J. — DÉCANTATION PAU I.ES SIPHONS
llîg. lüO), un tube mn, parallèle à celle-ci el poiTaiil une boule vers la partie supérieure : si on ferme avec le doigt l’orifice c de la grande brandie, l’autre branche plongeant dans le liquide, el qu’on aspire par n, le siphon s’amorce et, dans le cas où l’aspiration a été prolongée trop longtemps, le liquide doit s’accumuler dans la boule avant d’arriver jusqu’à la bouche.
Les dispositions conduisant au môme résultat ont été variées de beaucoup de manières. Quand on dispose d’ap[)areils à aspirer l’air, de trompes notamment, la jilus sinqile consiste à relier l’orilice du long tube à l’un de ces appareils, au moyen d’un tube de caoutchouc (|uc l’on enlève rapidement dès que le liquide a rempli le siphon.
On peut, au lieu de diminuer la pression dans la plus longue branche, l’augmenter au-dessus du liquide à siphonner et pousser ainsi ce liquide dans le tube ; il suffit pour cela que le vase à vider soit bouché et qu’au moyen d’un tube ouvert dans l’atmosphère, on puisse en souf- Hant avec la bouche ou autrement, comprimer pendant quelques instants l’air intérieur.
3:30. Quand on applique le siphonnage à la décantation, il est nécessaire de ne pas enfoncer tout d’abord la branche courte jusqu’au voisinage du dépôt, le mouvement du liquide qui se rend à l’orifice pouvant soulever ce dépôt. Cet accident' se produit toujours plus ou moins vers la fin de l’opération. On l’évite en partie, soit en recourbant sur elle-même l’extrémité o' du siphon a'b'c' (fig. KiO), de manière à donner au mouvement du liquide aspiré une direction descendante, soit en fermant le siphon abc vers son extrémité a, et en pratiquant un peu au-dessus une ouverture latérale o.
On est toujours obligé finalement de laisser une couche de liquide sur le dépôt ou d’entraîner une certaine quantité de celui-ci. Cet inconvénient peut être amoindri en donnant en temps opportun une faible rapidité à l’écoulement.
SÉPAK.VTION [)ES COUPS NON MISCIULKS.
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l^e siphon s’emploie beaucoup égaleiiienl pour transvaser les li(pii(les, alors même qn’on ne s’occupe de les séparer d’aucun dépôt.
331. DÉCANT.vrio.N ASPiaATioN. — Les appareils d’aspiration dont l’asage se répand de pins en plus dans les laboratoires, permettent d’eirectuer les décantations, et aussi les transvasements, plus facilement encore que par les méthodes précédentes. Ktant donné un flacon F (fig. 170), fermé par un bouchon à deux trous ((ue traversent des tubes de verre, l’un de ces derniers V est mis, |»ar un tube de caoutchouc é|)ais V, en cominunicalion avec une trompe aspirante dont on règle le débit par un robinet interposé; l’autre l't' porte également un tube de caoutchouc terminé par un tube de verre t.
Fig. 170. — DccaiiUUion à la trompe.
On plonge ce dernier en L dans le liijuide à décanter, et on ouvre doucenieni le robinet de la trompe; un vide partiel se fait dans le flacon F cl la pression atmosphérique y pousse aussitôt le liipiide à décanter. Le robinet permet de régler et d’arrêter la rapidité de récoulement ; de plus, la mobilité du tube immergé dans le liquide, [lerinet à l’opérateur de modifier aisément la hauteur à la([uelle le liquide aspiré se trouve prélevé. En terminant ce tube à sa partie inférieure, comme il a été dit plus haut pour les siphons 230), on diminue l’entraînement de la matière déposée.
83"2. Lu pipe Ue csl fféqucrntiiciil mise en usage itotir décanlet' par asjiiralioii. Les pipettes dont on se sert dans ce cas, dilïèrenl tin peu par letir fortne de celles (pii servent après jaugeage, à mesurer un volume exact de liquide 3.3, lig. 10);ellesporlentà leur j)artieinlerieure(lig. 171) un lube elTilé d’une certaine longueur, el de plus, on a soufllé sur leur tube supérieur une ampoule dans laquelle le liquide s’accumule avant de pénétrer jusqu’à la bouche,