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Etlier. — Dissout les matières grasses

13. Alun. — Employé comme mordant dans un grand nombre de méthodes de coloration. Entre dans la composition de la teinture d’hématoxyline.

14. Chlorate de potasse. — Employé comme dissociant, mélangé à l’acide nitrique ; il constitue alors le liquide macératoire de Schultze. L'objet à dissocier est introduit avec du chlorate de potasse dans un tube à essai, et le mélange est recouvert avec de l’acide azotique. On chauffe très doucement; après une ébullition d’un certain temps de durée, on verse le tout dans un cristallisoir plein d’eau, et on recueille avec un pin-

LA TECHNIQUE MICROSCOPIQUE

ceau on des aiguilles les fragments de tissu que l’on peut encore dissocier d’une façon plus intime.

15. Liqueur de Labarraque. — Réactif employé comme éclaircissant; il dissout tout le contenu cellulaire, sauf l’oxalate de chaux; il décolore aussi les membranes.

16. Matière* colorantes. — Les matières colorantes, surtout les couleurs d’aniline, sont très fréquemment employées. Nous n’indiquerons que celles dont on fait le plus souvent usage.

La teinture d’ Or canette ( Alkanna tinctoria ) colore en rouge les matières grasses et les résines.

Le carmin aluné colore en rouge les noyaux et les membranes cellulosiques. Celui qu’on emploie de préférence est le carmin aluné de Grenacher. On fait dissoudre 1 gr. de carmin dans 100 gr. d’eau distillée renfermant 5 gr. d’alun de potasse. On fait bouillir pendant dix minutes, en remplaçant l’eau évaporée, et l’on filtre après refroidissement de la liqueur.

Le sulfate d’aniline cudore les membranes lignifiées en iaune.

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L ’indol colore aussi les membranes lignifiées en rouge très intense, après action de l’acide sulfurique. La phloroglucine. après action de l’acide chlorhydrique, les colore en violet.

L ’hématoxyline est le colorant par excellence des noyaux. On dissout 35 centigrammes d’hématoxyline dans 10 gr. d'alcool absolu, et 10 centigrammes d’alun dans 30 gr. d’eau distillée; on verse quelques gouttes de la première solution dans la deuxième jusqu’à ce que le liquide soit d’un beau violet.

Les couleurs d’aniline employées pour colorer les divers éléments des tissus végétaux sont très nombreuses. Citons entre autres : la fuchsine, le vert d’aniline , le vert d’iode, le violet d’aniline, le bleu d’aniline , le bleu de méthylène , le brun d’aniline , etc.

17. Doubles colorations. — Les couleurs dont nous venons de parler colorant des éléments différents, on peut composer des mélanges donnant sur les tissus des élections doubles, et la coupe présentera alors une double coloration. Ces mélanges sont excessivement nombreux et il sera possible de les varier à l’infini ; signalons les suivants : fuchsine et vert d’iode , fuchsine et bleu de méthyle , brun d’aniline et vert de méthyle, picro-bleu

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

d" aniline , violet de Hamtein , formé de parties égales de violet d’aniline et de fuchsine, carmin et vert d’iode , etc. Nous recommandons tout spécialement l’emploi de ces deux derniers réactifs pour les doubles colorations, en opérant comme suit. Les coupes sont d’abord plongées dans le carmin aluné, puis portées dans une solution alcoolique concentrée de vert d’iode ; elles sont ensuite lavées, d’abord dans l’alcool à 80°, puis dans l’eau distillée, jusqu’à ce que la coloration rose donnée par le carmin soit parfaitement visible.

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