‹ Manipulations chimiquesChapitre 27 sur 58 · DE LA PROPRETÉ DU LABORATOIRE, ETC. Ï · texte numérisé non relu

DE LA PROPRETÉ DU LABORATOIRE, ETC. Ï

des baguettes de Terre qu'on y aura- plongées, des ën^ tonnoirs à travers lesquels ils auront été filtrés , ou enfin des vases dont on se sera servi pour les transvaser ; souvent il suffit d'avoir posé un bouchon de cristal dans un endroit sale , et dé l'avoir remis à sa place sans l'essuyer , pour altérer la pureté de la substanéè contenue dans le flacon. Ce n'est pas seulement cette malpropreté qui Uche ou salit qu'il faut éviter, c'est aussi ce nombre considérable de corps incolores , tels que les sels , les dissolutions , etc., en un mot, tous corps difTérens de la substance principale elle-même , et pouvant, ou s'y dissoudre^ ou s'y mélanger.

1130. Pour éviter tous ces inconvéniens et les ré* flultats fâcheux qu'ils peuvent avoir sur les expériences, on doit établir pour règle générale, dans un laboratoire, de ne jamais remettre en place sans les avoir préalablement nettoyés avec soin , ni vases , ni appareils quelconques , si l'on en excepte pourtant ceux destinés à certains usages particuliers , et à l'égard desquels il importe peu qu'il y adhère ou non un peu de matière étrangère. Il faudra que tous les vases et tous les instrumens soient toujours parfaitement propres et dans le cas de servir aux expériences les plus délicates. Les baguettes où tubes de verre pleins dont on se sert pour agiter les liquides doivent être serrés dans un endroit propre ; il faut placer les verres sur des planches également propres; et déposer sur des plateaux àé verre bien nettoyés les bouchons de cristal qute l'on enlève des flacons. On pourra en toutes circonstances reconnaître l'utilité et quelquefois même l'importance de ces précautions et des préceptes que -nous donn nous ici.

. 1131. IJtous recommanderons comme faisant partie

16^! MilfirULA.TtON8 CHIMIQUES,

d^ système general de propreté que Ton doit adopter, d^iair^ l^lanckir de temps en temps à la chaux le pla* fp94^Jt;}es*morsdtt laboratoire, réparatton qu'il faudra r^éter plus ou moin» souvent , suivant la nature d^& expériences que Ton aura faites et l'état des murs. La principal avantage qui en résultera, sera une au g* mentaûon de clarté dans l'appartement, et ensuite une absorption plus ptompte des odeurs fétides, des vapeurs , des exhalaisons animales, par la couche de chaux plus fréquemment renouvelée. Les tables , les supports à filtres , doivent être nettoyés une fois par semaineOiU une fois par mois, suivant que l'on s'en est plus ou moins servi. Il faut , à certaines périodes, épousseter Jes planehes et les tablettes, et essuyer tous les flacons qui les garnissent. Il faut aussi vider et nettoyer de temps en temps les tiroirs , afin que les bouchons, les tubes de verre et autres objets )[}ue Ton y renferme soient toujours propres à l'instant où l'on en Mra besoin. L'on devra choisir une place pour déposer les substances devenues mutiles et les vases quf il Êiudra nettoyer ; l'on peut employer à cet usage un J^aquet ou un des coins die la table ; il ne faudra jamsf is/ sous ac^eun prétexte , déposer dans cet endroit des substances qui ne devront point être jetées , ou des vs^ea qui n'auront pas besoin d'être nettoyés. Un peu de tnétkode dans tontes ces dispositions prévient les ftreufSy ^ facilite singulièrement les opérations, par 1a promptitude -avec laqiaette on trouve sous sa main, et prêta *à Servir, les instrnmens dont on a besoin.

jM83» Quand le vernis ou la peinture de^ la cuve ppeUmatique commence à s'user ou à s'écailler , il faut en vider l'eau , et la peindre ou la vernir de nouveau. Vea^ (pm To* camerve habitiiettefiieitt ÔAns Im cuves

PROPRETE, CBVE PNEUMATIQUE, ICTIBR. 1^7

doit être changée tous led quinze jours ou toutes les trois semaines , et plus tôt même si elle a été altérée par quelque substance dans le cours des expériences. Si unf alkali, un aéide, de Fhydrbgène suMuré, ou toute autre substance étrangère au gaz qui se troute sur la cuve , et capable d'exercer sur lui une action ckimique, s'introduit dans Teau de la cute , il faut la changer sut^- )e-champ. Les trépieds de fer (694) qui suppléent dana la cuve à l'absence des tablettes doivent être cotrverur d'un vernis qu'il faut renouveler toutes les fois que Poo: y apercevra de la rouille , ou même qu^ls commtmi* queront yà l'eau une teinte jaunâtre. Une couche ou deux du vernis le plus commun, connu sous le nom de noir de Brunswick , seront plus que suffisantes pour empêcher le contact de l'eau avec le métal , et par conséquent son oxidation. On peut encore couvrir le fer d'un vernis plus adhérent , en l'enduisant d'une conchef d'huile de lin après l'avoir fait rougir. La chaleur décompose l'huile, et laisse le fer couvert d'un beau vernis noir qui adfière parfaitement, et préserve parfaitement le métal du contact de l'eau.

