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TUBES DE CAOUTCHOUC

chouc pur, dits en feuille anglaise; si ces derniers sont, à poids égal, d’un prix un peu plus élevé, ils sont d’autre part beaucoup moins denses et conservent mieux leurs qualités.

Pour réunir l’iin à l’autre deux tubes de verre de même diamètre, on coupe avec des ciseaux, sur un tube de caoutcbouc un peu plus étroit, un moi ceau de 4 à 5 centimètres de longueur, dans lequel on introduit parles deux bouts, les tubes de verre à réunir; on alTronte exactement les orifices vers le milieu du tube de caoutchouc. Ce dernier étant distendu, s’applique exactement sur le verre et Ibrme un joint étanche. 11 est nécessaire que le caoutcbouc soit propre et bien dépouillé des matières pulvérulentes déposées à sa surface lors de la vulcanisation, ces matières écartant la membrane élastique du verre et livrant passage aux gaz; on nettoie donc avec soin le tube en le frottant sur luimôme dans un courant d’eau, ou en le lavant avec une solution alcaline (§ 48i), Une trace de glycérine facilite les frottements du caoutchouc sur le verre ; le contact des corps gras avec le caoutchouc doit au contraire être évité, parce qu’il entraîne l’altération rapide de la matière élastique. Ajoutons que les tubes de verre à réunir doivent être bordés à la lampe (§ 165), les arêtes vives coupant très rapidement le caoutchouc sur lequel on les frotte.

En appliquant exactement le caoutchouc sur chaque tube de verre par un lien en cordonnet de soie ou en fil de lin, on rend plus sûrement le joint étanche.

48i. Autrefois, on faisait extemporanément dans les laboratoires, les joints de caoutchouc nécessaires au montage des appareils. On se servait de feuille anglaise non vulcanisée. On coupait un morceau de cette feuille de la largeur nécessaire, on le chauffait de manière à le rendre bien souple, on l’enroulait sur les deux tubes à joindre, préalablement placés dans la position voulue, puis après avoir fait un tour entier, en tendant un peu la membrane, on coupait nettement cette dernière avec des ciseaux propres, de façon à avoir deux sections bien nettes que l’on appuyait fortement l’une contre l’autre, en évitant <l’a[)pliquer les doigts sur les surfaces à souder; une adhérence suffisante se produisait immédiatement. Un joint fait de cette manière, adhère mieux au verre qu’un tube vulcanisé et présente à ce point de vue certains avantages qui le font encore employer quelquefois. Ce joint peut d’ailleurs être préparé à l’avance et appliqué comme les joints en tube vulcanisé. Pour cela, on recouvre d’une feuille de papier, un tube de verre destiné à servir de moule, puis on opère sur lui comme il a été dit; l’interposition du papier permet de retirer facilement le joint terminé.

USTENSILES ET PHOCÉDÉS DIVEHS.

485. Les Uibes de caoulclioiic peuvent aussi former joint entre des tubes de verre ou des ajutages, tenus éloignés l’un de l’autre; leur flexibilité donne alors aux pièces de l’appareil une mobilité fort avantageuse. Toutefois, dans ce cas, la substance organique du tube ne se trouve pas protégée par le verre conlre l’action des gazon vapeurs qui le traversent. Un emploi très fréquent de cette disposition a pour objet la réunion des brûleurs à gaz aux canalisations qui les alimentent (§ 80).

Rappelons enfin que les tubes de caoulcbouc, malgré leur élasticité, peuvent encore servir de canalisations flexibles quand on opère sous des pressions inférieures ou supérieures à celles de ratmospbère. Les tubes de caoutchouc dits à vide, dont on fait usage dans le premier cas, doivent être très épais et percés d’un canal relativement étroit, sinon ils s’aj)latissent sous la pi-ession atmosphérique et la communication qu’ils servent à établir se trouve interrompue. Les mêmes tubes résistent à des pressions intérieures notables; toutefois, lorsqu’on atteint la limite relativement peu élevée de leur résistance, ils se gonflent au point le plus faible et se percent; il vaut mieux pour les pressions de quelque importance, faire usage de tubes dans la matière desquels on a noyé une épaisse bande de toile, enroulée en hélice.

