RÉCIPIENT FI.ORENTIN
et à une hauteur un. peu supérieure au sommet du col de cygne, un second tube latéral t qui donne passage au liquide léger lorsque le niveau de celui-ci tend à s’élever au-dessus de n; or, on reman|uera que la hauteur totale du liquide dans le vase s’accroît avec la proportion du liquide léger existant dans le mélange. Pour ausrmenter l’écart des densités entre les- (tuelles un pareil vase peut servir commodément, il suffit de rendre variable la longueur de la tubulure MN; cela s’obtient en composant celle-ci d’un tube llexiblc eu plomb ou en caoutchouc, ou bien encore de deux pièces réunies par un bouchon percé, et pouvant rentrer l’une dans l’autre d’une longueur variable. De plus, pour empêcher le mouvement du liiiuide (|ui pénètre dans l’appareil, de mélanger de nouveau les deux couches en nn', on place audessus du récipient llorentin un entonnoir E, dont la douille recourbée sur elle-inême, empêche le mélange à séparer de tomber rapidement et d’agiter la masse.
Pour récolter de très faibles quantités d'un liquide léger, tenues en suspension dans un autre plus dense, on fait arriver le mélange dans un tube un peu large, effilé par le bas et plongeant dans un vaseàtrop-plein.
Le liquide léger s’accumule dans ce tube à la hauteur de l’écoulement du trop-plein ; on l’enlève finalement en se servant du tube comme d’une pipette (§ 332).
328. Décantation par les SIPHONS. — Le siphon permet d’enlever le liquide surnageant le dépôt, sans remuer !e vase qui les renferme. Cet instrument se construit en verre ou en métal, il consiste essentiellement en nn tube recourbé sur lui-même et terminé par deux branches inégales. Quand il est rempli du liquide pour lequel on doit le faire fonctionner, il est dit amorcé. Soit AIlCD (fig. 168) un siphon amorcé; la branche la plus courte AB plonge dans le vase V où on doit puiser du liquide, et la branche la plus longue CD, dans un second vase Y' destiné à recevoir ce liquide; soient MM' et NN', les niveaux dans les deux vases. L’appareil sera maintenu plein de liquide par la pression atmosphérique; le contraire ne pourrait arriver que si la hauteur de B au-dessus de MM', était supérieure à celle de la colonne du liquide considéré, qui fait équilibre à cette pression, c’est-à-dire supérieure à 10"’, 33 pour l’eau, à 0"’,76 pour le mer-
SEPAUATION DES COIil‘S NON MISCIP.LES.
cure, etc. Dans ces conditions, la colonne liquide qui sépare B de MM' fait équilibre à la colonne Cm; quant an liquide cojitenn en mn, aucune force ne faisant équilibre à l’action qu’exerce sur lui la pesanteur, il tend à s’écouler vers D, et comme la pression de l’air emi)ôcbe toute solution de continuité dans le liquide entre A et I), il entraîne dans sa chute la masse fluide contenue dans le siphon. La force qui tend à produire ce mouvement dé|)eud donc de la hauteur mn et de la densité du liquide. Une fois commencé, l’écoulement se continue. Lorsque les niveaux dans les deux vases sont identiques, mn devenant nul, l’écoulement s’arrête.
Si la longue branche, au lieu de plonger dans un liquide, s’ouvre à l’air en I), les choses se passeront différemment suivant le diamètre du tube, la nature du liquide et la dilîérence des niveaux : tant que le diamètre sera assez faible i)our que les phénomènes capillaires empêchent l’écoulement du liquide de coexister avec une rentrée d’air en sens inverse, le siphon restera amorcé et le mouvement ne sera pas interrompu; mais dès que cette condition cessera d’être remjMie, l’air pénétrant dans le siphon, le désamorcera et mettra fin au fonctionnement, à moins cependant qu’une dilférence de niveaux considérable, ne détermine une vitesse d’écoulement du liquide, su[>érieure à celle que l’air pourrait prendre en sens contraire.
Si le niveau MM' s’abaisse constamment dans le vase Y par le fonctionnement du siphon, quand il arrive en A l’air pénètre dans le tube et l’appareil se désamorce.
B29. Pour amorcer un siphon, il suflit de le renverser en plaçant ses ouvertures en haut et dans un même plan horizontal, de le remplir entièrement de liquide, de fermer l’un de ses orifices, soit avec le doigt, soit avec un robinet fixé à l’une des extrémités, de le retourner dans la position indiquée plus haut, puis enfin de le Inisser librement ouvert. S’il est large, ses deux ouvertures doivent être fermées au moment du retournement. Parfois, on se content-c de plonger la courte branche dans le liquide à siphonner, et d’aspirer avec la bouche j)ar l’autre branche; cette pratique doit être délaissée dans les laboratoires, parce qu’elle peut faire pénétrer dans la bouche des liqueurs toxiques. Afin de l’éviter, on soude à la partie inférieure de la longue branche bc