CUVE A MERCURE
amenés à la surface du mercure. On les enlève en essuyant celle-ci avec du papier à fdtrer.
410. On se sert fréquemment de petites cuves à mercure en porcelaine (fig. 204). La tablette y est divisée en deux parties par une rainure qui livre passage aux tubes à dégagement. Toutefois ces instruments de petite dimension, sont d’un usage peu commode. Leur mobilité et la faiblesse du volume de mercure qu’ils contiennent, suflisent cependant à maintenir leur emploi.
On se sert aussi de petites cuves à mercure en fonte, de formes appropriées
aux objets au maniement desquels elles sont à peu près exclusivement destinées (voy. Analyse des gaz).
411. Le recueillement des gaz sur le mercure se fait de la même manière (jue sur l’eau (§404).
Tout d’abord le gaz doit être sous une pression relativement considérable puis([ue, pour se dégager, il soulève une colonne de mercure de quelques centimètres, équivalente à une colonne d’eau 13,0 fois plus grande. Ce fait entraîne l’usage de tubes de sûreté fonctionnant sous celte pression.
Le remplissage des récipients avec le mercure exige quelques précautions : le métal ne mouillant pas le verre, il est plus difficile d’enlever toute trace d’air de la surface de ce dernier.
On y parvient cependant en remplissant incomplètement le vase, de façon à laisser une bulle d'air de 2 ou 3 centimètres cubes, en fermant l’orifice avec la paume de la main ou autrement, et en promenant sans secousse la bulle gazeuse sur toute la surface du verre : elle entraîne et réunit toutes les petites bulles de gaz attachées à la paroi {>ar capillarité; sans cette précaution, celles-ci auraient été mélangées au gaz recueilli. On termine en enfonçant doucement le vase dans la cuve pour déplacer la bulle d’air elle-même.
La pesanteur du métal rend difficilement mobiles les vases qui en sont remplis; ces vases étant en verre, doivent être choisis épais pour résister à la pression, et aussi pour supporter les cbocs (|ue la main qu’ils chargent fortement, est souvent impuissante à empêcher ou même à modérer.
Fig. 204.
Cuve à mercure en porcelaine.
412. Tubes a uégaue.ment. — (due l’on se serve de l’eau ou du mercure, la forme des tubes à dégagement, dans leur partie immergée, n’est pas indilïérente. Il est commode de recourber, en une branche liorizonlale de 4 à G centimètres de longueur, l’extrémité inférieure du tube qui, amenant le gaz de l’appareil producteur, vient plonger plus ou moins vcrlicalement dans la
MAM1‘ÜLAT10N DES GAZ
cuve. La sortie du gaz ne se fait régulièrement par ce tube que si le Üuide élastique arrive à l’orifice en abondance et sous une pression suffisante ; ces conditions sont nécessaires pour empêcber toute rentrée du liquide après chaque diminution de pression due au dégagement d’une portion du contenu du vase. Sur le mercure, les varialions de pression étant plus considérables que sur l’eau, les sorties irrégulières occasionnent des secousses qui [)euvent renverser les éprouvettes ou meme détruire l’appareil. C’est pour cette raison qu’il est mauvais de recourber en un demi-cercle ou de relever fortement l’exlrémité inférieure
du tube à dégagement; le siphon renversé ainsi formé, occa- ^ sionne une oscillai ion de pression considérable, chaque fois qu’il ( s’amorce ou se désamorce.
413. liKCUEiLLEMENT i)’uN GAZ l'AR DÉrLACEMEîXT. — Poui’ recueillir cci’lains gaz solublcs daiis l’eau et attaquant le mercure, • le chlore jiar exemple, on peut ])rolitei’ de la difierence de densité • qui existe entre ce gaz et l’air. Soit BL (fig. 205) un appareil producteur de chlore ; un lubc coudé conduit ce gaz au fond du fiacon i V. Le chlore étant environ deux fois el demie plus lourd que l’air, s’accumule au fond du llacon V, dans le([uel son niveau s’élève peu