilifraqime t i

L'on trouve dans le prepiier i ppids de 5oo gramme*

AOO

A9Bt la fommo représente le littog.

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tl 7 a dans U iceond

poids

de è d&igrammea

5 centigrammes

(itat U soqime représente le gramoie

5 milli|;rammas

"34 • MANIPtLATIOflS CRIHIQUES.

bbUesde 10,20,30, 40, 100, 200, 300, et 400, on pèae jusqu'à 1000 grains. Le nombre des poids pourrait encore être diminué en se servant de ceux qui sont exprimés par la série suivante, }, 3, 9, -27, 81, 243; et une série de dix, ainsi composée, pèserait tout nombre depi^is 1 jusqu'à 88578. Mais on ne se sert pas toujours dans la pratique de la série de poids dont nous venons de parler; il est souvent convenable ; au contraire , d'employer plusieurs assortimens. Il n'est pas nécessaire d'avoir un assortiment Aussi étendu en livres , onces, et drachmes, parce qu'on ne s'en sert comparativement que très-peu dans le laboratoire , mais il le faut avec les poids de grains^ car il est à désirer, dans tous les cas possibles, de se référer 'toujours à la même espèce de poids pour la simplicité des calculs et des rapports, et les poids en grains^ étant généralement adoptés, doivent être préférés aux autres ; ainsi , pour éviter toute difficulté , il faut en avoir un approvisionnement abondant. Il arrive fréquemment que dans l'évaluation d'une perte ou d'un gain de poids, ou en prenant des pesanteurs spécifiques, on a besoin de deux ou de plusieurs poids de la même valeur^ ce qui rend indispensable d'en avoir une surabondance , d'autant plus qu'on est journellement exposé à en égarer. Il est extrêmement convenable d'avoir une petite boite divisée en compartimens , contenant divers poids en grains, depuis un dixième jusqu'à 1000 grains, et destinée à accompagner la balance ordinairement en usage. Il est bien d'avoir un assortiment complet, depuis 500 jusqu'à des centièmes de grain, pour le tenir toujours avec la meilleure balance , celle-ci étant pourvue de deux ou trois assortimens de fractions de grain. Dans ce dernier cas on n'a pae besoin d'avoir de

BALANCE, POIDB^ PESËES, ETC. ^ 35

doubles poids au-dessus d'un grain ^ ear <^ peut en ' prendre dans la boite da laboratoire.

31. Ces poids sont quelquefois faits en laiton; cependant les fractions de grains doivent toujours être ^n platine; et il vaudrait beaucoup mieux se servir X constamment de ce métal pour les poids qui n'excèdent pas 10 grains. Peut-être son emploi pour les poids supérieurs ferait-il craindre. un surcroit de dépense ; mais on y trouverait une ample compensation ^ - en ce qu'ils seraient preserved^ de l'oxidation, et en ce ' qu'ils seraient aisément nettoyés y en les frottant légèref ment y ou bien en les exposant un instant à la flamme d'une lampe à l'esprit de vin. Quand' on ne regarde pas à la dépense, tous les poids doivent être en platine; leur précision permanente dédommageant amplement ' de l'augmentation de prix.

Après le platine il n'y a probablement pas de métal ' commun meilleur que lé laiton pour taire des poids ; les plus grands poids en grains , ainsi que les séries de Jaiivre et ses divisions, peuvent être faits de cet alliage. Mais comme il est fortement attaquable par les ' vapeurs du laboratoire , les petits poids qui en sont faits ' sont souvent rendus inutiles dans très-péu de temps. En ' les tenant dans une boite fermée , on retarde jusqu'à un certain point cette altération. Le poide'de livre et l'once sont fréquemment faits par assortimens , tous les poids étant creux , ayant la fonnë d'un cône ti*onqué , et pou- » vant s'embotter les uns dans les autres. De tels poids * sont u*ës convenables pour faire des tares , la forme concave permettant aux plus grands poids dont on se sert de recevoir d'autres matières pour rendre la tare exacte, comme on le dira ci-après.

'32. La botte de poids de grains dtt laboratoire doit

26 ItANIPULATlOHS CBIHIQUSS.

j^nlenir une paire de petites pinces pour saisir les divisions de grain , ces dernières étant trop petites pour qtie Ton puisse se servir promptement et sûrement de là main ^ d'autant plus qu'on est exposé , en les prenant a^ec.Ies doigts^ à leur communiquei? des matières etraagères I et à les rendre ainsi pi Us ou moins inexacts*

313. Il iauti indépendamment des poids , avoir qu^el- ^68 sùbst|&nces convenables pour faire contre-poids fiuJL creusets , capsules^ ..tubes , ete. Une petite bolle pleine.de grenaille de {^omb de diverse grosseur remplit très-bien ce but; pn'pei|.t y ajouter quelques mor- ^HU^ de plomb ou d'étain'en feuille.

