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POMPE A MERCURE

par un tube de verre recourbé dont la branche ouverte pénètre jusqu’à la partie supérieure de la cloche ou du flacon.

451. Trompe a mercure. — Cet appareil, imaginé par M. Sprengel, a été introduit dans les laboratoires avant les trompes à eau dont il a provoqué la construction. De tous les instruments connus, c’est celui qui permet d’approcher le plus du vide absolu. Comme la pompe à mercure, il est construit de manière à recueillir le gaz aspiré. Sa disposition ne diflère pas en principe de celle de la trompe à eau de M. Bunsen (§ 446), mais la grande densité du mercure permet de réduire considérablement la longueur du tube de chute, l/opérateur doit remonter périodiquement dans le réservoir alimentant la trompe, le mercure qui a traversé cette dernière.

452. Gazomètres aspirateurs. — Les gazomètres peuvent servir d’aspirateurs : il suffit de laisser écouler par un robinet placé vers leur fond, l’eau qu’ils renferment, pour que l’air ou tout autre gaz se trouve aspiré par un second robinet ouvert à leur partie supérieure. De la même manière, un flacon muni dans le bas d’une tubulure (fig. 97, p. 115) portant, ainsi que le goulot, un robinet, devient un aspirateur quand on laisse écouler l’eau dont on l’a rempli. De même encore, deux flacons ou réservoirs réunis inférieurement par un tube de caoutchouc, forment un aspirateur quand l’un d’eux, après avoir été rempli d’eau et placé à un niveau plus élevé que le second, se vide dans celui-ci; le mouvement effectué, il suffit d’intervertir la position des deux vases, pour que la même masse d’eau s’écoulant de nouveau, produise de nouveau une aspiration. Avec toutes les dispositions de ce genre, la dépression produite au goulot du vase le plus élevé, est mesurée par la hauteur de la colonne liquide qui détermine l’écoulement.

453. Production du vide par réaction. — Étant donné un récipient dans lequel il s’agit de faire le vide, on dirige un courant de gaz carbonique jusqu’à expulsion totale de l’air qu’il contient, puis, après avoir fermé ses orifices, au moyen d’un entonnoir à robinet, on y fait pénétrer une solution de potasse caustique. Celte dernière absorbe le gaz carbonique et le vide se produit dans l’appareil clos. Le gaz carbonique et la potasse peuvent au besoin être remplacés par un gaz et un réactif quelconques, mais susceptibles de former une combinaison dont la tension de vapeur soit sensiblement nulle.

454. Production du vide par les vapeurs. — D’une manière analogue, on peut faire le vide en se servant d’un changement d’état physique. Soit un appareil non refroidi et dans lequel on dirige un courant rapide de vapeur d’eau; si, après que tout l’air a été déplacé par la vapeur, on ferme à la fois la sortie de cette vapeur et son entrée, et si on refroidit le système, la vapeur se condense et la pression intérieure devient égale à la tension de la vapeur d’eau à la température actuelle. Par un refroidissement suffisant, cette pression devient donc très faible. La vapeur d’eau peut être remplacée par toute autre vapeur facilement condensable, et de plus cette vapeur, quelle qu’elle

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