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PESEES PRECISES

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Klle consiste à placer sur le plateau de droite un poids sulïisaniment grand pour qu’on n’ait pas à en peser de plus considérable pendant toute la série des expériences, mais ne chargeant cependant pas la l)alance })lus qu’il ne convient, soit un poids de 100 graniines. Sur le plateau de gauche, on ajuste une lare 5) faisant exactement équilibre à ce poids. Cette lare, destinée à servir à peu près indéliniment, pourra être faite dans un llacon bouché et numéroté; elle restera ainsi invariable. Dans ces conditions, si sur le })lateau de droite on place un objet à peser et s’il faut ensuite, pour établir l’équilibre, lui ajouter un poids déterminé, soit 30 grammes, cet objet pèse exactement 100 — 30 grammes, soit 70 grammes. Une seule opération donne ainsi une pesée exacte, sans(pi’il soit nécessaire de faire la tare poui’ chaque expérience. De ])lus, la charge de la balance demeurant constante, il en est de môme de sa sensibilité. Avant toute pesée ultérieure, on devra vérifier que l’équilibre subsiste entre la tare que l’on conserve et un poids de 100 grammes; celle précaution est absolument indispensable lorsque plusieurs personnes font alternativement usage de la balance.

La plus simple de toutes les lares, comme la plus facile à retrouver toujours constante, est évidemment un poids marqué; lorsqu’on l’emploie, on commence par déterminer la somme de poids qui, placée sur le })lateau de droite, lui fait équilibre, puis c'est de cette somme et non plus d’un chiffre rond, comme il vient d’être dit, que l’on part pour calculer par dilTérence la pesée.

18. 11 est commode d’avoic quelques vases de verre ou de métal, pesés à l’avance, que l’on distingue par des numéros. On évite ainsi de refaire constamment la lare des vases employés dans les pesées, une simple vérification i|u’on fait sans tâtonnements, permettant de constater (|ue leur poids ne s’est |)as modifié par un accident quelconque. Veut-on peser un poids déterminé d’une substance? on dépose sur le plateau de droite un de ces vases, puis, à côté de lui, un ensemble de poids qui, additionné au sien, forme la dilférence entre les 100 grammes faisant équilibre à la tare et le poids de substance à |)eser; il ne reste plus alors qu’à mettre dans le vase une quantité de celte substance convenable pour établir l’équilibre.

13. Pour effectuer la pesée, après chaque addition ou soustraction d’un poids, on met le lléaii en liberté et on observe les oscillations. La pesée est exacte lorsque les déplacements de l’aiguille sont symétriques par rapport au point zéro. Sinon, après

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POIDS ET MESURES

avoir fixé le fléau, on charge ou on décharge le plateau de droite, suivant que le maximum d’amplitude est à droite ou à gauche.

D’ailleurs, si on veut peser vite, il l'aut suivre une méthode régulière et constante dans l’usage des poids et non essayer un peu au hasard ceux de ces poids que l’on juge les plus voisins de la vérité. L’objet étant sur le plateau de droite, on dépose à côté de lui un poids (jue l’on estime être immédiatement supérieur à celui qui serait nécessaire pour parfaire lÜO grammes; on constate que le poids de 50 grammes, par exemple, est trop lourd; on le remplace par le poids immédiatement inférieur, celui de 20 grammes, qui se trouve, je suppose, trop faible; on ajoute le poids suivant, 10 grammes, puis celui de 5 grammes, qui est trop fort ; on substitue à ce dernier celui qui le suit, soit 2 grammes, lequel est insuffisant; on en ajoute alors un second semblable, puis un poids de 1 gramme. Ce dernier seulement formant un poids total trop fort, on l’enlève. 11 est dès lors certain que la somme des poids à employer est supérieure à 20 -j- 10 + - -r - = 54 grammes, mais inférieure à 55 grammes. On opère ensuite pour les décigrammes comme on l’a fait pour les grammes eux-mêmes, puis pour les cenligrammes, puis pour les milligrammes et enlin pour les fractions de milligramme, en se, servant ou non des cavaliers (§ 8) pour ces deux dernières subdivisions. En résumé, pour chaque groupe de poids, on va en resserrant constamment les limites entre lesquelles se trouve compris le poids cherché. Ce procédé, qui parait souvent long aux commençants, est en réalité le plus rapide.

Les derniers essais d’équilibre portant sur les poids les plus faibles, ne doivent être faits que dans la cage de la balance maintenue fermée, afin d’éviter les j)ertubations dues aux courants d’air.

20. Notation des pesées. — L’équilibre étant obtenu, il faut reconnaUre cl noter les poids qui le produisent. Ici encore, une méthode régulière, que l’on suit invariablement, jiermet seule d’éviter des erreurs capables d’enti’aîner la perle de longues opérations. La somme des poids ne doit pas être faite une seule fois. La boîte contenant des cases d’une grandeur particulièi’e pour chaque sorte de poids, on commence par compter les poids qui sont sur la balance, en observant les cases restées vides. Après

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