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FIKTKATION PAU ASPIH.VTIOX

355. Les substances cristallines et pulvérulentes sont liltrées très rapidement par aspiration sur des tampons de coton, de fulmi-coton, d’amiante ou de verre filé. On se sert de l’appareil représenté dans la ligure 184 (§ 352), en substituant au filtre en pajder, un filtre dis[iosé ainsi fpi’il a été dit plus haut (§ 340), avec l’une des matières précitées. On commence par verser sur le tampon fibreux (iiiebjues centimètres cubes du liipiiile composant le mélange à tiltrer, eau, alcool, etc., et on fait le vide dans le vase inférieur : le liijuide mouille rapidement le tampon et, en le traversant, le moule sur le fond de l’entonnoir en resserrant le feutre qu’il constitue. Enlevant alors le liquide du récipient F, on rend à l’appareil sa disposition première, on verse le mélange sur le libre et on fait doucement le vide |)ar le tube V. Par cette pratique, on évite l’introduction de la matière solide dans la masse filtrante insuffisamment serrée, et par suite l’obstruction du tampon. Cette manière d’opérer permet de séparer les corps pulvérulents et cristallins des eaux mères sirupeuses dans lesquelles iis se sont déposés. Elle permet encore d’agir sur de grandes masses et de remplir pres([ue entièrement l’entonnoir de substance solide. Enfin elle fournit cette dernière dans des conditions très favorables au lavage pratiqué avec peu de liquide.

35G. Une autre forme de la filtration par aspiration, permet d’opérer sur des volumes considérables de mélange, avec un appareil relativement [>etit. Celuici (lig. 186) se compose d’un entonnoir à longue douille AlU!', dont les bords I)R' portent une cannelure circulaire.

Sur ces bords, on applique une toile fdtrante que l’on maintient solidement tendue par un lien qui s’enfonce avec elle dans la cannelure. Cette toile peut être plus ou moins épaisse, simple ou doublée; elle peut, entre les doubles, être munie d’une feinlle de papier à fdtrer qui arrête les particules solides les plus ténues, etc. Par un tube de caoutchouc épais et ne s’aplatissant pas sous la pression atmos|)hérique, on met la douille de l’entonnoir a en communication avec un flacon épais et de grandeur convenable pour recevoir le liquide filtré. Après avoir plongé dans le mélange la base du cône de l’entonnoir, on fait le vide dans le flacon par une canalisation disposée comme celle qui a été représenté plus haut pour la décantation (lig. ITU, p. 240) : la pression atmosphérique fait pénétrer le liquide dans l’entonnoir, d’où il passe ensuite dans le flacon. On arrive ainsi avec un appareil peu compliqué, à essorer un volume considérable de matière insoluble, celle-ci restant au dehors de l’entounoir.

Lorsque l’étoffe est solide et bien tendue, elle se déforme assez peu par la pression asmospbérique pour que le papier à fdtrer qu’elle recouvre ne soit pas rompu. On évite plus sûrement cet accident en plaçant sur les bords de l’entonnoir et sous les tissus filtrants, un disque métallique de même dia- JUNGFLEISCH. — Maiiip. dc Chimie. 17

Fig. 18G.

Fillration avec rentonnoir bordé.

258 SÉPAHATIO.N DES COlU'S NOA j\IlS(DI!lÆS.

mètre et iierl'oré, (jui supporte l’etrort de la pression sans arrêter Je passage (In liquide filtré.

357. Filtration accélérée i>ar compression du mélance a filtrer. — Les avantages de la compression dans les filtrations, ont été reconnus et indiqués dès 181 A par Howard qui s’en servait dans la faliricalion du sucre. C'est d’ailleurs dans celte niôiiic fahricatioii que l’appareil primitif d’IIoward,

Je filtre-presse, a reçu les modifications et les transformations successives qui en font aujourd’hui l’instrument par excellence des liltrations industrielles. Nous ne nous étendrons pas ici sur la description des dilférents systèmes en usage; nous dirons seulement le principe d’un instrument qui paraît appelé à rendre de réels services dans les laboratoires, notamment pour les opérations exigeant la mise en œuvre de (juantités de liquide un peu considérables.

lîn élément de lillre-presse (lig.

187) se compose de deux plateaux métalliijues .Ml et (D), mobiles, mais pouvant être appliipiés fortement l’un contre l’autre à l’aide d’un étrier ee' et d’une vis T; ces plateaux sont séparés par un cadre FG sur lequel ils s’appliquent vers leurs bords; leurs surfaces intérieures laissent ainsi subsister entre elles un espace de l’épaisseur du cadre, deux ou trois centimètres d’ordinaire.Cet ensemble constitue une cel- Inle ou un élém eu t de 11 J t re-presse. Les surfaccsintérieures des plateaux sont couvertes de cannelures verticales h h et h'Ii', sur les |iarties saillantes des- (pielles s’appliquent des plai|uos métalliques perforées il' cl W ; un liquide (|ue l’on comprime dans la cellule venant à traverser ces pla(|ues, s’écoule en suivant les cannelures au bas desquelles des canaux g et g' le récoltent; CCS canaux le conduisent au dehors par des orifices traversant le plateau et munis de robinets .s et s'. Sur chacune des jdaques perforées il' et II', on tend un tissu tlltrant rv de coton ou de laine, en un mol de nature appropriée à la matière à traiter, cl on le maintient tendu eu serrant énergiquement la vis T qui applique les bords des plateaux sur Je cadre. Si, par un orifice d pratiqué dans le cadre, on introduit un mélange à filtrer, ce mélange garnit toute la cellule dont il déplace l’air, passe au travers des toiles vv,

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