BALANCES D’ANALYSE
busle, ne présenle qu’un seul inconvénient : la longueur de son fléau entraîne une certaine lenteur dans ses oscillations. On peut, il est vrai, diminuer beaucoup cette lenteur et par suite la durée des pesées, en amoindrissant un peu la sensibilité par l’abaissement du centre de gravité au moyen des disques mobiles b.
8. Cavaliers. — Les difficultés inbérentes au maniement des plus petites divisions du gramme, les dixièmes de milligramme et même les milligrammes, ont fait imaginer un système particulier pour la pesée des poids les plus faibles. Lue règle horizontale rr' très légère, en aluminium, est fixée sur le fléau parallèlement à son axe (fig. 2); elle est divisée sur le dessus de chaque bras en dix parties égales : un poids de 1 milligramme placé sur la 10® division, à l’extrémité du fléau, agit comme s’il était mis dans le plateau; mais si on le place sur la 5® division, agissant sur un bras de levier moitié plus court, il produit un efl'et moitié moindre, c’est-à-dire le même effet qu’un poids de 5 dixièmes de milligramme mis dans le plateau. De même, ce poids de 1 milligramme superposé à l’une quelconque des divisions de la règle, agit comme un nombre de dixièmes de milligramme égal à celui du numéro de la division, mis dans le plateau. Tel est le principe d’un perfectionnement dont les avantages pratiques sont intéressants. On conçoit, en effet, que l’usage des milligrammes puisse être remplacé de même par un poids de 1 centigramm.e qu’on fait mouvoir sur la règle divisée, comme il vient d’être dit pour la pesée des dixièmes de milligramme. La règle étant très étroite, il ne serait pas commode de déposer sur elle les poids ordinaires; on se sert donc de poids spéciaux auxquels on donne le nom de cavaliers, leur forme particulière (fig. 3) permettant de les mettre à cheval sur la règle. Ces poids s’obtiennent en coupant un fil fin de platine ou d’aluminium, pesant précisément I milligramme ou 1 centigramme, et en lui donnant la forme repré- Fig. 3. sentée. Ce qui procure à la balance à cavaliers un intérêt pra- Cavalier, tique réel, c’est surtout le procédé mis en usage pour mouvoir
sur la règle ces poids spéciaux. La cage qui entoure l’instrument (fig. 2) porte deux tiges, tt et t't', mobiles à frottement doux dans une monture élastique m, terminées au dehors de la cage par un bouton de manœuvre h et au dedans par un crochet en forme de Z: en introduisant dans la boucle du cavalier la pointe de ce crochet, et en tournant la tige autour de son axe, on soulève le poids; faisant mouvoir ensuite la tige suivant son axe, on amène le cavalier devant une division voulue de la règle d’aluminium et on Ty dépose par un mouvement de rotation inverse du précédent.
9. Balances à courts fléaux. — Depuis quelques années on construit des balances à fléaux courts (M. Mendeleef) qui permettent de peser plus rapidement qu’avec les balances à fléaux longs, l’amplitude et par suite la durée de leurs oscillations étant moindres. D’après ce <{ui a été rappelé jilus haut des conditions d’établissement d’une balance (§ I), on sait que plusieurs facteurs concourent à donner à cet instrument sa sensibilité ; le problème est.
l(j POIDS KT MKSUlUiS.
en quehiue sorte, indétenniné. I.es constructeurs peuvent donc à volonté sacrilier partiellement l’un des lacteurs, la longueur du Iléau par exemple, saut à compenser plus ou moins la perle ainsi faite, par les soins (|u’ils prennent pour augmenter les autres facteurs. D’ailleurs ces arrangements ont été rendus possibles par la perfection à la((uelle on atteint actuellement dans l’evécutiou. On a donc institué ainsi des modèles nombreux, mais il ne faut pas perdre de vue, et la tbéorie maibématique de la balance l’établit nettement, que la raiiidité due au raccourcissement du Iléau n’est acquise (pi’aux dépens d’une partie de la sensibilité [lossible. Ce qui importe seulement, il est vrai, c’est (lue cette sensibilité reste suffisante; or on obtient aisément ce résultat dans la pratique.
10. Trébuchels. — Les Irébuchels sont conslruils d’après les memes principes, mais plus simplement (lig. 4). C’est pour eux
Fig. i. — Ticbucli t.
siirloul qiCil est avantageux de reclicrcher un fonclionnemeni rajiide que les conditions limitées de leur emploi rendent plus facile à réaliser.
11. Conservation des ralances. — Les pièces métalliques qui constituent les balances, s’altèrent rapidement sous l’inlltience des vapeurs diverses répandues dans l’atmosphère du laboratoire. On les protège en recouvrant les instruments de cages vitrées (fig. 4 et lig. 4), munies de portes qu’on ouvre au moment de la pesée. Cescagesont d’ailleurs l’avantage de soustraire les balances