USTENSILES ET PROCÉDÉS DIVERS
de la lime comme axe; non seulement on maintient ainsi les dispositions respectives du bouchon et de l’instrument, mais encore on donne à l’oriüce une forme exactement cylindrique. Si le trou n’a pas la direction voulue, on rétablit cette dernière en inclinant la lime. Il est indispensable d’agir doucement, surtout si le grain de la râpe est un peu fort; il faut éviter, en effet, d’arracher des fragments de liège trop volumineux qui laissent des trous, ou d’enlever sur un point de la surface du trou, une quantité de liège trop forte qui la déforme et met le bouchon hors d’usage. Une surface bien cylindrique et adoucie, ne s’obtient que par des actions peu énergiques, mais répétées longtemps, et en terminant avec une lime ronde à grain très fin. Ce procédé n’est bon que lorsqu’il y a, entre la grosseur de la percerette et celle du trou à percer, une ditïérence suffisante pour que la totalité du liège altéré par la chaleur puisse être enlevée ; on diminue d’ailleurs l’épaisseur du liège décomposé, en laissant la lige de fer en contact avec la matière organique pendant le temps le plus court possible.
La détérioration du liège par la chaleur fait souvent délaisseï* l’usage de la percerette ; on la remplace par une petite râpe ronde, très mince, avec laquelle on transperce le bouchon : l’opération exige alors un peu plus de force et par suite plus d’habitude pour donner au trou la direction voulue ; elle est d’autre part moins rapide et on peut toujours rectifier la position du bouchon par rapport à l’instrument. On élargit enfin l’ouverture avec des râpes de plus en plusgrosses. Si l’on se sert tout d’abord d’une râpe ronde, trop forte bien que pointue, et qu’on la pousse sans précaution, le liège déchiré se tasse sous ses dents et s’arrache plus ou moins (ortement.
479. Les pcrce-boiichons de M. Molir perinellent (ralleiiulre le inênic résultat dans de bonnes conditions, mais leur emploi exige une certaine habitude. On les trouve dans le commerce par séries de (5, de grosseurs croissantes et s’insérant les uns dans les autres. Chacun d’eux se compose d'un tube cylindrique, à bords aiguisés vers une extrémité et arrondis vers l’autre; dans le voisinage de cette dernière, deux trous pratiqués sur le prolongement d’un même diamètre, permettent d’introduire une tige mét.allique (]ui donne prise pour manœuvrer le tube. On appuie fortement le bout coupant sur une base du bouclion et, imprimant à l’appareil un mouvement de rotation, on le fait pénétrer suivant l’axe. On s’arrête lorsque le perce-bouchon a atteint le milieu du bouchon ; on retourne ce dernier après avoir enlevé l’instrnment, et on opère de même sur sa seconde base, de telle manière que les deux trous