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DICOTYLÉDONES

Étudions tout d’abord la structure d’une tige de Dicotylédone. Sur une coupe transversale d’une jeune tige de Lupin provenant de germination (fig. 134), on distingue immédiatement un épiderme , une écorce relativement mince, et un large cylindre central.

(1) . Épiderme. — Cette assise (ep) se présente avec tous les caractères que nous avons déjà signalés ; elle porte un grand nombre de stomates.

(2) . Écorce. — L’écorce [p. c ) est parenchymateuse, formée de cellules arrondies, laissant entre elles de petits méats et renfermant de la chlorophylle et de l’amidon. L’assise la plus interne de l’écorce est Y endoderme [end) qui se présente avec les caractères signalés à propos de la racine. Les cellules sont munies de plissements latéraux et renferment une grande quantité d’amidon.

(3) . Cylindre central. — La première assise du cylindre central est le péricycle [per) dont les cellules alternent toujours avec celles de l’endoderme. En dedans du péricycle, on trouve quatre faisceaux conducteurs de forme ovale disposés en un seul cercle contre le péricycle. Ces faisceaux sont formés de deux sortes d’éléments : à l’intérieur, sont placés les vaisseaux du bois primaire ayant un développement centrifuge [b), et à l’extérieur, se trouvent les éléments du liber primaire (/) ; en un mot, ce sont des faisceaux libéro-ligneux. Entre le bois et le liber, existe une couche de tissu générateur ou cambium , susceptible de produire du bois et du liber secondaires ; ce sont donc des faisceaux libéro-ligneux ouverts. Ces faisceaux sont plongés au sein d’une masse de parenchyme : la portion de ce parenchyme qui sépare les faisceaux les uns des autres porte le nom de rayons médullaires ; la portion centrale constitue la moelle.

Telle est la structure primaire de la tige des Dicotylédones; on peut y signaler quelques variations.

LES ORGANES

L’épiderme peut être pourvu de poils de forme très variable, toujours protecteurs, et jamais absorbants. Il peut, suivant les cas, être caduc ou persistant.

L’écorce présente un développement très variable ; elle peut

ep, épiderme; pc, parenchyme cortical; end , endoderme; per, péricycle l, liber; b, bois.

être réduite à deux ou trois rangs de cellules, ou bien présenter une épaisseur énorme comme dans la tige des Cactées ou dans certaines tiges souterraines. Toutes les fois que l’écorce doit

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

réaliser une protection importante, un certain nombre de cellules du parenchyme, situées sous l’épiderme, s’épaississent et forment du collen chyme. Ce collencliyme peut former une couche circulaire continue, comme dans la tige des Bégonias (col, fig. 137), ou bien se localiser dans les points qui ont le plus besoin d’être renforcés, dans les angles ou dans les côtes (tiges des Labiées, des Ombellifères, etc.). Dans les plantes aquatiques, l’écorce renferme toujours de grands canaux aérifères.

Le péricvcle de la tige n’est pas toujours formé d’une seule assise de cellules, comme c’est le cas le plus général pour la racine. Il est, au contraire, le plus souvent formé de plusieurs assises de cellules (per, fig. 136) et il peut, dans certains cas (Cucurbitacées), avoir une très grande épaisseur. Le péricycle peut donc être simple ou composé.

De plus, qu’il soit simple ou composé, il peut être formé d’éléments semblables ou d’éléments différents : il sera alors homogène dans le premier cas, hétérogène dans le second. C’est ainsi qu’il peut être entièrement parenchymateux (per, fig. 134), entièrement fibreux ( Lysimachia vulgaris ), ou bien à la fois parenchymateux et fibreux : Bégonia (per, fig. 137), Solarium Dulcamara (pl. XII, fig. 1, per), etc.

Connaissant dans tous ses détails, la structure primaire de la tige des Dicotylédones, il reste à examiner les modifications que cette structure peut subir dans les autres embranchements.

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