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FILTHES A l'LiS

La tonne l’onde est évidemment la plus rationnelle. On fabrique aujourd’liui du papier carré et du [>apier rond.

On vient de voir que tous les [)lis rayonnant du centre du liitre, sont alternés dans leur direction, à rexce[>tion des plis OA et OB, ainsi que de ceux qui leur sont diamétralement oj>posés. Pour faire disparaître cette anomalie, on entr’ouvi'e légèiement le tiltre et, par un })li en sens contraire de OA, on divise en deux l>arties égales rangle AOB et son analogue. Le liitre terminé j)orte ainsi trente-([uatre secteurs, dont quatre sont plus petits que les autres de moitié.

On trouve dans le commerce, des filtres tout plissés.

Quelquefois, quand on emploie des libres de très grandes dimensions, on les fait avec des plis qui correspondent à des angles moitié moindres.

Gela ne change rien à la marche à suivre pour les jilisser; les plissent faits en dessous jusqu’à production de secteurs à angle de 1 P, 45 et ces secteurs sont ensuite divisés en deux parties égales par un pli en sens contraire des premiers.

337. I*oui’ économiser le temps employé au plissage des liltres, on a imaginé divers appareils qui effecUient mécaniquement celte opération. L’un (Tes plus simples consiste en un filtre en étolTe, dont on a rendu les secteurs rigides en fixant sur eux des feuilles de carton mince. Ces dernières ont été taillées un peu plus petites, mais de môme forme que les secteurs qu’elles recouvrent, afin de laisser aux plis la flexibilité de l étofl'e. On ap[)li(iue une feuille de papier sur cet appareil (lu’on replie ensuite sur lui-méme suivant son diamètre : on forme ainsi une sorte d’éventail double qui, replié et serré à la manière ordinaire, communi(iue au pa[)ier (|u’il renferme les plis d’un filtre régulier (M. Carré).

358. Le liitre ne peut s’employer sans VentoHuoir (lig. il A). Dans les laboratoires de cliimic, cet instrument est à })eu près exclusivement en verre. Il se compose d’un cène creux, terminé à son sommet par un tube cylindrique (douille), d’une longueur sensiblement égale à la hauteur du cône.

SEl'AnATIO.N DES COUPS AON MISCIBLES.

On dispose reiitoniioir sur un suppoil (§ 193), son axe élan! vertical et sa douille dirigée vers le bas; on le place au-dessus d’un vase destiné à recevoir le liquide filtré, et on étale sur ses parois intéi’ieurcs le filtre entr’oiivert, les plis qui s’ouvrent en dedans appliquant régulièrement leurs arêtes sur le verre. Les dimensions de l’entonnoir doivent être telles que son l)ord s’élève un peu au-dessus du bord du papier; dans une disposition conlraire, le papier qiii dépasse le verre, tombe cxlérieurement sous la poussée du liquide à laquelle il ne peut résister sans être soutenu, et le mélange à filtrer se réjjand.

Fig. 174.

Entonnoir

ordinaire.

339. Les choses étant ainsi disposées, on ]tencbe au-dessus de l’entonnoir, le vase contenant le mélange à filtrer et on lait écouler une portion de ce dernier dans le filtre. Pour ne pas verser irrégulièrement et notamment jiour empêcher le mélange de suivre à l’extérieur la paroi de verre, on use des précautions indi- ({uées ailleurs à propos de la décantation (§ 325). On doit en outre .s’abstenir d’emplir complètement le filtre ; en maintenant le niveau du liquide à quelques millimètres au-dessous du point le plus bas des bords du papier, on évite de voir le mélange trouble passer par-dessus le filtre, descendre au dehors entre les plis et se rendre dans le récipient inférieur où il souille le liquide filtré.

En bon fonctionnement, le filtre retient les matières solides, tandis que te liquide clarifié le traverse. Ce liquide se réunit dans les canaux formés entre les plis du papier et l’entonnoir, et descend jusqu’à la douille, par laquelle il s’écoule. En même temps, le niveau baisse à l’intérieur du libre; on remplace le liquide écoulé par de nouvelles quantilés du mélange, et on maintient le filtre constamment plein jusqu’à la hauteur indiquée. On s’arrête quand la matière solide, en s’accumulant à la surface du pa})icr, obstrue celui-ci et rend la filtration trop lente.

Si l’on fait une décanlation jiréalable, on a soin de ne verser le dépôt sur le filtre qu’à la fin de l’opération, alors que tout le liquide décanté a été filtré. Celte j)récaution ne doit jamais être négligée quand elle est possible; elle conserve au filtre la rapidité de son fonctionnement pendant presque toute la durée de l’opération, la traversée de la masse solide (pii le recouvre finalement, ne s’elTectuant qu’avec une extrême lenteur.

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