MANIÈRE DE COUPER LE TERRE
a recours alors à divers moyens qui ne sont pas tous aussi sûrs que ceux dont on se sert dans les verreries, mais qui oUrént au moins cet avantage , que les outils Qécessaires sonl^ciles à se procurer , et que les opérations elles-mêmes n'exigent pas beaucoup d'habitude.
1107. L'on a déjà parlé (1060) de la n^nière de couper un tube ou une baguette de verre avec la lime; nous ajouterons ici qu'un diamant de vitrier remplit parfaitement le même but , et que Ton peut même au bçsoia se servir d'une pierre à fusil. Avec les tubes d'un très-gros diamètrç, la meilleure lipanière est dq les couper d'abord tout ftutpur avpc un diamant , eu ayant soin de faire l'opération au-dèssi^s d'une étoffe ployée en pl.usieu;rs doubles ou de toute autre substance molle, afin que n\ les n).orceaux viennent à tomber en se séparant , ils n,e s^qient pas bridés paf le chpc.
nos. Toutes leç (ois que Vxyu se sert du diamant^ il ne faut pas se popyi^r à faire un pimple trait , il faut couper; car un ^injipl^ trait suffit rarepcient pour faire casser le yerre à l'endroit où on l'a tracé , et il arrive même très-souvçnt qu'il se fend d^ans une direction différente. Couper, au contraire, c'est diviser le verre, indépendamment du dépolissemept dç la surface , c'est pénétrer à une certaine profondeur (1); et l'on est alors à peu près sûr de séparer le verre à l'endroit coupé, quand même il y aurait i^ne fente perpendiculaire ou parallèle à la jdiyision tracée. En général, un diamant de vitper ne coupe bien que dans upe cer^ taine position ; i) faut, pour la trçuyer,. s'essayer sur un morceau de verre blanc, et faire une marque sur le manche, pour éviter un nouvel essai à chaque opéra- Ci) WollastoDt Philosop. Transact. , 1816, p. a65.
tion. Les diamans à écrire ont leurs usages spéciaux (1 15, 902), et ne sauraient être employés pour couper. Il ne faut jamais essayer d'écrire sur le verre ni de le irayer avec un bon diamant à vitrMi*, car il seraît bientôt hors de service.
1109. On coupe souvent les vieilles cornues, les flacons, les ballons et les vases en verre, de forme convexe, de manière à en former des capsules et autres vases utiles dans un laboratoire. Cette opération se fait au moyen de cercles de fer forgés , de difiFérens diamètres, d'environ un tiers de pouce d'épaisseur, et portant une tige sur laquelle s'adapte un manche en bois. On les fait rougir également partout , puis on les met en contact immédiat avec la surface convexe de la cornue ou du ballon ; le verre se fend bientôt au-dessous de Tanneau, et la partie inférieure se détache. Ces vases circulaires s'emploient quelquefois pour les evaporations , mais seulement dans les expériences de peiî d'importance, car ils sont sujets à se fendre sur les bords , et à se briser bientôt tout-à-fait. Les annéaux'de fer sont particulièrement utiles par la facilité avec laquelle on peut, par leur moyen, couper en deux un flacon ou tout autre vaisseau dont l'entrée trop étroite ne permet pas d'examiner convenablement les substances contenues dans son intérieur.
1110. On se sert avantageusement, pour faire évaporer de petites portions de liquides, de fragmens de cornues, de capsules, ou de flacons; mais CQmme en général on ne coupe ces divers vases que lorsqu'ils sont fendus , on a recours à une autre méthode pour diriger avec succès les fentes déjà existantes.
1111. On peut couper aussi au moyen d'une tige de