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TUBES DE SÛRETÉ

d’autant plus profondément dans le liquide, que l’absorption sera plus fortement à craindre.

Le tube de sûreté droit, sert en même temps à l’introduction des réactifs liquides. Il est alors plus commode de le terminer par un entonnoir (fig. 194, B), soit en soufflant à son extrémité a un entonnoir sphérique (§ 172), soit en lui soudant un tube de plus grand diamètre (§ 173, lig. 117), ou même un entonnoir conique ordinaire (§ 156, fig. 110) dont il prolonge la douille. A son extrême simplicité, à sa forme peu fragile et à son fonctionnement sûr, on oppose parfois qu’il laisse dégager dans l’atmosphère les quelques bulles gazeuses qui se présentent à son orifice inférieur;

Fig. 194. — Tubes de sûreté.

on remédie au besoin à cet inconvénient, qui est d’ordinaire négligeable, en recourbant sur elle-même l’extrémité inférieure 6, ou simplement en engageant cette extrémité dans un tube vertical t', très coui't, plus large que lui, fermé par le bout qui repose sur le fond du vase F (fig. 194, B), et tenu en partie immergé; le tube /' se garnit exclusivement du liquide versé par l’entonnoir E.

Le tube droit n’est applicable qu’aux appareils contenant un liquide.

394. Tube en S. — Le tube en S, dit aussi tube de Weltcr (fig. 195), est formé de trois branches verticales Em, m?i et nS,

MANIPULATION DES GAZ

séparées par des tubes courbés en demi-cercle. On lui conserve le nom de tube en S, alors même rpie pour lui donner une disposition plus symétrique, on le recourbe en boucle, ce qui ne modifie pas son ronctionnement. 11 se termine vers le liant par un entonnoir E, et porte sur sa branche médiane un réservoir r sphérique ou mieux cylindrique. Pour en faire usage, on l’adajite par son

extrémité inférieure S à l’appareil dont il traverse le bouchon, puis on verse un peu d’eau ou un autre liquide, dans l’entonnoir;

cette eau s’écoulant dans le réservoir ainsi que dans la courbure inférieure m, prend un meme niveau en r et dans le tube Em, si l’appareil communique avec l’atmosphère. Un excès de la pression intérieure, chasse l’eau du réservoir r vers l’entonnoir E, où elle s’accumule, et le gaz jteut alors s’échapper en barbottani dans le liquide; en cas d’absorption, toute l’eau est au contraire repoussée par l’atmosphère dans le réservoii’ et l’aii* rentre dans l’appareil en traversant le liquide. Le volume de l’eau introduite doit donc être inférieur à ceux du réservoir ou de l’entonnoir. L’eau peut d’ailleurs être remplacée par tout autre liquide; quand l’un des réactifs mis en œuvre est liquide, on l’introduit par le tube en S qui en retient une quantité suffisante pour assurer son fonctionnement. La hauteur de la branche Ew limite la pression intérieure ; celle du niveau du liquide dans le réservoir au-dessus do la courbure m limite l’absorption. En prenant le mercure pour garnir un tube en S, on augmente beaucoup l’écart des pressions sous lesquelles

S ü Fig. 195.

Tube eu S.

il fonctionne.

On doit reprocher à ce tube de sûreté de former siphon : par un mouvement de trompe, le liquide entraîne l’air dans l’appareil toutes les fois que le siphon s’amorce. Un désavantage plus grand encore est sa fragilité : lorsqu’on adapte un tube en S à un bouchon, il est indispensable de ne jamais saisir ce tube autrement que par sa partie droite inférieure nS, et dans le voisinage immédiat de l’extrémité S qu’on introduit dans le bouchon percé; si on applique la main sur la branche Em ou sur les courbures entre n et m, ou encore sur le réservoir r, tout mouvement imprimé au tube porte sur les courbures et celles-ci se brisent

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