486. Luts. — 11 arrive que dans un appareil producteur d’un g-az ou d’une vapeur, une fuite se manifeste en cours de fonctionnement. Il est souvent possil)le de sauver l’opération en aveuglant la fuite au moyen d’un lut. On désigne sous ce nom toute masse plastique, susceptible de garnir exactement l’orifice accidentel, et de conserver ou de prendre ensuite une solidité suffisante pour s’opposer au passage du gaz ou de la vapeur. Nous donnerons ici la composition de quelques-uns des luts les plus usités.

Le plâtre, le ciment de Portland, la gomme laque, la cire à cacheter, le mastic de vitrier, la terre ÿ/aese, etc., s’emploient comme pour leurs usages ordinaires. En gtâchant le plâtre avec de l’eau additionnée de 5 pour iOO de gomme arabique, il fait prise plus lentement. La farine de graine de tin mise en pâte avec un peu d’eau, constitue une masse adbésive, dont la consistance augmente sensiblement avec le temps. En formant une pâte homogène avec (h\ silicate de soude commercial, en solution sirupeuse, et du kaolin en poudre ou de la craie, ou mieux encore de l’amiante jiulvérisée, celle-ci durcit lentement et résiste à l’action des acides concentrés. Le ciment Sorel n’est autre chose que de l’oxychlorure de zinc; on l’obtient en formant une pâte avec du chlorure de zinc dissous (D=1 ,62) et de l’oxyde de zinc préalablement mélangé avec son volume de sable fin ; colle conqiosition devient rapidement très dure et résiste à beaucoup de réactifs. Le lut à. ta chaux s’obtient en mélangeant

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rapidement de la chaux éteinte et pulvérulente, avec du blanc d’œul'; il durcit rapidement. Le inasiic au plomb et le mastic au minium sont des mélanges d’huile de lin et de céruse ou de minium; ils durcissent par formation lente de savons de plomb et servent surtout à réunir les pièces métalli(jues. En fondant 4 parties de colophane, 1 partie de cire et 1 partie de colcothar, us(ju’à ce qu’il ne se fasse plus d’écume, puis laissant refroidir et mettant en bâtons la masse encore plasticiue, on prépare un mastic résineux, répandu dans les laboratoires de physique et convenant très bien pour joindre le verre avec les métaux.

Il n’est pas inutile d’ajouter que l’usage des luts, pour étancher tes fuites, est rendu à peu près inutile par un montage soigné des appareils (§ 480)

i87. Outils divers. — Quelques outils de menuisier et de serrurier, ainsi qu'un élan, une meule, unecleranglaise, un établi, le petit matériel nécessaire pour faire une soudure à l’étain, etc., sont fort utiles à Tentretien, à la modificalion et à la réparation des instruments et ustensiles, mais nous nous bornons à indiquer ici la nécessité de leur présence dans un laboratoire.

488. Notes. — L:i tenue d’un cabier ou registre de laboratoire ne saurait être trop recommandée; elle permet de conserver la trace, avec indication de dates, des expériences réalisées, et de profiter à tout moment des observations laites touchant les procédés dont on s’est servi, les modifications à y apporter, les accidents à éviter, etc. Un cahier d'analyses, sur lequel on relate les données et les résultats des analyses quantitatives (§ 21), avec renvois au cahier de laboratoire, complètent un ensemble de notes permettant de retrouver, môme très longtemps après, les indications relatives aux travaux effectués.

Au même ordre d’idées, se rattache la recommandation d’ap|)liquer soigneusement des étiquettes sur les vases contenant les pi’oduits obtenus.

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