ÉCORCE DE CHENE
Origine botanique. — Chêne Rouvre ( Quercus Robur, L.). C’est un arbre très commun dans les forêts de l’Europe moyenne et dont il existe deux formes, considérées par quelques botanistes comme deux espèces : Q. peclunculata, Ehr., à fruits portés par un long pédoncule, et Q. sessiliflora , Sm., à fruits sessiles.
Description. — L’écorce de Chêne se présente en morceaux de longueur variable, plus ou moins cintrés, épais de 2 à 4 millimètres, et à cassure courte et fibreuse. La surface externe est lisse, luisante, d’un gris blanc, tachée de brun par places; la face interne est d’un brun cannelle, nettement fibreuse, et parcourue par de grosses côtes longitudinales, très saillantes et très dures, tout à fait caractéristiques. Odeur de tan, surtout lorsqu’on la mouille ; saveur astringente et légèrement amère.
Histologie (Voir pi. XYI, fig. 2). — Le parenchyme cortical renferme des cellules scléreuses, dont les unes forment des amas isolés, et les autres une couche à peu près continue (c. sc) voisine du liber. Celui-ci (/) est constitué par un assemblage de couches parenchymateuses et fibreuses; les rayons médullaires sont formés d’un rang de cellules dans la portion interne, mais ils vont en s’élargissant vers l’écorce, et ils deviennent cunéiformes.
Usages. — L’écorce de Chêne est surtout employée à l’extérieur, en décoction, comme astringent; à l’intérieur, elle agirait en outre comme tonique et amer.