II. — Membrane cellulaire
Nous avons déjà fait observer que la membrane n’est pas nécessaire à la conception même de la cellule, et que l’on pouvait trouver des cellules constituées simplement par une masse de protoplasme avec ou sans noyau. Mais il n’en est pas moins vrai que la membrane cellulaire existe le plus souvent, et qu’elle joue un rôle très important dans la vie de l’organisme végétal. Son étude, quoique moins intéressante à noire point de vue que celle du contenu cellulaire, mérite de nous retenir quelques instants.
La membrane doit toujours son origine au protoplasme et elle est un des produits de son activité. Elle se développe à l’origine de la cellule, c’est-à-dire, au moment même où celleci vient de se former par division d’une cellule préexistante. Très mince, très délicate, et parfaitement homogène au début,
HISTOLOGIE GÉNÉRALE
elle ne tarde pas à subir un certain nombre de modifications. La membrane est en effet susceptible de s’accroître en surface et en épaisseur ; elle présentera alors un ensemble de caractères, extérieurs pour ainsi dire, dont l’étude pourra être appelée morphologie de la membrane. En outre, il conviendra de voir quelle est la composition chimique de la membrane au moment même de sa formation, et quelles sont les modifications que l’âge est susceptible d’y apporter : ce sera X étude chimique de la membrane.
A. — Morphologie de la membrane.
La morphologie de la membrane est étroitement liée à son accroissement, qui se fait d’après un processus sur lequel on est loin encore d’être tout à fait d’accord. Pour les uns, c’est par apposition ào molécules nouvelles; pour les autres, c’est par intercalation de molécules entre celles qui existaient déjà, c’est-à-dire, par intussusception. Mais, quoiqu’il en soit, la membrane est susceptible de s'accroître en surface et en épaisseur.