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Tissu vasculaire

Comme le tissu libérien, le tissu vasculaire comprend des éléments qui sont, les uns fondamentaux, les autres accessoires. L’élément fondamental est le vaisseau conducteur ; les éléments accessoires sont le parenchyme ligneux et les fibres ligneuses ; leur ensemble constitue ce qu’on appelle le bois de la plante.

Les vaisseaux sont formés par des cellules à membrane toujours lignifiée, dépourvues de bonne heure de protoplasme, présentant à leur surface des sculptures variées, et superposées en files. Suivant la nature même des ornements de ces cellules, les vaisseaux sont dits spiralés, annelés, rayés, ponctués, réticulés. Les parois latérales des cellules vasculaires ne se résorbent jamais, mais il n’en est pas de même des parois terminales. Il y a alors deux cas à considérer, suivant que les cloisons terminales persistent ou se résorbent : le vaisseau sera discontinu dans le premier cas ; il sera continu , dans le second.

Fig. 118.

Les cellules qui prennent part à la formation Extrémité de deux des vaisseaux discontinus, sont longues, gé- cellules vascunéralement pointues aux deux extrémités, et USteeS

elles s’ajustent par suite en sifflet (fig. 118).

Dans les vaisseaux continus, les cellules vasculaires entrant dans la constitution de chacun d’eux résorbent leurs cloisons transverses. Cette résorption n’est jamais complète, et la trace des cloisons primitives est toujours visible sous forme d’un bourrelet annulaire plus ou moins saillant (a, a , fig. 119). Dans quelques cas la résorption, au lieu de comprendre toute la partie centrale de la cloison terminale, se produit en plusieurs points, de sorte que la cloison se trouve percée de plusieurs

iiérail. — Plantes méd. 8

114 HISTOLOGIE GÉNÉRALE

ouvertures qui établissent parfaitement la communication entre toutes les cellules du vaisseau.

La dimension en diamètre des vaisseaux est très variable et elle est toujours sous la dépendance de l’âge de la partie considérée. Les vaisseaux les plus jeunes sont toujours les plus étroits, puis le diamètre de ceux qui se produisent postérieurement va en grossisant. Quoi qu'il en soit, la dimension maximum varie à son tour suivant les espèces, et l’on peut dire que

d’une façon générale, ce sont les plantes grimpantes et volubiles qui possèdent les vaisseaux du plus grand diamètre : ceux de la

Courge, de la Vigne, etc., ont de 0mm,3 à 0mm,o de diamètre.

Il y a peu de choses à dire des éléments accessoires du tissu vasculaire.

Le parenchyme ligneux est formé de cellules à parois faiblement épaissies, et presque toujours ponctuées : pendant le repos hivernal, ces cellules sont le siège d’un dépôt considérable d’amidon. Les cellules du parenchyme ligneux sont très rarement lignifiées. Quant aux fibres ligneuses, elles sont toujours lignifiées et présentent les caractères généraux des éléments sclérenchymateux dont il sera question plus loin.

Le tissu criblé et le tissu vasculaire sont, tous les deux, des tissus conducteurs ; ensemble, ils constituent ce que l’on peut appeler ['appareil conducteur de la plante. Le tissu criblé sert au transport des matières albuminoïdes ; le tissu vasculaire est employé à la circulation de l’eau et des substances dissoutes.

Les tubes criblés se rencontrent rarement isolés à l’intérieur des divers organes de la plante; ils sont ordinairement groupés.

Fig. 119. — Vaisseaux ponctués de r^4nstolochici Sipho, l’un entier ( a , a) montrant les étranglements dus à la réunion des cellules primitives; l’autre (b, b) coupé longitudinalement et montrant les bourrelets annulaires ( a , a ) restes des cloisons primitives.

LES TISSUS

avec les autres éléments accessoires, en cordons qui parcourent le corps de la plante : ces cordons sont des faisceaux libériens.

De même, les vaisseaux sont rarement isolés ; ils forment eux aussi, avec les autres éléments du tissu vasculaire, des cordons qui sont des faisceaux ligneux.

Les faisceaux ligneux et les faisceaux libériens peuvent être isolés, et absolument indépendants les uns des autres; c’est le cas de toute jeune racine. Au contraire, dans la tige et dans la feuille, les deux sortes de faisceaux sont toujours réunies de manière à constituer des faisceaux doubles, comprenant à la fois des éléments libériens et des éléments ligneux : ce sont alors des faisceaux libéro-ligneux .

Ordinairement les deux moitiés d’un faisceau libéro-ligneux ne sont accolées que par une partie de leur surface, le reste étant en contact avec les tissus environnants : le faisceau est dit collatéral (fig. 120).

Quelquefois une des deux parties, le plus souvent le liber, se répète au bord opposé de l’autre ; le faisceau est alors bicollatéral (fig. 121).

11 peut arriver encore que l’une des parties soit au centre et enveloppée par l’autre : le faisceau sera concentrique. Tantôt, c’est le liber qui occupe le centre du faisceau (rhizome d’Acore (pl. XII, fig. 2), d’iris, etc.), tantôt au contraire, c’est le bois (faisceaux corticaux des Mélastomacées).

Enfin disons pour terminer qu’au point de vue du développement des faisceaux libéro-ligneux, il y a deux cas à considérer. En premier lieu, on ne trouve jamais entre le bois et le liber,

ig. 120. — Coupe transversale d’im faisceau libéro-ligneux collatéral de la tige du Maïs.

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