GAZ RARÉFIÉS OU COMPRIMÉS
soit, peut être produite dans l’appareil lui-même au lieu d’être amenée du dehors. Ajoutons enfin que la vapeur en question, si elle n’est pas facilement liquéfiable à la température ambiante, peut être absorbée par un réactif comme on l’a dit plus haut pour les gaz (§ 453).
455. Manomètues. — 11 est toujours nécessaire de suivre l’action des appareils aspirateurs, au moyen de manomètres. Les pressions qu’il s’agit de mesurer étant inférieures à celle de l’atmosphère, les manomètres qu’il convient d’employer sont très analogues aux baromètres, aussi les appelle-t-on manomètres barométriques^
I.e plus simple de ces instruments (A, fig. 225) consiste en un tube de verre de 85 centimètres de longueur et de 8 à lÛ millimètres de diamètre,
maintenu vertical et plongé par son orifice inférieur dans une petite cuvette pleine de mercure; il est mis en communication par le haut avec l’enceinte dans laquelle il mesure la pression.
La relation est établie en v, au moyen d’un tube de caoutchouc épais. Quand la pression diminue dans l’enceinte, le poids de l’atmosphère agissant sur le mercure de la cuvette, refoule celui-ci dans le tube jusqu’à ce que la colonne soulevée rétablisse l’équilibre. La hauteur de la colonne mercurielle au-dessus du niveau dans la cuvette, mesure donc la diminution de pression réalisée; par suite, la différence entre cette hauteur et celle d’un baromètre ordinaire observé simultanément, donne la pression dans l’enceinte. En fixant le tube sur une planchette marquée de divisions métriques, on lit facilement les hauteurs en question.
Le manomètre peut être fixé sur le conduit qui va de la trompe au récipient; il suffit pour cela de placer entre deux sections du tube de caoutchouc épais qui établit la communication, un tube à trois branches et, par un troisième tnbe de caoutchouc épais, de relier en v au manomètre, la branche restée libre.
T.a forme du manomètre précédent le rend peu mobile et peu stable. Le suivant (R, fig. 225) se déplace plus facilement. Le tube barométrique ouvert aux deux bouts, est recouvert d’un autre un peu plus large, fermé par le haut, formant cloche au-dessus du premier, et soudé sur celui-ci dans le voisinage de son orifice inférieur. Le second tube porte à une hauteur de 10 ou 12 centimètres, un ajutage latéral v qui communiquera avec l’enceinte. Le bas du système plonge dans du mercure garnissant un flacon large; enfin le tube double est maintenu dans le bouchon de ce dernier, qui reste d’ailleurs en com-
Fig. 2“25. — Manomètres.