34. ,Oii doit de temps. en temps examiner aVec soin la balance et les poids » afintle s'assurer 'de leur e&a^titude; cari s'ils causent quelques erreurs inaperçuetfy toutes les expériences faites avec ces {nstrunaens peu- ; vent être plus qu'inutîffes. On pourrait citer quelques circonstances lurieuses d^anah lesquelles des vérités cbi* jniques de la plus hauteimportance Ont été obscurcie , uniquement par de semblables erreurs. . ^

. 3â« La théorie de ta balance est si simple ^ que les .essais que i'on fera potur reconnaîtra son exactitude seront aisément compris , et aussi facilement mis em pratique (1). On peut la considérer comme un levitr inflexible, HDutfinu horizontalement par son centre de gravité, et supportant des poids suspendus à égï^b^ distances du milieu , en des points placés sur la ligne horizontale qui passe par le centre de gravités Si les poids sont égaux, Us se feront^écesBairement équilibra; s'ils ne le sont pas, le plus pesant fera pencher la balano^. L'on s'éloigne ordinâifeijuenty dans la <eoiistri|ctiop d^s

BAI<ANpEy POIDS y PESEES , ETC. 27

balances y de la théorie que nous yenons d^exposer; tantôt à cause de Timpossibilité de Texécution , tantôt à cause de Tavantagc que Ton y trouve dans la pratique. On peut dire qu'une bonne balancé consiste essuntUlr lemetU en un fléau aussi léger que possible , sans çôixxf promettre la rigidité qu'il doit posséder, divisé en deux, bras égaux en poids et en longueur , par une ligne de support ou axe ; à l'extrémité "cle chaque bras se trouva la ligne de support ou axe de suspension des bas^insi Ceft trois axes doivent être exactement parallèles; précisément perpendiculaires au fléau dans un mém^ plan horizontal; de plus ^ la ligne iiprjzdntale qui joint le$ deux points de suspension des bassins doit passer un peu au-dessus duoelitre de gravité du fléau. 11 e;st inutiU de parler ici des 4^fauts gro^iers qu'on rencontre dans les balances ordinaires^ on lea apercevra aisément; et ce que nous dirons en traitant des balances délicates fera comprendre l'impossibilité de les éviter sans sf livrer à une dépense disproportionnée ayec les avaiw tages qu'on en retirerais > ^

36. On comprendra aisément qu*un fléau comme eelui que nous venons de fiéçrire , dont la ligne de suapension serait taillée en lame de coute^V^ et placée su^r un plan horia^ntal , prendrait lui-ménvip une position borizontale en raison de la âituation xle son centre d«i gravité. L'addition des bassins n'apporte aucun changement à cette dernièite position du fléau , parce qu'il sont égaux en poids. La délicatesse d'une balance dé^ pend très -essentiellement des'^siluatîons relatives du centre de gravité , du point d'apjpi^i central , et d^ axes de suspension* Si le centra de gravité est beaucoup abaissé au-dessous du point d'appui ^ et qu'on observe les oscillations de la balance, «n lui communiqu^ant wi

léger mouvement, on verra qu'elles sont rapides, et que le fléau reviendra bientôt à l'état de repos ; si l'on ajoute des poids d'un côté, de manière à la faire osciller ou trébucher , comme on dit , ou bien à la mener à un certain état permanent d'inclinaison y on trouvera qu'il en faut une quantité considérable. Si le centre de gra« vite est plus élevé , les oscillations seront plus lentes , et produites par une impulsion beaucoup plus faible; le fléau sera alors plus long-temps à revenir à son état de repos. Si la position du centre de gravité coïncide précifément avec le point d'appui ou le centre d'oscil* lation, celui-ci étant aussi dans la ligne qui joint les deux points extrêmes de suspensions , alors le plus petit {>oids suffira pour faire trébucher le fléau (en suppo* sant, toutefois, le couteau et le pl)3in de suspension parfaitement dressés), les oscillations n'existent plus , l'un ou l'autre des deux côtés cède au moindre effort , et l'on perd l'indication importante fournie par l'étendue et la vitesse des oscillations. Le cas où le centre de gravité est au-dessus du point d'appui est rare , si tant est qu'il se présente jamais. Une semblable balance lorsqu'elle serait chargée de poids égaux , inclinerait d'un côté ou de l'autre. En effet, à la moindre rupture d'équilibre , le côté le plus bas tendrait à incliner encore davantage jusqu^à ce qu'il fût arrêté par quelque obstacle, à moins cependant , que le point d'appui ne fût placé beaucoup au-dessus de la Mgne qui joint les points de suspension , auquel cas les poids des bassins pourraient contre-balancer l'effet produit par l'élévation du centre de gravité. Pbur des balances destinées à supporter de grands poids , il est nécessaire de placer le centre de gravité plus bas que pour celles qui ne doivent ea porter que de petits | afin qu'elles puissent osciller

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