CRYPTOGAMES VASCULAIRES
Chez les Cryptogames vasculaires la structure de la tige est assez variable. On pourra l’étudier sur une Fougère ou sur une Prêle.
HISTOLOGIE GÉNÉRALE
Dans les Fougères de nos pays, dans le Pteris Aquilina par exemple, on trouve sous l’épiderme une masse de tissu gorgé d’amidon, dans laquelle sont disposés, sans ordre aucun, un certain nombre de massifs conducteurs de forme diverse (pl. IX, fig. 1). Chacun de ces massifs, considéré en particulier, offre à l’extérieur un endoderme {end) doublé en dedans par une assise péricyclique {per) ; contre le péricycle, se trouve une zone de tissu libérien (/) qui entoure d'une façon continue les éléments du bois qui forment au centre du massif une lame plus ou moins allongée {b). Chacun de ces massifs est donc un véritable cylindre central et non pas, comme on l’a cru longtemps, un faisceau concentrique. La tige des Fougères est ainsi une tige à plusieurs cylindres centraux ; elle présente la structure dite polystélique. Il faut ajouter que parfois, dans le tissu interposé, il se forme des amas de fibres (sc) de couleur brunâtre qui s’entremêlent avec les massifs conducteurs.
Dans certaines Prèles, on retrouve à peu près la structure des Dicotylédones. Les faisceaux libéro-ligneux sont disposés en un seul cercle et le cylindre central est, le plus souvent, séparé de l’écorce par un endoderme très net.
La structure primaire que nous venons de décrire est permanente, à quelques exceptions près, chez les Cryptogames vasculaires et les Monocotylédones ; dans les Gymnospermes et les Dicotylédones, il se produit des formations nouvelles qui donnent à la tige la structure secondaire.
B. — Structure secondaire de la tige.