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APPAREILS A FONCTIONNEMENT INTERMITTENT

conviennenl surtout pour fournil’ des rpianlités de gaz importantes. Or il arrive, notamment pour l’emploi de l’hydrogène sulfuré dans les essais qualitatifs, qu’il est avantageux de disposer constamment d’un faible volume de. gaz. L’appareil suivant, qui est à la fois très simple et peu encombrant, peut alors être recommandé.

Un lube MN (bg. 500) de 30 cenlimètres de longueur et de 4 à 5 centimètres de diamètre, en verre un peu fort, est étiré à une de ses extrémités N, où il se termine par un orifice de 5 à G millimètres; à l’autre extrémité, qui est bordée à la lampe, il est soigneusement fermé par un bouchon que traverse un tube recourbé à angle droit et muni d’un robinet R. Vers l’orifice étroit du gros tube, on dispose quelques fragments de verre, puis, au-dessus, le réactif solide, du sulfure de fer en morceaux par exemple, et on achève d’en remplir le tube jusqu’à quelques centimètres du bouchon.

On enfonce alors ce tube verticalement, l’orifice N dirigé vers le bas, dans un bocal AB, de 1 litre de capacité et rempli aux trois quarts de réactif liquide soit, dans l’exemple choisi, d’acide cblorbydriquc étendu de 5 à 3 parties d’eau; on l’assujettit au col du flacon par un bouchon qui le maintient sans fermer le bocal, ce dernier restant en communication avec l’atmosphère. On ouvre le robinet R, l’air comprimé par le liquide dans le lube MN, s’échappe, et la liqueur acide pénètre jusqu’au sulfure de fer, qu’elle attaque en donnant de l’hydrogène sulfuré. Celui-ci chasse bientôt l’air de l’appareil. Si on ferme alors le robinet, le gaz s’accumulant dans le gros tube, repousse le liquide dans le flacon par l’orifice inférieur N, et la production d’bydrogène sulfuré s’arrête. L’appareil est alors disposé pour fournir ce gaz à un moment quelconque.

Fig. 200.

Appareil à fonctionnement intermittent.

B. — Rociicilloiuent et transvasement des gn*.

405. L’eau et le mercure sont les liquides dont on fait usage le plus fréquemment pour recueillir et transvaser les gaz. L’eau

MANIPULATION DES GAZ

est préférée toutes les fois qu’elle ne dissout pas sensiblement le corps dont il s’agit, et qu’elle ne réagit pas sur lui. En cas contraire, on la remplace quelquefois par certaines solutions salines, mais d’ordinaire par le mercure, sur lequel réagissent un petit nombre de gaz seulement. Le mercure est, à cause de sa grande densité, d’un maniement beaucoup plus difficile.

403. Cuve a eau. — Pour opérer avec l’eau, on se sert de la cuve à eau ou cuve jmeumaUque. Celle-ci est d’ordinaire construite en zinc; elle consiste en un réservoir rectangulaire PH' (lig. 201), d’une capacité variant entre 30 et 100 litres et rem])li

d’eau. Elle porte sur une de scs parois latérales et vers le bas, un robinet cjui permet de la vider pour renouveler le liquide qu’elle contient. A son intérieur, on suspend par des crocbcts adaptés sur les bords, une tablette tl' mobile et horizontale, enfoncée à à‘ ou 5 centimètres au-dessous du niveau du liquide. Cette tablette est pci’cée de quelques trous et de deux ou trois fentes de 10 cà 15 millimètresde largeur, destinés à livrer passage aux tubes à dégagement. Une seconde tablette semblable TT est placée à demeure vers l’une des extrémités de la cuve.

Les cuves à eau de grandes dimensions sont construites en bois cl revêtues d’une feuille de plomb à l’intérieur. Pour la démonstration, on préfère les cuves lormées de glaces assemblées au moyen de montures métalliques ; elles laissent voir facilement

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