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GRAINES DE COING

Origine botanique. — Cognassier (Cydonia vulgaris, Pers.). C'est un petit arbre, originaire de l’Asie occidentale et spontané aujourd’hui dans toute la zone méditerranéenne.

Description. — Les semenses de Coing sont d'ordinaire réunies entre elles par une matière mucilagineuse desséchée formant ainsi des masses arrondies ou ovoïdes. Chaque graine prise séparément est de couleur brune, ovoïde, et triangulaire aplatie par pression réciproque : elle est arquée sur sa face externe et pourvue, sur la face interne, d’un raphé qui s’étend de la base de la graine à son sommet; celui-ci est appointé en bec. Odeur nulle ; saveur mucilagineuse, un peu amère dans l'amande.

Histologie (Voir pl. XXXV, fig. 7). — Les cellules de l’assise externe du tégument se gontlent énormément dans l’eau et se gélifient; ce sont ces cellules qui produisent la matière mucilagineuse dont les graines fournissent 20 p. 100 de leur poids. Au-dessous, on trouve trois à quatre rangs de cellules à contenu brunâtre; les cellules des cotylédons renferment de gros grains d'aleurone pourvus chacun de nombreux globoïdes très petits.

Usages. — Les semences de Coing donnent une décoction émolliente employée aux mêmes usages que celle de la graine de Lin. On l’emploie aussi comme cosmétique.

FÈVE DE CALABAR

Origine botanique. — C’est la graine du Phgsostigma venenosum , Balf., liane qui croît près de l’embouchure du Niger et près de la rivière du Vieux-Calabar, dans le golfe de Guinée. Les naturels du pays emploient ces graines comme poison d’épreuve.

FÈVE DE CALABAR.

Description. — La Fève de Calabar est ovale, sensiblement réniforme, longue de 2 à 4 centimètres, large de 10 à 15 millimètres, de couleur brun chocolat, et revêtue d’une enveloppe dure, cassante, chagrinée à la surface. Le bord convexe de la graine est parcouru par un raphé, large de 2 à 3 millimètres, de couleur noirâtre, et bordé de chaque côté par une sorte de saillie rougeâtre; ce sillon est en outre divisé en deux moitiés symétriques par une ligne longitudinale de couleur claire (fig. 221). Vers l’extrémité la plus grosse de la graine, on

voit une petite cavité qui correspond au micropyle. Au-dessous de l’enveloppe, se trouve un gros embryon, formé de deux cotylédons, convexes sur leur face dorsale, laissant entre eux une large cavité centrale; ils sont charnus et remplis de fécule. Odeur nulle; saveur peu marquée.

Histologie (Voir pi. XXXV, fig. 8). — La couche extérieure est formée de cellules fortement allongées tangentiellement et épaissies sur leurs faces latérales. Au-dessous, vient une zone constituée par des cellules scléreuses, ramifiées, s’ajustant par leurs bras, et renfermant une matière brunâtre. Les cotylédons renferment de petits grains d’aleurone et de gros grains d’amidon ayant la forme générale de ceux des Légumineuses.

Usages. — La Fève de Calabar est surtout employée dans les maladies des yeux, pour amener la contraction de la pupille.

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