ACCROISSEMENT EN SURFACE
De l’accroissement en surface dépend la forme de la cellule, cet accroissement étant lui même toujours lié à celui du protoplasme. La membrane cellulaire prend donc la forme que lui
imprime le protoplasme, et elle la conserve ensuite après sa disparition. Au point de vue de la forme, on peut classer les cellules en trois groupes.
En premier lieu, on a les cellules isodiamétriques, c’est-à-dire, ayant à peu près leurs trois dimensions égales. Dans ce groupe, se placent les cellules aiTondies ou ovoïdes (cellules du Protococcus viridis, grains de pollen de Malvacées (fig. 67), spores des Champignons, moelle de la tige des Rumex , etc.), les cellules léqe-
Fig. 67. — Grain de pollen du Lavateva trimestris.
LA CELLULE
rement polygonales (mésocarpe de la Pomme), et les cellules polygonales (moelle de l'Érable à sucre et de bien d’autres végétaux, fig. 68).
Viennent ensuite les cellules chez lesquelles deux des dimensions (longueur et largeur) prédominent sur la troisième (hauteur) : on les désigne sous le nom de cellules tabulaires (cellules épidermiques en général, fig. 69).
En troisième lieu, certaines cellules ont une seule dimen-
sion prédominant sur les deux autres : ce sont des cellules longues. Elles sont dites cylindriques , si les extrémités sont terminées par des plans horizontaux (Algues filamenteuses, fig. 37), et on les désigne sous le nom général de fibres , lorsqu’elles se terminent en pointes plus ou moins émoussées à leurs extrémités (fig. 70); dans ce dernier cas, elles sont le plus souvent très épaisses (fibres textiles : Lin, Chanvre, Ramie, Jute, etc).
Enfin, il existe des cellules dont les contours n’ont pas une forme géométrique déterminée. Ce sont les cellules rameuses et les cellules étoilées , provenant toutes deux d’un inégal développement en surface de la membrane. Dans le cas des cellules rameuses, le développement s’est fait avec irrégularité, tandis
Fig. G8. — Moelle de la Vigne.
Fig. 09. — Épiderme de Fig. 70. — Fibre isola Fougère mâle. 16e du Bragantia
tomentosa.
HISTOLOGIE GÉNÉRALE
que dans les cellules étoilées, il s’est fait d’une façon régulière. On observera les cellules rameuses dans le parenchyme infé-
Fig. 71. — Coupe de la feuille de Scolopendre.
ep.
ep.
p, parenchyme formé de cellules rameuses; ep.s, épiderme supérieur; ep.i, épiderme inférieur; f.lb, faisceaux conducteurs.
*ieur du limbe des feuilles, et notamment dans la feuille de Scolopendre (fig. 71), et les cellules étoilées dans la moelle des Joncs (fig. 72 .