GAZ HARÉFIÉS OU COMPRIMÉS
Il est fort important de maintenir toujours l’appareil amorcé, sinon le vide partiel étant lait dans le récipient, l’eau se trouve immédiatement aspirée vers celui-ci, ce qui peut faire perdre une opération, et même occasionner des accidents. On y parvient de deux manières dilïérenles. Dans la première, on se contente de faire plonger l’orifice inférieur de la trompe, au-dessous de Ü, dans un vase plein d’eau (voy. fig\ 222, § 44-8) ; la fermeture hydraulique ainsi constituée suffit pour assurer le fonctionnement de rinstrument. Dans le second, représenté en élévation sur la gauche de la figure 221 , on soude au même orifice D un petit réservoir ovoïde, muni d’un tube d’écoulement latéral relativement étroit; la vitesse que prend le liquide dans ce dernier suffit poui’ empêcher le retour de l’air. La première disposition est la plus sim[)le et aussi la plus sûre, mais elle exige l’adjonction d’un vase à trop-plein, que l’eau traverse et qui ne peut être facilement disposé en tout lieu. La seconde est préférable lorsque l’instrument'est bien construit ; par un simple tube en caoutchouc, de largeur suffisante pour assurer le départ de l’eau sans trop de résistance, elle permet d’emmener à l’égout le liquide sortant.
On enferme souvent cette trompe dans des montures de bois ou de métal que l’on fixe à un mur; on se propose ainsi de suj)porter la trompe en même temps que de la protéger contre les chocs. Ces montures gênent pour surveiller la marche des instruments, qu’elles alourdissent et rendent peu transportables. Il vaut mieux laisser la trompe nue et l’attachei’ directement au robinet par lequel on l’alimente d’eau. L’arrangement qui nous semble devoir être préféré est représenté dans la figure 221. Il consiste à terminer les robinets d’arrivée de l’eau par un raccord à vis, di( raccord à trois pièces, et à fixer la trompe sur l’amorce pour tube de caoutchouc qui constitue l’une des pièces du raccord; on fait d’abord le jointavec un tube de caoutchouc épais dans lequel s’engagent le raccord et l’ajutage E de la trompe, on enroule sur lui quelques tours de ruban de fil qui empêche le caoutchouc de se distendre par la pression, puis on serre énergiquement le tout avec une lanière de caoutchouc (feuille anglaise) fortement distendue. Un tube de caoulchour doublé de toile, solidement fixé sur le raccord et sur la trompe par un lien de fil métallique, convient mieux encore. On donne une grande solidité à ces raccordements en façonnant l’ajutage E qui amène l’eau, de telle