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PAR LES ENTONNOIRS

— Lorsque le dépôt est liquide, la séparation se fait très facilement au moyen de V entonnoir à robinet. Ce dernier (fig. 166, A) possède la forme d’un entonnoir ordinaire, mais porte vers le sommet du cône et à la naissance de la douille, c’est-à-dire en haut de la partie cylindrique, un robinet de verre permettant d’ouvrir ou de fermer cette douille. On dispose l’instrument sur un support, la douille étant verticale et le robinet fermé, puis on y verse le mélange des deux liquides. On laisse déposer, en recouvrant au besoin l’entonnoir par une plaque de verre. Lorsque le liquide le plus dense s’est rassemblé au fond, on ouvre doucement le robinet, et on

Fig. 166. — Entonnoirs à décantation.

'^36 SÉPAIiATlON DES COUPS NON MISCIULES.

laisse la couche inférieuce s’écouler lentemenl dans un vase placé au-dessous. Au inonicnt où le liquide surnageant se présenleà rentrée de la douille, on ferme rapidement le robinet. 11 faut éviter de laisser prendre à la masse un mouvement giratoire qui déterininerail l’eii traînement du liquide supérieur; si ce l'ail vient à se produire,' au moyen d’un agitateur de verre, on impiime au contenu de rentonnoir un mouvement en sens contraire de celui qui tend à s’établii’.

L’entonnoir à robinet |>eut cti‘e remplacé par un entonnoir ordinaire, à l’extrémité dm|uel on fixe, par un fragment de tube en caoutcbouc, un petit robinet de veri’e; on peut môme fermer le même entonnoir à l’aide d’un tube de caoutcbouc écrasé par une pince à ressort deiMobr (fig. Ififi, Bj,le(juel fonctionne comme un l’obinet ; s’ouvrant quand on j)resse sur le ressort de la pince, se fermant (|uand on abandonne celle-ci à elle-même. Enfin, par un arrangement plus simple encore, on ferme j)arfois la douille de l’entonnoir au moyen d’un bouebon de liège de grosseur appropriée, qu’on déplace ou qu’on replace rapidement lorsqu’on veut livrer passage au liquide ou l’arrêter.

3'27. liKCIPIENT FLORENTIN.— Cet appareil, appelé aussi vase florentin, permet (l’effectuer la décantation d’une manière continue, lors(]ue les corps à séparer sont deux liquides de densités différentes. 11 n’est autre chose qu’une carafe de verre R (lig. 167), portant soudé à sa partie inférieure un tube MN, qui se relève en forme de col de cygne jusque vers la moitié de la hauteur du goulot. Le mélange des deux li(|uides arrivant dans la carafe par le goulot O, se sépare en deux couches, le plus dense gagnant le fond du vase et le plus léger surnageant. I.e niveau s’élevant peu à peu, il arrive un moment où le contenu de la carafe doit s’écouler par la tubulure MN, et comme celle-ci n’est en contact à sa hase qu’avec le li(iuide le plus dense, ce dernier seul s’échappe en N, tandis (juc l’autre s’accumule dans la carafe entre n et n', d’où on l’enlève de temps en temps au moyen d’un siphon (§ 3“28) ou d'une pipette (§ 332).

On peut même disposer l’appareil de façon à supprimer cette dernière opération et à rendre l’écoulement du liquide le moins dense, continu comme celui de l’autre liijuide fM. Méro). 11 suffit de placer sur le vase R' (lig. 167),

Fig. 107. — Hccipients tlorenlius.

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