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DICOTYLÉDONES

La tige des Dicotylédones présente presque toujours une structure secondaire, qui varie suivant les espèces. Cette période secondaire n’apparaît pourtant pas d'une façon générale, car il arrive très souvent, pour beaucoup de plantes annuelles notamment, que la tige périsse avant que les formations nouvelles aient pu se développer. Il peut se faire en outre, que la structure secondaire consiste seulement dans l’augmentation, au moyen du cambium, des éléments constitutifs de chacun

LES ORGANES

ep, épiderme; col, collenchyme; pc, parenchyme cortical ; s, liège d’origine endodermique ; per, péricycle; ll, liber primaire; l 2, liber secondaire; ^cambium; 61, bois primaire; b2, bois secondaire; ms, moelle sclérifiée ; m1, rayons médullaires primitifs ; rm2, rayons médullaires secondaires.

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

des faisceaux libéro-ligneux ; ainsi dans une tige de Rubus (fig. 136), les faisceaux augmentent de dimension par forma-

Fig. 137. — Coupe transversale d’une tige de Bégonia au début de la période

secondaire.

ep, épiderme ; col, collenchyme ; pc , parenchyme cortical ; end, endoderme ; per , péricycle; ll, liber primaire; l 2, liber secondaire; c, cambium; 62, bois secondaire; b1, bois primaire; m, moelle.

tion de liber secondaire (Z2) et de bois secondaire (b2), mais ils

LES ORGANES

restent toujours en même nombre, de sorte que la structure primaire paraît permanente. On peut encore citer à ce point de vue les Cucurbitacées, les Aristoloches, l’Épine-Vinette, etc.

Mais, le plus souvent, la structure secondaire de la tige s’établit par le fonctionnement de deux assises génératrices.

La première de ces assises prend naissance de la manière suivante. Entre chacun des faisceaux libéro-ligneux, et au niveau du cambium, les cellules parenchymateuses des rayons médullaires ou du péricycle se cloisonnent, et il se produit ainsi des arcs générateurs, qui réunissent en une assise continue les éléments cambiaux de chacun des faisceaux. C’est ce que l’on peut voir très facilement sur une jeune tige de Bégonia (c, fîg. 137). Ainsi se trouve constituée l’assise génératrice libéro-ligneuse qui peut fonctionner de deux manières différentes.

(à). A l’intérieur des faisceaux primaires, l’assise génératrice donnera du bois secondaire en dedans et du liber secondaire en dehors; dans l’intervalle des faisceaux, elle produira en certains points du bois et du liber, et dans les autres points du parenchyme sur ses deux faces.

Il se formera donc, dans chaque rayon médullaire primitif, un ou plusieurs faisceaux libéro-ligneux (/\fig. 138), séparés des faisceaux primaires et entre eux par des rayons secondaires (Clématite, Ombellifères,

Apocynées, Asclépiadées, etc.).

(b). L’assise génératrice libéro-ligneuse (c, fîg. 137) produira, sur toute sa circonférence, aussi bien à l’intérieur des faisceaux que dans leur intervalle, du liber secondaire (/2) en dehors, et du bois secondaire ( b 2) en dedans : on aura, dans ce cas, un anneau libéro-ligneux complet.

Le fonctionnement de cette assise n’est pas continu : il s'arrête à l’automne pour reprendre au printemps suivant. Il en

Fig. 138. — Apparition des faisceaux secondaires d’une jeune tige de Dicotylédone.

/*, faisceaux primaires ; f\ faisceaux secondaires ; m, moelle ; mr, rayons médullaires.

HISTOLOGIE GÉNÉRALE

résulte que, finalement, la masse ligneuse est formée par une série de couches concentriques représentant chacune la production d’une année. Ce qui permet de distinguer les unes des autres ces différentes couches annuelles, c’est que le bois de printemps diffère essentiellement du bois d’automne. Au printemps le bois est poreux, parce qu’il renferme un grand nombre de larges vaisseaux destinés à permettre la circulation des liquides, très active à ce moment-là; à l’automne, le bois est compact, parce que la circulation se ralentit considérablement.

La deuxième assise génératrice peut prendre naissance dans l’épiderme, dans le parenchyme cortical (s, fig. 141), dans l’endoderme ( Rubus , s, fig. 136) ou dans le péricycie. Cette assise, que l’on désigne souvent sous le nom d 'assise phellogène se cloisonne le plus fréquemment sur ses deux faces, et donne alors de Yécorce secondaire à sa face interne et du liège à sa face externe. C’est ce que l'on voit fort bien dans la tige du Groseillier (s, fig. 113).

A propos de la production de cette écorce secondaire, il convient de distinguer ici Yécorce botanique et Yécorce médicinale. L’écorce botanique primaire commence à l'épiderme et finit au péricycie ; l'écorce botanique secondaire est le tissu qui provient du cloisonnement interne de l'assise phellogène. Quant à l’écorce médicinale, elle comprend généralement les éléments suivants: 1° le liège; 2° l’écorce secondaire; 3° le liber : elle se termine donc à l’assise génératrice libéro-ligneuse.

Dans une tige âgée, le bois se compose de deux parties : une partie interne, brune, dure, formée par des tissus morts, c’est le cœur\ et une partie externe peu colorée, plus tendre, formée par les plus jeunes couches du bois, c’est Y aubier. C’est dans cette dernière région que s'effectue à peu près exclusivement la circulation des liquides.

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