‹ Manipulations de botanique médicale et pharmaceutiqueChapitre 44 sur 206 · STOLOG 1 E G EN EH A LE · texte numérisé non relu

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correspondent, mais le canal commun ainsi formé est interrompu par la membrane primitive. Très souvent, deux ou plusieurs canalicules se réunissent et ont une ouverture conmune dans la cavité de la cellule [cp, fig. 79) : les canalicules paraissent alors ramifiés (Noix, Poire, etc.).

Il existe une troisième sorte de ponctuation qui parait caractériser le bois secondaire des Conifères. En effet, si l’on fait une coupe longitudinale radiale dans le bois d'une tige de Pin ou de Sapin, on verra que chacune des fibres qui consti-

Fig. 74. — Fibres aréolées. Fig. 75. — Formation d’une

ponctuation aréolée.

tuent ce bois, présente à sa surface des ornements particuliers formés chacun par deux cercles concentriques ; ces ponctuations spéciales sont des ponctuations aréolées (fig. 74). Ce ne sont autre chose que des ponctuations canaliculées, dans lesquelles le canal, au lieu de conserver le même diamètre dans toute sa longueur, va en se rétrécissant en approchant de la cavité cellulaire (c/, fig. 75); il forme ainsi un tronc de cône dont la grande circonférence reposera sur la membrane primitive, et dont la petite circonférence ne sera autre chose que T embouchure du

LA CELLULE. i i

canal dans la cavité cellulaire. Yu par en haut, ce tronc de cône se projettera sur le plan horizontal suivant deux circonférences concentriques («', b\ c ', fig. 75); le grand cercle représente la base du canal et le petit cercle son ouverture dans la cavité cellulaire. Si Ton fait une deuxième coupe tangentielle, les canalicules seront vus en section longitudinale ; la ponctuation présentera la figure de deux têtes de tenailles tournées l’une vers l’autre (C, D, fig. 75).

b. Cellules spiralées et annelées.

Dans les cellules spiralées [v'\ fig. 76), l’épaississement forme une spirale, qui peut être continue et s’enrouler tantôt dans un sens tantôt dans un autre . (Y aisseaux de tiges jeunes, cellules du voile des racines aériennes des Orchidées, etc.).

Dans les cellules annelées (u, fig. 76), l’épaississement n’est pas continu; il forme des cercles isolés à l’intérieur de la cellule et parfois plus ou moins inclinés. On les observera dans les tiges de Graminées, celles du Maïs de préférence, sur lesquelles on pratiquera des coupes longitudinales. Dans ces deux variétés d’épaississement, l’ornement est en relief.

c. Cellules rayées et réticulées .

Ces différents ornements sont le plus souvent en creux. La membrane s’épaissit, et laisse des places ménagées allongées transversalement et dessinant ainsi autant de raies à sa surface : ce sont des cellules rayées (bois de la Yigne). Parfois ces raies sont disposées avec ordre les unes au-dessous des autres, comme les barreaux d’une échelle; ce sont alors des cellules scalariformes (bois des Fougères, fig. 77).

Fig. 76. — Coupe longitudinale de la tige de Balsamine.

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

Enfin, l’ornement peut représenter un réseau plus ou moins irrégulier fig. 76) ; et il est, suivant les cas, en creux ou en

Fig. 77. — Vaisseaux scalariformes de la Fougère mâle.

relief (vaisseaux de la tige des Cucurbitacées, paroi de certaines

anthères (c/,fig. 78) , A m 'nn, y wn „ certains grains de

pollen, etc.) : la cellule est alors réticulée.

En terminant, il faut noter qu’en même temps que la paroi s’épaissit, elle se différencie en une série de couches concentriques al ternativement claires et foncées.

Ce phénomène est

dû, comme pour les grains d’amidon, à l’inégale répartition de l’eau dans l’épaisseur de la membrane. Les couches les plus claires sont peu hydratées ; les couches foncées sont au contraire très hydratées. Ces stries concentriques (c/?, fig. 79) sont

Fig. 78.

Liber du Viburnum Lantana.

LA CELLULE

très facilement visibles sur un très grand nombre de cellules scléreuses et de fibres, et notamment sur celles des écorces de Quinquina gris ou Maracaïbo.

B. — Étude chimique de la membrane.

Pendant longtemps, on a cru que la membrane était, au moins au début, uniquement formée par une substance organique, la cellulose , qui était susceptible de subir par la suite un certain nombre de modifications plus ou moins profondes. Or, on sait aujourd’hui, à la suite d’observations toutes récentes (1), qu'il en est tout autrement. En effet, les substances qui forment la membrane des cellules végétales peuvent être réparties en deux groupes d’inégale importance. Les unes sont des substances fondamentales : on les rencontre dans la membrane dite cellulosique dès son origine, et elles peuvent se maintenir à l’état de pureté dans les tissus âgés. Les autres sont des substances accessoires ; ce sont des corps, mal définis en général, qui se mêlent aux substances fondamentales et en masquent les réactions. On peut cependant, par des traitements appropriés, enlever les substances accessoires et obtenir alors les réactions des substances fondamentales.

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