1133. Nous avons déjà parlé rapidement de Févier et de son importance (10); c'est une partie indispensable d'un laboratoire dans lequel on fait beaucoup d'expériences. Il doit toujours y avoir dessus un seau 6u un baquet constamment rempK d'eau , qui servira pour faire tremper les vases, et pour les rincer. Dans le mur, au-dessus de l'évier, il faut enfoncer quelques clous, auxquels on suspendra les fils métallisés destinés à nettoyer les fioleis. Il sera bon d'en avoir sept ou huit en cuivre , d'environ un huitième de pouce &é^ paisseur, et de douze à dix*huit pouces de longueur.

recourbés en forme d'anneau à Textremite supérieure; et entourés d'un peu de filasse à Tautre extrémité , que Ton a eu soin de rendre assez rugueuse pour retenir la filasse en y pratiquant des entailles au moyen d'une lime ou d'un couteau. Quelques-uns de ces fils seront droits y d'autres seront recourbés à leur extrémité , de manière à atteindre les endroits où les fils droits ne pourront parvenir, et à pouvoir nettoyer la partie des ballons et des cornues qui se trouve immédiateipent au-dessous du col .

1134. Il faut en avoir un autre assortiment , d'une épaisseur moins considérable, pour nettoyer les angles, les petites cavités, et en général les petits vases pour lesquels les premiers ne pourraient servir. Ceux-ci doivent de préférence être en fer, parce qu'à diamètre égal ils ont beaucoup plus de force que ceux de cuivre. Parmi ces fils métalliques, les uns doivent être consacrés aux opérations qui nécessitent l'emploi de l'ea^tt, d'autres doivent être réservés pour nettoyer à sec» enfin quelques-uns, non garnis de filasse, ne doivent servir que comme pointes, pour detachqr.les matières dures adhérentes aux parois des vases. . , 1136. On devra de plus se procurer une où deux baguettes entourées de linge pour essuyer et sécher rintérieur dies vases profonds , dans les endroits ou la main ne peut atteindre. L'on choisit pour ces baguette9 un bois dur et léger, mais assez fort pour résister à une pression considérable sans cependant pouvoir priser le verre. On leur donne environ deux pieds. de longueur, et on les équarrit ou aplatit à l'unç des extrémités, pour que le linge que l'on met autour .ne puisse glisser, il est bon aussi d'amincir l'autre extfé-

MANliREDE IIBTT. LES DIFFERENS VA^BS.- VERRES. I<t9

mité en bee de flute , afin de pouvoir s*en servir pour frotter le fond des flacons et d'autres vaisseaux semblables.

1136. Les torchons 9 les serviettes , et la filasse nécessaires, seront placés près de l'évier; l'on aura une place pour ces différons objets quand ils seront propres, et on leur en assignera une autre quand ils seront sales.

Manière de nettoyer les differens vases. — Ferres.

1137. Comme les verres sont le plus souvent salis par des précipités ou des dissolutions > la meilleure manière est de les laver immédiatement après avoir vidé le contenu , afin que les parties encore adhérentes n'aient pas le temps de sécher et de se durcir. En les rinçant de suite , toutes les ordures cèdent généralement à un lavage ou deux , et si quelque partie de la substance adhère encore un peu, il est facile de la détacher avec le fil métallique garni de filasse. Si l'on rencontre quelque résistance , il faudra employer en outre un peu de cendre, et l'obstacle disparahra bientôt. L'on ne doit jamais, dans ce cas, se servir de sable: il coupe et raie le cristal , ce qui non-seulement diminue sa transparence, mais encore rend le vase incapable de servir pour certaines expériences. Lorsque le vase a été parfaitement nettoyé par l'un des procédés dont nous venons de parler, il faut en outre le passer plusieurs fois dans de l'eau claire , puis le mettre pendant douze heures à égoutter, l'ouverture tournée en bas, soit sur la table , soit , ce qui vaut mieux encore , sur un égouttoir , après quoi il ne reste plus qu'à l'essuyer. L'intérieur du vase exige surtout un soin parti* culier.

170 uki^tpvtkiticftfé cmULiQvvB.

