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COMPTEUR A GAZ

cellule pleine, le volume du gaz débité sera connu également quand on aura déterminé le nombre des tours effectués par Ta.xe. L’adjonction au tambour d’un compteur de tours résout donc le problème.

L’instrument, tel qu’on le construit d’habitude, est représenté ci-contre (fig. 219, 11 et 111). Le réservoir RR' contient le tambour mesureur mmmm, mobile autour de l’axe horizontal aa'. Le gaz pénètre par E, passe en S dans une ouverture que peut fermer une soupape et se répand dans la boîte BR' qui communique avec le réservoir par un orifice partiqué dans la cloison hh', orifice que Taxe aa' traverse librement; cette boîte, comme le réservoir, contient de l’eau jusqu’à un certain niveau r. Par un tube Inl', en forme d’U, le gaz passe de la boîte BR' dans le tambour mobile, met celui-ci en mouvement comme il a été dit plus haut, et sort en S. Pour compter le volume débité, c’est-à-dire le nombre des révolutions du tambour. Taxe se termine en a par une vis sans fin qui, au moyen d’une roue dentée, fait mouvoir une tige verticale, laquelle sort de la boîte BB' en traversant le tube gg'. Ce dernier plongeant dans l’eau en g', ne laisse pas échapper le gaz, ce qui permet de placer dans une caisse extérieure CC', le compteur de tours proprement dit, que la tige fait fonctionner.

Cet appareil mécanique se compose, comme d’ordinaire, de roues dentées et de pignons, tellement disposés, que si la première roue fait une révolution complète correspondant à un débit de 1000 litres, la roue suivante qui indique les mètres cubes avance d’une division, que si cette seconde roue fait une révolution complète marquée 10 mètres cubes, la troisième qui indique les dizaines de mètres cubes avance d’une division, et ainsi de suite. Des aiguilles fixées à Taxe des roues et mobiles sur des cadrans, permettent de lire le volume du gaz qui a traversé le compteur.

Les autres parties de l’instrument ont pour but d’assurer la régularité de son fonctionnement, en maintenant constant le niveau du liquide intérieur. Il est évident, eu effet, que si le niveau de Teau est plus bas que r, le volume des cellules se trouve augmenté et le compteur indique un débit plus faible que le débit réel ; une surélévation du niveau entraîne une erreur en sens contraire; enfin, si le liquide s’abaisse jusqu’à Torifice de communication pratiqué dans la paroi hh', le gaz s’écoule sans faire mouvoir l’appareil. L’eau est introduite dans le compteur par l’ajutage b, que ferme d’ordinaire un bouchon à vis ; elle passe par l’ouverture ponctuée sur la figure, dans le réservoir RR', d’où elle garnit la boîte BIT. Quand elle a atteint le niveau voulu, elle gagne Torifice r d’un tube formant trop-plein, s’échappe par le siphon ruv, qui constitue une fermeture hydraulique, et sort par l’ouverture b', lorsque le bouchon à vis qui ferme celle-ci d’ordinaire, est enlevé. Si par accident, le niveau de Teau tombait au-dessous d’une certaine limite, un flotteur f qui le suit dans ses mouvements, fermerait la soupape S et arrêterait l’écoulement du gaz. Enfin un tube tV, soudé à la partie inférieure du tube Inl' , et plongé dans Teau d’un godet P, sert encore à laisser écouler en b" le trop-plein de Teau. Pour éviter qu’en tournant le tambour en sens contraire, on fasse décompter l’appareil, on dispose sur Taxe aa' une came qui soulève un cliquet Z lorsque la rotation est régulière, mais arrêtée par lui dans le cas contraire.

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