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ZI I

440. Les réactions entre les gaz, se produisant d’ordinaire dans des rapports de volumes simples,

on a souvent à mélanger 1, 2,3 volumes d’un

gaz avec 1 volume d’un autre gaz. On se sert parfois pour mesurer ces volumes, de jauges plus ou moins compliquées, mais lorsqu’une grande exactitude n’est pas nécessaire, une simple éprouvette permet d’atteindre le même but. Il suffit de la prendre d’un volume tel, qu’on puisse la considérer comme unité de volume par rapport au mélange à opérer, de la remplir de gaz en la tenant bien verticale, jusqu’à ce que quelques bulles s’échappent, puis de faire passer son contenu dans un récipient plein d’eau ou de mercure. En répétant deux fois encore la même opération avec le gaz dont on doit prendre 3 volumes par exemple, puis une fois avec l’autre gaz dont un seul volume intervient, le récipient contient ensuite le mélange dans les proportions voulues.

Fig. 218.

Cloche à gaz graduée.

441. Gazo .MÈTRES. — Le mesurage des volumes gazeux considérables, peut être fait dans les gazomètres, lorsque ceux-ci sont pourvus d’un niveau d’eau. Le problème est alors purement géométrique ; il suffit, en effet, de cuber la

MANIPULATION DES GAZ

partie du réservoir située au-dessus du niveau du liquide. Si la pression dans le gazomètre diffère notablement de la pression atmosphérique, il est indispensable d’en tenir compte.

442. Compteur. — Étant donné un gaz consommé ou engendré d’une manière suivie dans une réaction, il est parfois nécessaire de connaître le voume disparu ou produit pendant des espaces de temps déterminés. La nécessité d’un pareil mesurage se présente, il est vrai, très rarement dans les recherches ; aussi n’en aurions-nous pas parlé si cette opération n’était basée sur l’emploi du compteur à gaz, généralement répandu pour déterminer la consommation du gaz de houille; or il nous paraît utile d’indiquer ici le principe d’un instrument qui se trouve dans la plupart des laboratoires de chimie.

Le compteur à gaz a été inventé par Clegg en 1816. Les modifications ap-

Fic. 219. — Compteur à gaz.

portées depuis cette époque à sa construction, ne portent sur rien d’essentiel. La figure 219, 1, en fait comprendre le principe: mnpq est un tambour mobile autour de son axe horizontal ; il est divisé par des cloisons de forme particulière, en quatre cellules d’égales capacités, et plonge jusqu’en'ce' dans l’eau d’un réservoir clos URL Un tube t, voisin de l’axe et dont l’orifice est audessus du niveau de l’eau, amène le gaz à mesurer. Ce dernier pénètre sous la cloison l'm de l’une des cellules, et exerce sur elle une poussée de bas en haut qui communique au tambour un mouvement de rotation. La cellule Umi, fermée hydrauliquement, se soulève et se remplit de gaz, jusqu’à ce que la cellule suivante vienne occuper sa place au-dessus du tube d’arrivée et se garnisse de gaz h son tour, en continuant le mouvement de rotation. Simultanément, dès que le bord de chaque cellule émerge en e, le gaz s’écoule par l’ouverture que l’eau cesse de fermer, et s’échappe du réservoir par un orifice de sortie S; il est chassé par l’eau qui prend sa place. Le gaz continuant à traverser le système, remplit ainsi une cellule pendant que la précédente perd son contenu gazeux, de telle sorte que si on connaît le volume de chaque

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