1 138. On ne doit point laver avec de Téau lèd vases de Verre qni ont eonrenu des substances' grasses ; il faut commencer par les bien essuyer avec de Tétotipè, a£n d'etilever la matière grasse autant que possible, et les frotter ensuite avec un iinge sec , jusqu'à ce que la surfaire du Verre paraisse bien nette. Il faut ensuite les kver àveô une dissolution saturée d'alkali , cpe Fon applique sur la surface du verre au moyen d'un fil garni d'ëfoupe. Celte lessive dissout la petite couche de graisse qui n'avait pu être enlevée d'abord; il ne ii^este plus qu'à laver, rincer et sécher le verre, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

1 189. Lorsqu'un vase a été sali avec de la résine , de kl térébenthine^ des vernis résineux ou toute autre substance analogue , il faut le laver d'abord avec une forte lésâitve de potasse , el frotter avec un fil de fer entouré d'étôupe les endroits où la résine aura adhéré , jusqu'à ce que l'alkali l'ait détachée ou rendue soluble dans l'eau. On rincera ensuite comme on l'a dit phi» baat. L'on peut , au lien d'alkali , se servir d'un peu^ d'ftcide sulfurique concentré , et il est même des cas où l'emploi dé l'acide est préférable. Après l'avoir versé dans le vase , il faut l'agiter dans différentes directions, de manière à ce qu'il vienne en contact avec toutes les parties de la surface souillée : il devient alors très-noir, et après quelques minutes la résine se détache; puis on lave le verre à la manière ordinaire.

1140. Lorsque de ta poix ou du goudron adhèrent an verre , on peut commencer par les gratter en partie, et se servir ensuite d'un peu d'acide sulfurique pour détacher et séparer le reste, ou même employer un peu d'huile; lorsqu'on ett frotte les parties souillées, le goudron s'amollit et se mêle avec l'huile ; il est alors

MANliBE DE USTTOTSH LBS TDBfiS. 17 1'

aisé d'essuyer le tout avec de Tétoupe , puis de nettoyer comme nous l'avons recommandé pour les substances ^asac8(1138).

1141. Les tubes se nettoient en général de la m^e manière que les verres. Avec un fil de fer garni d'é^ toupes^ on déplace facilement les corps aiikérens' à rîntériemr. Il faut les rincer à deuK ou trois: eaux / en ayant soin chaque fois de remplir le tube à demi , et de le secouer fortement en le bouchant avec le doigt. On pent ensuite les renverser et les laisser égoutler. Quelques heures après , on les essuie intérieurement avec un morceau d'étoffe fixée au bout d'un bâton , ou, ce qui vaut mieux peut-être , on les laisse exposés à l'air: jusqu'à ce que l'intérieur soit séché par l'évaporaûoa de l'eau , après quoi on les essuie soigneusement pour 6ter la poussière qui pourrait s'y être introduite. L'é*^ toupe ne convient pas pour déplacer l'eau adhérente à la surface du verre , et pour les tubes surtout ; il vaut mieux employer une bande d'étoffé de deux ou trois pouces de largeur. Après en avoir introduit i^iie certaine longueur dans le tul^ , on la pousse^ avec un fil métallique ou un bâton , de manière à ce qu'elle y forme une espèce de tampon qui entraine avec lui toute l'humidité , et avec un peu de soin on parvient &cilement à essuyer, nettoyer et sécher complètement l'intérieur.

1142. Quand les tubes longs et ouverts aux deux bouts sont salis par de la poussière , il est aisé de les nettoyer en y introduisant une pelotte lâche d'étoffe ou d'étoupe que l'on pousse d'un bout à l'autre avec un long bâton ; on peut encore se servir d'une ficelle , à l'extrémité de laquelle on suspend , au moyen d'un; nc&ud coûtant , un petit tampon d'étoupe que l'on pro-

1 73 uANiPULnnons chixk^ubs.

mè^ie ainsi dans Tintérieur du tube. Ce dernier moyen s'emploie avec avantage pour nettoyer les tubes courbes ; on y fait passer facilement la ficelle en attachant à l'autre bout un fil métallique qui l'entraîne par son poids. L'on commence par. introduire très-peu d'ér toupe d'abord , afin que le tampon franchisse facileipent l'angle que forme le tube , et on en ajoute ensuite s'il est nécessaire.

1143. Les cloches à gaz se nettoient comme les verres (1137). Quant à celles de dim^isions trop petites pour qu'on puisse y passer la main , il faut avoir recours aux moyens indiqués pour les tubes (1 142). Dans ce cas^ on doit en général faire entrer beaucoup d'étoffe dans le vase avant d'y introduire le bâton , de manière à ce que la masse , poussée à l'extrémité 5 soit assez considérable pour porter uniformément sur une grande surface de verre.

