‹ Manipulations chimiques (volume 2)Chapitre 9 sur 74 · BALANCE I POIDS, PESEES, ETC · texte numérisé non relu

BALANCE I POIDS, PESEES, ETC

régulièrement et promptement : c'est pour cette raison qu'diles sont moins sensibles.

37. Les oscillations d'une balance varient selon le poids dont elle est chargée ; plus il est grand , plus elles sont lentes : on doit les observer attentivement , à cause des indications utiles qu'elles fournissent pour les pesées. A l'étendue et à la vitesse des oscillations , une personne habituée à Tinstrument jugera, jusqu'à un certain point, du poids nécessaire pour produire l'équi* libre. Mais <m ne doit pas perdre de vue que , selon que la balance est plus ou moins chargée , les mêmes vitesses et amplitudes des oscillations ne correspondent pas toujours aux mêmes différences de poids. Il est encore nécessaire de connaître le poids sous lequel trébuche la balance, selon les différentes charges qu'on peut lui faire supporter. L'instrument peut être considéré comme très-exact, s*il trébuche à ^ de grain quand il y a 600 grains dans chaque bassin; c'est-à-dire s'il trébuche à^g^ du poids dont il est chargé.

38. Les balances çont quelquefois, comme on dit, sujettes à devenir folles, quand elles sont surchargées. Cet effet consiste dans une dépression permanente du côté qui est le plus bas; en conséquence, quand une balance porte des poids égaux dans chaque bassin, mais est surchargée , si on la place dans une situation exactement horizontale , elle y reste , mais la plus légère impulsion ou dépression d'un côté suffit pour détruire l'équilibre; lé côté inférieur continue de descen* dre avec une vitesse accélérée , et finit par demeurer stationnaire, comme s'il était réellement plus pesant que Vautres Généralement, plus une balance est délicate, plus cet effet a lieu promptement; c'est pourquoi l'on doit déterminer la limite du poids qu'elle peut por-

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ter. Il faut soigneusement étudier ce défaut , ainsi cpa la perte de justesse qu'elle subît lorsqu'on la surchar^* Cette imperfection dépend delà position du point d'ap* pùi y aunlessous de ta ligne qui joint les points de su»r pension ; on ne peut plus , dans ee cas , s'en rapporter à4*indication que la balance fournit.

39. Quand on a vérifié que le fléau , libre de ses bas» sins, mais supporté sur son axe^ oscille régulièrement, qu'il arrive par degrés à une position horizontale où il resté en repos , on doit le retourner , de manière que le bras qui se trouvait à droite passe à gauche. On le fait ensuite osciller de nouveau , et s'il se meut régulier» rement, s'arrétant à la fin dans une position horÎEontiJey il a subi une épreuve rigoureuse , et l'on peut s'en servir avec confiance. Les défauts qu'on pourra découvrir de cette manière dépendent des imperfections du travail du couteau , ou des plans sur lesquels il s'appuie* Ga couteau doit être en agate ou en acier j fait tom d'une pièce , et taillé de manière que l'arête vive des deux côtés soit parfaitement ^i ligne droite^ L'on y parvient en usant chacune de ses parties sur la même surfiifNa plane; mais quand les deux parties qui reposent sur les plans sont taillées séparément bien que sur un même morceau d'agate ou d'acier , ou , ce qui est pire , quand dies sont formées de morceaux séparés , et &xén ensuite sur chaque côté du fléau , il est à peine possible qu'elles se trouvent sur la même ligne : dans ce cas le fléau ne peut être exact. Le couteau repose ordinate rement sur ^des plans ou dans des courbes. Les plans doivent être parfaitement dressés, horizontaux, et exactement à la même hauteur. Les courbes doivent être à une hauteur égale, et avoir leur axe sur la même ligne , si telle est leur position , et que le couteau soit

BALANCBy MlDSy PtHt» p £TC. SI

pArftit ; alors la sUdpénflion^sêrst préebAiitfnt tur k ttm^ ^ant dti couteau y et, en ranvevaani le ftëau, ennaa produira aucun changement. .: ;

40. Quand lesi bassins son^ suspendus ao flëau, la balance doit encore rester horiis^ntale* Maia Texaeti* Ukâ% dans les moyens de suspensiim dosbaaaitis est bien pkis facile à obtenir que celle du couteau ; on s en assure en changeant les bassins de ptece^ ensuite en renTcr« éant le fléali, et enfin en Jkhàngèânt de nouveau lea basons. Les irrégularités qu'oti decoavrka de cette manière dans une balance né peurent étte corrigées qâe par l'ouvrier^ et sont to^^oiars des points^diffîciles pour rajustement définitif. Il pei^- exister de légers défauts dans un excellent instrument; im les corrigera iadlement à Taide des observations, précédentes.

41« La longueur et le poids, des bras du fléau aom proportionnés entre eux : ia longueur de cbaeiin d'Mx eat exactement la distance qui existe depuis le tran*» diant du couteau du milieu jnsqu'anix tr^ebans des Muteaux extrêmes ^ toutes ces lignée étant oonsidépéa$ comme parallèles , et dans un mette plan bcHpisoptal* Les deux bras doivent être parfaitement égaux en Ifm* gueur ; mais il n'est nullement néèessaire qu'il y ait entre eux égalité de poids, quoiqiM cela Soit préférable» JjHk bras avec son bassin peut être beiiwoup pl«s pesant que Vautre y et l'équilibre néanmoins exister si le poids ^ au lieu d'être réparti de la même manière dans, les deo& bras y se trouve réparti de telle sorte que , dans le bras le plus léger y il soit plus près de Textoémité, et dana Tautre plus près du centre^ Les balances sont ordinairement fournies par l'ouvrier à Tétat d'équilibre; il ne risste plus qu'à s'assurer si elles sont règlement bian ajuetés y et si après avoir oscillé librement ^ dks rqpren-

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nmit une posiûoa horizontale. Si elles ne le font pas , il est fiicile de corriger momentasément ce défaut au moyen d'un léger contre-poids.

42. L'égalité dans la longueur des bras est beaucoup plus importante , et peut se vérifier de deux ou trois manières . Si la balance.avec ses bassins oscille librement et s'arrête dans une position horizontale , et qu'après avoir changé les bassins de place , elle prenne denou* veau son ctart horîtontal de repos , on est assuré de régalité de la longueur des bras du fléau. Ils peuvent être égaux , et quik arrive cependant que le changement des bassins y d'une extrémité à l'autre , occasione une ruptare d'équilibre , parce que l'excès de poids de l'un des bassins était compensé par le défaut existant dans le bras correspondant. Pour en avoir la preuve , remettez les bassins à leur place , et par conséquent rétablissez l'équilibre comme auparavant; mettez des poids égaux dans chaque bassin y chargeant modérément la balance , et ensuite changez les poids d'un bassin à l'autre , et observez de nouveau si l'équilibre est conservé : s'il en est ainsi , les bras sont égaux en longueur.

Ces épreuves suffisent entièrement au but du chimiste ; lorsqu'il s'est assuré que sa balance oscille librement sous les différens poids qu'elle peut supporter, qu elle trébuche avec facilité , que le renversement du fléau et la mutation des poids n'en altère pas les indi» cations y il peut se contenter de cette exactitude ^ et laisser à l'ouvrier le soin de reconnaître et de corriger les imperfections plus difficiles à constater.

43. Les poids doivent subir un examen aussi-bien que la balance ^ et il est nécessaire de le faire pour s'assurer de leur exactitude lorsqu'ils sont neufs» ou de

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