CONSERVATION DES lîALANCES
aux courants d’air qui troubleraient les pesées. Pour maintenir sèche leur atmosphère intérieure, on y [)lace des vases contenant des suhsiances avides d’humidité, })rincipalement du chlorure de calcium desséché, ainsi qu’une matière alcaline, l’hydrale de potasse fondu par exeniple, (jui absorbe en même temps les vapeurs acides ; la chaux, donnant en s’hydralanl une poussière légère qui se répand facilement, doit être proscrite. Un i-enouvelle ces substances lorsqu’elles cessent d’agir. Pour cet usage, le chlorure de calcium et la potasse se mettent dans des vases à compartiments de forme spéciale (fig. 5); les liqueurs que ces composés donnent en s’iiydralant s’écoulent à la partie inférieure et dégagent ainsi les portions solides encore actives, retenues dans le com()arliment supérieur; dans un vase plat, ces liqueurs ne tardent pas à recouvrir les matières desséchantes et à les rendre inertes.
12 Dans la plupart des laljoraloires, on l'éserve pour les balances de précision, une pièce particulière où ne se fait aucune opération susceptible de produire des vapeurs.
Les parties de lu balance (|u’il importe le plus de conserver intactes sont évidemment les couteau.\. Aussi remplace-t-on souvent ceux d’acier qui se rouillent et s’émoussent facilement, par des couteaux d’agate qui sont inaltérables et beaucoup plus durs. On peut empêcher toute détérioration des autres pièces métalliques par la dorure galvanique, en ayant soin de ne pas excepter de cette opération les têtes de vis en acier; cette précaution, relativement peu coûteuse, permet de conserver une balance à couteaux d’agate indéfiniment intacte, alors même qu’on est obligé de la placer dans un local peu convenable.
13. EssaT d’une balance. — Une balance de précision doit satisfaire aux essais suivants :
Tout d’abord, si les plateaux ne sont pas équilibrés, ce qui, on le verra plus loin (§ 17), présente peu d’inconvénients, on ajoute préalablement à celui qui est le moins lourd une charge suffisante pour établir l’équilibre; cette charge sera laissée en [ilace pendant tous les essais.
Le fléau étant mis en liberté puis arrêté, à plusieurs reprises, la partie mobile de l’appareil ne subit pas de eboe; aucune secousse et aucun frottement du mécanisme n’appliquant au fléau une force perturbatrice de l’action de la pesanteur, il reste immobile. Si on imprime un léger niou-
l’iG. 5.
Vase à chlonii’c de calciun'i.
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POIDS ET MESUDES.
vemont d’oscillalion à l’appareil remlu libre, l’amplitude des oscillations est égale de part et d’autre et ne diminue qu’avec lenteur. Finalement, l’aiguille revient prendre sa position d’équilibre en face du zéro de la graduation. Cette épreuve doit être répétée plusieurs fois.
En mettant un poids de 50 grammes sur un des plateaux, puis en établissant l’équilibre avec une tare placée sur l’autre, le mécanisme qui met en liberté le Iléau, continue à fonctionner sans communi(juer aucun mouvement à celui-ci, ni par frottement, ni par cboc. De j)lns, si on ajoute sur l’un des plateaux un poids très faible, 1 milligramme ou 1 demi-milligramme par exemple, le iléau se déjdace notablement. Eue bonne balance indique ainsi très nettement 1 dixième de milligramme par un écart bien marqué de l’aiguille. Enlin, si on transporte le poids de 50 grammes du premier plateau sur le second, en reportant à sa place la lare qui lui faisait étjuilibre, cet é()uilibre subsiste lorsque les bras du fléau sont égaux.
Eu essai semblable, fait en mettant sur un j)lateau la charge maximum que peut porter la balance. et en équilibrant avec une tai“e, puis en dé})osant sur l’un des plateaux le poids minimum que l’instrument est destiné à indiquer dans ces conditions, ne doit pas donner un déplacement de l’aiguille beaucoup moindre (jue lorsqu’on agit de même avec une charge plus faible.
14. Poids. — Pour les balances communes les poids ordinaires du commerce suffisenl, mais en analyse il est indispensable de faire usage de poids spéciaux, très exactement ajustés. Une série de poids partant de 100 grammes et diminuant jusqu’au milligramme, répond à peu près à tous les besoins. Jusqu’au gramme, ces poids sont en laiton, de forme cylindrique, et portent à la partie supérieure un bouton vissé qui permet de les saisir; les charges destinées à leur ajustement sont placées dans une cavité que ferme la vis du bouton. Les divisions dti gramme sont en platine; elles sont formées par des feuilles de métal laminé, découpées en fragments carrés et portant une mar([ue estampée, indicatrice de leur poids. Tous les poids se renferment dans une boîte appropriée (tig. G), où ils sont rangés [)ar ordre de pesanteur décroissante; leurs cases ont des grandeurs et des formes variables, permettant de distinguer le poids qui doit se ranger dans cbacunc d’elles.
Les poids de jirécision ne doivent jamais être touchés avec les doigts, riiuiuidité ne tardant pas à les altérer; on les manie avec une petite pince à ressorts qui trouve place avec eux dans la boîte ;
on saisit les jioids cylindriques par leur bouton et les })oids plats par l’un de leurs angles que l’on a relevé légèrement à cet effet.