TUBES DE SURETE
dans la main l’opérateur. Les accidents ainsi occasionnés sont très fréquents chez les commençants.
Le tube en S, au lieu d’être adapté au bouchon de l’appareil producteur du gaz, peut être soudé sur le tube à dégagement (fig. 190). Le maintien du tube en S dans la position verticale, étant indispensable à son l'onclionnement, cette disposition, plus fragile encore que la précédente, est appliquée dans les appareils dont l’orifice est diiâgé horizontalement, aux cornues de grès ou de verre, par exemple.
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395. Tube plongeur. — On se sert quelquefois d’un tube de sûreté très simple et ))eu fragile (jui, comme le précédent, fonctionne avec un appareil sans liquide, et se fixe sur le tube à dégagement aussi bien que sur le vase lui-même, mais qui présente l’inconvénient d’être inefficace contre les absorp- "
lions. Il consiste en un tube mnpq (fig. 194, G) courbé deux Fig. 196. fois à angle droit, fixé en m à l’apjiareil N, par le même Tube de Weltcr. bouebon ijiie le tube à dégagement, et plongé par sa branche extérieure q dans un vase ee' rempli d’eau; dès que la pression en N peut soulever la colonne d’immersion en ee', le gaz s’échappe. En cas d’absorption, le liquide de ee' est refoulé en N.
, En soudant sur le tube à dégagement, un tube vertical qu’on laisse pendre au-dessous de lui et qu’on plonge par le bas dans un vase plein d’eau, on arrive au même résultat. Une modification très simple permet en outre de rendre ce tube de sûreté aussi propre à empê- j i:
cher l’absorption ([u’à éviter l’excès de pression. Il suffit de souffler un réservoir en R (fig. 194, Ü) et de donner au vase allongé dans lequel plonge le tube, un diamètre assez faible pour (jue le li([uide garnissant ce vase au-dessus de l’ouverture du tube, ne puisse jamais remplir le réservoir lorsqu’une absorption se produit. d
Fig. 197.
Tube
(le Üurand.
390. Tubes à effets multiples. — La nécessité d’adapter simultanément aux appareils, des tubes à dégagement et des tubes de sûreté, complique beaucoup leur montage et multiplie les orifices à boucher en même temps que les causes de fuites. On diminue cet inconvénient au moyen de tubes qui remplissent à la fois plusieurs fonctions {tubes de Durand).
Sou un tube à entonnoir EG (fig. 197), sur lequel on a soudé en iM un tube iMN qui le recouvre, ouvert en bas et fermé en haut par la soudure; à la partie supérieure du second tube, en D, on a soudé un tube DIF à direction horizontale. Si on ajuste le tube MÎN dans le bouebon percé d’un appareil, ce bouchon occupant sur lui une position comprise entre N et U, et si le liquide de ' l’appareil baigne le bas du JUNGFLEiscii. — Maiiip. de cliiinie. ly
3IANJPLLATION DES GAZ.
tube C, mais non l’orifice N, le tube à entonnoir fonctionnera comme tube de sûreté, DD' servira de tube à dégagement, et le tout sera lixé à l’appareil par un seul joint. On peut même supprimer complètement le bouchon en rodant extérieurement à l’émeri, le tube MN cuire N et D, et en l’adaplanl au goulot du vase ({u’il ferme exactement.
897. IiECHEUCiiE des fuites. — Avant de mettre un appareil en usage, il est indispensable de vérifier si les joints qui réunissent ses dilférentes pièces, sont parfaitement étanches et si aucune fuite ne livrera passage au gaz lorsqu’une pression un peu plus forte que celle de l’atmosphère, sera établie à l’intérieur. Les tubes de sûreté jiermettent de procéder très simplement et très rapidement à cette vérilication.
Soit l’appareil représenté en A (fig. 19-4, § 398). On adapte en d un tube de caoutchouc de quelques centimètres de longueur, et après avoir placé de l’eau dans le matras jusqu’à une hauteur supérieure à celle de l’orifice b du tube de sûreté, on souffle doucement par le tube de caoutchouc. La pression augmente dans le malras et fait monter l’eau dans le tube de sûreté jusqu’à une hauteur que règle la compression exercée. On élève ainsi le niveau jusqu’à quelques centimètres au-dessous de a, et aussitôt on pince fortement le caoutchouc avec les doigts, entre la bouche et le tube d. Si les joints du bouchon sont étanches, la pression se maintient dans le matras et, par suite, le niveau du liquide dans le tube de sûreté reste invariable. Lorsqu’il existe une fuite, on voit au contraire le liquide baisser dans le tube, et d’autant plus rapidement que la déperdition de gaz par celle fuite est plus considérable.
Le même essai peut être pratiqué pour toutes les dispositions d’appareils comportant un tube de sûreté. Lorsque ce dernier fait défaut, la recherche des fuites est un peu moins facile. Le procédé le plus simple consiste alors à boucher tous les orifices de l’appareil sauf un seul, à raréfier ou à comprimer l’air intérieur en aspirant ou en soiifllant avec la bouche par l’ouverture restée libre que l’on a munie d’un caoutchouc, puis à boucher ce dernier en y introduisant une baguette de verre. Si la fermeture est étanche, l’air reste raréfié ou comprimé, même après quelques minutes.
Le temps consacré à disposer convenablement les appareils destinés à la préparation des gaz est toujours bien employé : un