‹ Manipulations chimiquesChapitre 9 sur 58 · CONDENSATION BBS GAZ DANS LES TUBES · texte numérisé non relu

CONDENSATION BBS GAZ DANS LES TUBES

ferme hermétiquement Textremite ouverte du tube; pendant cette opération y il faut que Tappareil soit tenu de manière à ce qu'il n'y ait aucun contact entre Tacide sulfurique et le muriate d'ammoniaque. Après que le tube est refroidi , on le retourne afin que l'extrémité contenant l'acide se trouve en dessus; l'acide coule bicntàt, à travers les interstices du bouchon de platine^ sur lé sel qui est au-dessous , une action rapide a lieu , et l'on voit se dégager une grande quantité de gaz. L'effervescence parait ensuite diminuer graduellement et cesser presque tout-à-fait , parce que , par l'augmentation continuelle de la pression intérieure , les bulles gazeuses se trouvent réduites à un plus petit volume. 11 faut laisser le tuï>e dans cet état pendant quelques jours , ou même pendant toute une semaine, et alors on apercevra çà et là un liquide trèslimpide mélangé avec le sulfate acide d'ammoniaque. Plaçant ensuite le tube dans une position propre à la distillation, refroidissant (414 j 859, 868) la branche la plus courte , le liquide limpide passera dans cette branche , et l'on pourra en observer les caractères. La pression sera d'environ 40 atmosphères à une température de 50® F. Un tube d'un pouce de diamètre intérieur, et de dix poucesde longueur, supporte, dans une expérience semblable, sur sa surface intérieure, une pression de plus de 6000 livres.

900. Dans tous les cas où il s'agit d'effectuer la condensation d'un gaz très-élastique, il faut que le tube soit, autant que possible, enlicrement rempli des subsfanccs qui le fournissent , afin que la matière gazeuse soit répandue dans un moindre espace; autrement il pourrait arriver que la quantité de gaz qui se déga*

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^rak f&t à peine suffisante pour remplir cet espace d'une atmosphère assez dense pour que la liquéfaction eût lieu.

901 • Les tubes ne sont pas moins précieux pour ren*. fermer et conserver diverses substances. Ils peuvent , dans la plupart des cas , remplacer les fioles et les fla* cons y et souvent même ils doivent leur être préférés. Pour leur donner plus de force et une forme plus convenable y on les amollit à la lampe y et l'on recourbe en dehors les bords de l'ouverture , à peu près comme le goulot d'une fiole; on peut alors enfoncer le bouchon avec plus de force. Lorsqu'on veut y conserver des substances déliquescentes , ou qui craignent le contact de l'air, il faut cacheter le bouchon avec de la cire, ou, ce qui vaut encore mieux, le couvrir de mastic (1035), qui n'est sujet ni à s'écailler ni à se fendre. Nous avons décrit plus haut (863) la manière dont il faut disposer les tubes pour recueillir et conserver des liquides précieux, et fait ressortir les avantages qu'ils présentent, surtout sous le rapport de l'éco^ nomie.

902. L'on emploie souvent les tubes pour conserver des échantillons de certaines substances ; il faut alors choisir les plus épais, comme étant les plus solides, afin de pouvoir ou les empaqueter ensemble , ou lès placer avec d'autres objets sans craindre qu'ils se brisent. Lorsque la substance y est introduite, on les scelle hermétiquement comme on le verra dans la section XIX (1085). La substance ainsi renfermée peut se conserver pendant des années sans s'altérer ou se

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détériorer, et il est facile d'en'- examiner à loisir les apparences et les caractères extérieurs. 11 faut écrire sur le tube y avec un diamant à écrire (115), le nom de la substance, la date, et les autres circonstances nécessaires.

' 903. Lorsqu'on a besoin de tubes pour conduire des gaz ou des Tapeurs, on peut, comme on l'a déjà yu', substituer dans les cas pressans des tubes de papier (226, f49, 786) à ceux de \erre ou de métal. Il est alors souvent nécessaire de rendre le papier incombustible , afin que l'approche accidentelle , ou même quelquefois nécessaire , de la flamme ne puisse l'en* dommager. A cet effet, on le lave dans une forte dissolution d'alun, de phqiphate de soude, de sel commun , ou mieux encore , avec une dissolution d'alkali carbonate : il faut toujours choisir une substance qui ne puisse nuire ni à l'usage que l'on veut faire du tube, ni au papier (1223).

904. Telles sont quelques-unes des nombreuses applications des tubes dans Texécution des expériences chimiques. Plusieurs variations des formes décrites se présenteront d'elles-mêmes dans la pratique , comme donnant plus de facilité dans certains cas particuliers. L'énumération de toutes celles qui ont été reconnues utiles aurait exigé une description beaucoup trop étendue ; nous avons même plutôt décrit et cité dans ce chapitre les formes générales que chaque forme particulière, car une fois que l'on en connaît les avantages et les propriétés , on comprend facilement les modifications qu'il est nécessaire d'y apporter. L'économie et la grande facilité qu'on trouve dans ces appareils, surtout lorsque Ton est éloigné des endroits

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OÙ Ton pourrait se procurer des instrumens plus parfaits ^ et leur supériorité dans quelques cas, suffisent pour les recommander à l'attention des chimistes. Avec des tubes, quelques fragmens de verre, et des vaisseaux de papier, dont nous parlerons dans la suite (1222), chacun est à même, quelle que soit sa situation, de faire des recherches chimiques d'une manière trèsétendue.

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