1144. Les capsules à evaporation se lavent avec facilité. Il est bon de les mettre à tremper sur l'évier (1133), pour amollir et entraîner la plupart des substances qui peuvent y adhérer. La graisse , la résine et autres corps de cette nature peuvent être emportés avec de Tétoupe , des cendres humides , ou du sable fin ; sinon il faut employer un peu d'acide nitrique (1139). Quand elles sont bien appropriées , on les rince , puis on les renverse , l'ouverture en dessous , pour les faire égoutter ; enfin on les essuie.

1145. Les flacons ne sont pas aussi faciles à nettoyer que les différens vases dont nous avons déjà parlé , parce que leur intérieur est d'un accès plus difficile ; mais , à l'aide de fils métalliques recourbés , Ton parvient cependant à enlever tous les corps adhérons (1143). Les flacons de Florence ^ servant dans le

PRÉC. A PRBNDRB POVR SÉCBSR LES VASl» DB TERRR. 178

commerce à renfermer de l'huile , sont ordinairement imprégnés de ce liquide. On les nettoie promptement en y introduisant un peu d'acide nitrique concentré, et les chaufSmt à la lampe ou au bain de sabie \ après quoi on les rince soigneusement avec de Teau. Ou peut aussi se searvir d'acide sulfurique concentré , saiis avoir recours à l'application de la chaleur. L'un et l'autre de ces acides sont préférablf;8 aux dissolutioils alkalines. S'il arrive qu'une matière métallique adhère à rintériear» il suffira presque toujours , pour la iilélai- -cher , de chauffer dans le flacon un peu d'acide niitro^ muriatique. Lorsque l'impureté n'est pas adhérente ùu peut être détaghée avec de l'eau seule , il suffit de rincer les flacons , puis les renverser sur un égouttoir (500), de les laisse égoutter pendant une demi* heure, de les rlnoèr de nouveau avec de l'eau distillée, et de les. remettre ft.égoutter.

1146; Quand le corps étranger adhère mécant«pe^ ment aux flaeons , ballons et. autres vase& de même genre , et est insoluble dans l'eau, l'on peut quelquefois le détatther eC l'enlever, à l'aide dOrjnorceaux^de gros papier gris da peu près un poiiAe> carré, qu'on introdtait et qu'on agite dans les flacons avec assez d'eau pour les remplir à moitié. Le papier déplace ou divise la subslant;e qui aurait résisté à l'action de l'eau seule, et par ce moyen l'on peut faire sortir la majeure partie .des dépôts ou sédimens. L'addition d'un peu de cendres de bois fiicilite aussi l'opération.

1147. Il est des flacons dont il faut sécher l'intérieur , et d'autres pour lesquels ce soin est inutile. Lorsqu'il faut les sécher, on peut les poser sur la planche à cornues ( 11 )» ou sur l'égouttoir ou snr le porte-filtre, l'ouverture renversée, jusqu'à ce que Teaii

iji IfAMtPDLATIONS CHIMIQUES.

«a $att éviiporée ; mais comme cette opération est fort iongue, on a souvent recours à une méthode plus ejLpéditive. Elle consiste à chauffer les flacons pour coo- 7€)rûr en vapeur Teâu qui est dans Tinteriesur; et alors^ y in|;rodaisaint le bout d'un tube de verre dont l'autre .«l^irémité est appuyée contré . le tuyau d'un soufiSet , pn&is;. a|[ir le soufto pour chasser Tair humide du 4^Wli 9 ^^ le remplacer par de Tair sec. Si une seule iclajp^tidene suffit pas pour convertir lioiite Veau en war {>ew ) il faut chauffer une seconde fois ; mais si 1^ JBUoQns$ont épais et conservent leur température petir daBt<{Uièlques minutes^ on pourra se borner àyisouffler de Fair pour &ire évaporer et déplace^ Ttiau qui reste dlans rintérieur.

1148. On peut encore introduire Tair avec la j90Uchè,'en appliquant les lèvres à Textrémité extérieure du tube ; car Tair des poumons , quoiope un peu livmîde y est beaucoup plus sec que celui contenu dans le.flacoa. Il est d'ailleurs toujours facile de l'enlever hii-méme et de le remplacer avec de l'air atmosphéri<pi« y en substituant l'aspiratibn^ à Tiiisufflation , comme on l'a'Jru^ plus haut.

1149. On doit avoir toujours sur le'pprte*fillre sept à huit flacons de Florence prêts à servir; quant :aui: autres , il faut les mettre de côté après avoir eu le soin d'en couvrir le goulot avec du papier, afin d'empêcher la poussière de s'introduire dans l'intérieur. Il suiBt pour cela de rouler une bande de papier autour du goulot y puis d'eu recourber la partie supérieure de manière à la faire rentrer dans l'intérieur du flacon , et à empêcher en même temps le papier de se dérouler.

1160. D'après ce que nous avons dit à l'égard des flacons, on n'éprouvera aucune difficulté pour ne(-

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