U7. — TROMPES A EAU
manière qu’il présente à sa surface plusieurs gorges empêchant le verre de glisser dans le joint.
Une trompe de ce genre, bien disposée et alimentée d’eau à une pression suffisante, produit rapidement un vide très avancé, mais elle n’entraîne qu’un volume gazeux limité. En augmentant ses dimensions, on n’augmente pas proportionnellement son rendement. Aussi préfère-t-on accoupler deux petites trompes, en faisant communiquer leurs ajutages avec deux branches d’un tube en ï, dont la troisième branche est reliée au récipient à vider de gaz.
Un point important est de ne jamais arrêter l’écoulement de l’eau dans la trompe avant d’avoir supprimé toute communication avec le récipient dansjequel on a fait le vide. Sans cette précaution, dès que l’inslriiment cesse de fonctionner, la pression atmosphérique refoule l’eau qu’il contient vers le récipient, ce qui occasionne des accidents et des pertes de produit. On ferme donc préalablement un robinet interposé entre le récipienlel la trompe, puis, afin d’éviter le retour de l’eau jusqu’au robinet, on détache de celui-ci le tuyau de caoutchouc épais qui le réunit à la trompe.
Quand il s’agit de pousser un peu loin la raréfaction, l’eau doit pénétrer dans la trompe sous une pression qui ne subisse pas de trop fortes variations. Si, en effet, par l’action d’une pression énergique, on a atteint une raréfaction très avancée, lorsque la pression et par suite la vitesse de l’eau, viennent ensuite à diminuer, il arrive que l’eau se trouve repoussée dans le récipient.
Les eaux bicarbonatées perdant leur gaz carbonique dans les trompes qu’elles alimentent, un dépôt calcaire obstrue l’orifice 6, après un fonctionnement prolongé; on l’enlève en introduisant par la tubulure A, un peu d’acide chlorhydrique dilué qu’on laisse séjourner pendant quelques minutes dans l’appareil.
4i8. Trompe à grand débit. — Pour aspirer de grands volumes gazeux, mais en produisant une dépression relativement faible, il est nécessaire de modifier la trompe précédente dont le débit, à l’air libre, ne dépasse guère quelques dizaines de litres par benre. On construit très facilement une trompe aspirant un volume de gaz beaucoup plus considérable (fig. 222), en fixant à l’extrémité A d’un tube AR bien dressé, de 15 millimètres de diamètre et de 1 mètre de longueur, un ajutage fournissant sous une forte pression, une veine d’eau cylindrique, de 3 à 4 millimètres de diamètre. Une tubulureT fixée dans le voisinage de l'ajutage, sert à faire pénétrer dans l’appareil l’air aspiré; celui-ci est amené du récipient par un tube de caoutchouc épais MT. Dans ces