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BOUCHONS DE LIÈGE

soient exactement sur le prolongement l’un de l’autre. C’est celte dernière condition qu’il est un peu délicat de réaliser, aussi transperce-t-on souvent le bouchon d’un seul coup, ce qui exige l’emploi d’une pression assez énergique. On termine au moyen d’une râpe ronde, comme il a été dit plus haut. En introduisant une lige raétalli(jue dans le perce-houchon, on en fait sortir le cylindre de liège qui a été détaché. Les perce-houclions sont construits d’ordinaire en laiton, mais des tubes d’acier donnent un meilleur tranchant; on les termine souvent à leur partie supérieure, par une plaque métallique que leur tête traverse et à laquelle elle se trouve soudée; cette plaque est destinée à recevoir la pression de la main et à former manche.

480. Lorsque plusieurs Irous doivent être pratiqués dans un même bouchon, il importe de leur donner des directions parallèles entre elles, et aussi de respecter l’intégrité des minces cloisons de liège qui les séparent. On les perce par les moyens précédents, l’opération étant seulement un peu plus délicate. 11 importe surtout de pratiquer convenablement tout d’abord, les trous étroits. Avec quelque soin et un peu de pratique, on atteint bien vite un résultat satisfaisant.

Dans aucun cas, on ne doit ménager sa peine pour façonner convenablement les bouchons et obtenir une fermeture exacte des appareils. C’est une erreur que font souvent les commençants, de mettre en fonctionnement des appareils imparfaitement bouchés; elle entraîne presque toujours la perte des opérations et parfois des accidents. Nous rappellerons donc de nouveau que les appareils doivent toujours être essayés (§ 397) avant d’être mis en usage.

481. ün augmente beaucoup la résistance des bouchons de liège à l’action destructrice des réactifs, en les imbibant d’un corps gras ou mieux encore de paraffine. Les bouchons graissés et les bouchons paraffinés ont été plongés pendant (juelque temps, après avoir été façonnés, dans un bain de suif ou de paraffine en fusion, et on les y a maintenus jusqu’à ce qu’ils aient pris la température du li([uidc ; quand on les a sortis ensuite, ils ont été égouttés avant leur refroidissement. Ainsi préparés, ils sont enduits et même pénétrés sur une certaine épaisseur, par la matière du bain; lorsque cette dernière est inattaquable par un réactif donné, elle soustrait le liège à l’action de ce dernier. Le liège trop largement poreux, devient imperméable quand on lui a fait subir cette opération.

482. Bouchons de caoutchouc. — L’industrie livre actuellement des bouchons de caoutchouc vulcanisé, de grosseurs diverses, pleins ou percés de ti ous, qui se prêtent bien à un montage rapide et exact des appareils. Bien qu’ils soient assez coûteux et qu’ils ne puissent facilement être modifiés dans

ustp:nsiles et procèdes divers.

leurs formes el ilimensions, ils sont fréquemment usités. On ne doit pas oublier rependaiit (ju’ils sont altérés par un assez grand nombre de produits ; le rhlore, le brome, l’iode et, en général, les substances qui attaquent ou dissolvent les carbures d’hydrogène, s’opposent à leur emploi; ils sont de môme désorganisés par une température relativemeut peu élevée, à laquelle résistent encore très bien les bouchons de liège.

On fait extemporanément des bouchons de caoutchouc très commodes pour lermer une ouverture dans laquelle pénètre un tube d’un diamètre légèrement |ilus faible, en détachant d’un tube de caoutchouc d’épaisseur convenable, un morceau de (luelques centimètres de longueur. De semblables anneaux plats servent également à augmenter la grosseur d’un bouchon; il suffit de les ap- [)li(pier à la surface de ce dernier.

Des bouchons pleins en caoutchouc, sont recommandables pour fermer les flacons destinés à contenir les li({ueurs acides et surtout alcalines qui attaquent le liège et provoquent l’adhérence des bouchons de verre (§ i7i); après désulfuration superficielle, ils conviennent très bien pour fermer les flacons renfermant les alcalis caustiques, la baryte, les carbonates alcalins, les hypochlorites, les sulfites, etc.

Pour eidever le soufre en excès qui provient de la vulcanisation et i-ecouvre le caoutchouc, on laisse séjourner (juehjue temps l’objet à désulfurer dans une solution diluée et tiède de potasse caustique. Une action trop prolongée du réactif doit être évitée; elle enlèverait au caoutchouc les projiriétés qu’il tient de la vulcanisation; on doit se borner à dissoudre le soufre en excès, lequel est susceptible de souiller les réactifs avec lesquels le bouchon doit être eu contact.

L’usage des bouchons de caoutchouc ne peut être recommandé aux commen- <;ants ; ceux-ci doivent s’exercer à monter convenablement les appareils avec des bouchons de liège, ces derniers étant ceux (jue leurs propriétés rendent d’un usage général.

483. Tubes de caoutchouc. — Le commcfce fom-nit des tubes de caoutchouc vulcanisé de foules grosseurs et épaisseurs; ces tubes possèdent une llexibililé et une élasticité qui les rendent [tropres à une foule d’usages, particulièrement à remplacer les tubes de verre, ainsi qu’à les réunir entre eux. Le prix élevé du caoutchouc porte les fabricants à incorporer dans sa masse des substances ittertes. Pour quelques applications, pour les tubes destinés à conduire le gaz de houille par exemple, cette addition, si elle ne dépassait pas certaines proportions, serait sans inconvénient et devrait présenter tout au moins l’avantage de diminuer le prix (les tubes; mais comme elle dépasse presque toujours la limite convenable et comme la présence des substances étrangères rend le caoutchouc sec et cassant, surtout après quelque temps d’immobilité, il est préférable d’user exclusivement des tubes de caout-

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